Berlusconi, "la fin du règne du carnaval"

le 13 novembre 2011 à 10h01 , mis à jour le 13 novembre 2011 à 10h02

La presse italienne fait ses adieux dimanche en Une à Silvio Berlusconi, qualifiant de "journée historique" la démission samedi soir du chef du gouvernement italien, qui marque "la fin d'une époque".

Les Unes de toute l'Italie sont bien évidemment consacrées dimanche à Silvio Berlusconi. "Adieu à Berlusconi, la voie est libre pour Monti", titre le quotidien de  référence Il Corriere delle Sera. "L'adieu de Berlusconi, maintenant Monti",  entonne à l'unisson La Stampa de Turin, qui rappelle les "sifflets et insultes  de la foule" qui ont accompagné samedi soir la sortie de scène du Cavaliere. L'ex-commissaire Mario Monti, 68 ans, est donné favori pour succéder à  Berlusconi: le président de la République Giorgio Napolitano devrait lui  confier la mission de former un gouvernement dimanche soir. "Berlusconi s'en va, la foule en liesse", clame La Repubblica (gauche) qui  publie une photo montrant un Berlusconi aux traits tirés en train de téléphoner  dans sa voiture. "Des milliers de personnes l'ont conspué devant le Quirinal", le palais présidentiel où il a remis sa démission.

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Plus d'infos

 
Ce départ "marque le fin du règne du carnaval et le début du temps fort et  sombre du carême, illuminé par l'espérance de la Résurrection", observe,  inspiré, l'éditoraliste Curzio Maltese dans un article intitulé "La masque du  grand séducteur est tombé". "Berlusconi part, oui à Monti", annonce aussi le quotidien romain Il  Messaggero, qui propose un éditorial intitulé "L'adieu qui clôt une époque".  "La journée a été historique" avec des moments "destinés à rester dans la  mémoire des Italiens". "Se clôt ainsi une ère de 20 ans durant laquelle Berlusconi a représenté,  dans le bien et dans le mal, l'axe autour duquel s'est organisée toute la  politique nationale", observe le journal, qui publie une autre analyse  intitulée "Une triste sortie de scène".
 
"Aujourd'hui nous sommes tous plus libres"
 
"Berlusconi démissionne, oui conditionnel à Monti", titre prudemment le  quotidien économique Il Sole 24 Ore, qui s'attarde sur un "épilogue entre  hurlements et inconnues". "Un chapitre de l'Histoire d'Italie qui a duré presque 18 ans s'est clos", conclut l'éditorialiste maison, Stefano Folli. Plus polémique, le quotidien anti-berlusconien Il Fatto quotidiano affiche  un titre provocateur en pleine page: "Aujourd'hui nous sommes tous plus libres". "Le 12 novembre à 21h43, Berlusconi démissionne. La foule entoure les palais du pouvoir et fête dans les rues. Ainsi finit un cauchemar qui a duré 17  ans", résume-t-il.
 
Outre le départ de Berlusconi, la presse transalpine met aussi l'accent sur  les difficultés qui attendent Mario Monti: "La route est accidentée et pour la parcourir il ne faut pas faire d'erreur", met en garde Il Corriere. "Les dirigeants du PDL (Peuple de la Liberté, le parti de Berlusconi) sont  partagés entre ceux qui s'opposent à la candidature de Monti et ceux qui  l'acceptent comme la seule issue possible", note La Repubblica. Encore plus pessimiste et mordant, Il Giornale, le journal de la famille  Berlusconi, annonce en Une: "Monti, le précaire". "Berlusconi ne lui barre pas  la route, mais le parti (PDL) est divisé", observe-t-il.

le 13 novembre 2011 à 10:01
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5 Commentaires

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  • lasbadias28, le 14/11/2011 à 08h26

    Je ne sais pas si votre message s adresse a Moi , mais je suis parfaitement d accord avec vous aussi bien sur l italie que sur la france, mais notre chere presse ne tire pas sur Papandreoux . merci de m avoir lu bonne journee

  • 566456, le 14/11/2011 à 05h42

    Silvio Berlusconi n'à absolument pas mané l'Italie à la faillitte, renseignez vous et vous verrez que les comptes de l'Italie sont bien mieux équilibrés que ceux de la France. Mais il à payé un héritage de gauche, veritable boulet indéboulonnable, une dette qui par ses seuls intérêt empèche tout équilibre final. Nous sommes dans le même scénario, N.Sarkozy n'a rien pu faire non plus puisque le lendemain même de son élection la presse et la gauche tiraient déjà sur lui avec le soutien du bon peuple.

  • lasbadias28, le 14/11/2011 à 01h55

    C est surprenant que la presse en generale ne parlent que du depart de ce Berusconi qui aurait mene L ITALIE a la faillite . et , jamais de ce brave socialiste Papandreoux qui a mene la Grece ou elle en n est. //??

  • look165, le 13/11/2011 à 19h30

    Il fut un temps pas si éloigné où le Général de Gaulle qui faisait office de "Premier Ministre" en même temps que Président de la République, avait dit : "Après moi, le chaos". Après lui, la France vit encore, mais c'est bel et bien le chaos.

  • kikigigi44, le 13/11/2011 à 18h28

    Et bientôt.... la fin du règne bling bling !!!!

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