Les Unes de toute l'Italie sont bien évidemment consacrées dimanche à Silvio Berlusconi. "Adieu à Berlusconi, la voie est libre pour Monti", titre le quotidien de référence Il Corriere delle Sera. "L'adieu de Berlusconi, maintenant Monti", entonne à l'unisson La Stampa de Turin, qui rappelle les "sifflets et insultes de la foule" qui ont accompagné samedi soir la sortie de scène du Cavaliere. L'ex-commissaire Mario Monti, 68 ans, est donné favori pour succéder à Berlusconi: le président de la République Giorgio Napolitano devrait lui confier la mission de former un gouvernement dimanche soir. "Berlusconi s'en va, la foule en liesse", clame La Repubblica (gauche) qui publie une photo montrant un Berlusconi aux traits tirés en train de téléphoner dans sa voiture. "Des milliers de personnes l'ont conspué devant le Quirinal", le palais présidentiel où il a remis sa démission.
Procès Mills : faits prescrits, Berlusconi échappe à la condamnation
Le tribunal de Milan a déclaré, samedi, que le délit de corruption dont été accusé l'ancien chef du gouvernement italien était prescrit. Faits reprochés au Cavaliere? L'"achat" de faux témoignages de son ancien avocat David Mills dans deux procédures datant des années 90.
Publié le 25/02/2012
Monti demande du temps aux marchés et des "sacrifices" aux Italiens
Le futur président du Conseil italien a réclamé un peu de temps aux marchés pour former son équipe et mettre en oeuvre un programme, qui contiendra "des sacrifices", afin de récupérer la crédibilité perdue dans les derniers mois du gouvernement Berlusconi.
Publié le 14/11/2011
Nomination de Mario Monti : les Bourses pas convaincues
Les Bourses étaient lundi matin dans le vert, au lendemain de la nomination de l'ex-commissaire européen comme président du Conseil italien.... avant de rebasculer dans le rouge à la clôture.
Publié le 14/11/2011
Italie : Mario Monti chargé de former un nouveau gouvernement
L'ex-commissaire européen Mario Monti a été chargé dimanche soir de former un nouveau gouvernement pour succéder à celui de Silvio Berlusconi par le président de la République Giorgio Napolitano.
Publié le 13/11/2011
Berlusconi premier ministre pour encore quelques heures
Les députés italiens se prononcent ce samedi sur la loi de stabilité financière dont l'adoption devrait marquer la fin de la présence de Silvio Berlusconi à la tête du gouvernement. Il a rencontré son probable successeur, Mario Monti.
Publié le 12/11/2011
Italie : quelle(s) suite(s) pour l'après-Berlusconi ?
Même avec la démission annoncée de Silvio Berlusconi après le vote des réformes budgétaires demandées par l'UE, l'Italie est loin d'avoir réglé tous ses problèmes. Premier chantier : garantir rapidement une stabilité politique pour rassurer les marchés financiers, à l'origine de la chute du Premier ministre.
Publié le 09/11/2011
Berlusconi prépare sa retraite politique... et sa succession
Le chef du gouvernement italien, dont la démission prochaine a été annoncée mardi, déclare qu'il ne se représentera pas en cas d'élections anticipées. Un temps rassurés par l'annonce de sa prochaine démission, les marchés sont pourtant en forte baisse, craignant une instabilité politique.
Publié le 09/11/2011
Un dernier vote du budget et c'est fini pour Berlusconi
Silvio Berlusconi a confirmé mardi soir qu'il démissionnerait de son poste de président du Conseil italien une fois le nouveau budget voté au Parlement. Ce vote devrait intervenir d'ici au 18 novembre.
Publié le 08/11/2011
Une victoire à la pyrrhus pour Berlusconi ?
Après la défection de plusieurs députés de son camp, le Premier ministre italien n'a obtenu mardi qu'une majorité relative lors du vote sur les comptes publics. La gauche, qui s'est abstenue, pourrait déposer une motion de censure si le "Cavaliere" décide de rester en poste.
Publié le 08/11/2011
Ce départ "marque le fin du règne du carnaval et le début du temps fort et sombre du carême, illuminé par l'espérance de la Résurrection", observe, inspiré, l'éditoraliste Curzio Maltese dans un article intitulé "La masque du grand séducteur est tombé". "Berlusconi part, oui à Monti", annonce aussi le quotidien romain Il Messaggero, qui propose un éditorial intitulé "L'adieu qui clôt une époque". "La journée a été historique" avec des moments "destinés à rester dans la mémoire des Italiens". "Se clôt ainsi une ère de 20 ans durant laquelle Berlusconi a représenté, dans le bien et dans le mal, l'axe autour duquel s'est organisée toute la politique nationale", observe le journal, qui publie une autre analyse intitulée "Une triste sortie de scène".
"Aujourd'hui nous sommes tous plus libres"
"Berlusconi démissionne, oui conditionnel à Monti", titre prudemment le quotidien économique Il Sole 24 Ore, qui s'attarde sur un "épilogue entre hurlements et inconnues". "Un chapitre de l'Histoire d'Italie qui a duré presque 18 ans s'est clos", conclut l'éditorialiste maison, Stefano Folli. Plus polémique, le quotidien anti-berlusconien Il Fatto quotidiano affiche un titre provocateur en pleine page: "Aujourd'hui nous sommes tous plus libres". "Le 12 novembre à 21h43, Berlusconi démissionne. La foule entoure les palais du pouvoir et fête dans les rues. Ainsi finit un cauchemar qui a duré 17 ans", résume-t-il.
Outre le départ de Berlusconi, la presse transalpine met aussi l'accent sur les difficultés qui attendent Mario Monti: "La route est accidentée et pour la parcourir il ne faut pas faire d'erreur", met en garde Il Corriere. "Les dirigeants du PDL (Peuple de la Liberté, le parti de Berlusconi) sont partagés entre ceux qui s'opposent à la candidature de Monti et ceux qui l'acceptent comme la seule issue possible", note La Repubblica. Encore plus pessimiste et mordant, Il Giornale, le journal de la famille Berlusconi, annonce en Une: "Monti, le précaire". "Berlusconi ne lui barre pas la route, mais le parti (PDL) est divisé", observe-t-il.
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