"Berlusconi n'a plus de légitimité"

Par , le 08 novembre 2011 à 18h12 , mis à jour le 08 novembre 2011 à 18h44

DECRYPTAGE - Le Premier ministre italien a perdu la majorité absolue mardi lors du vote sur les comptes publics. Fabio Liberti, spécialiste de la vie politique italienne, estime sur TF1 News qu'il n'a aucune chance de survivre à une motion de défiance dans les jours qui viennent s'il ne démissionne pas.

Silvio Berlusconi, le 26 mai 2011Silvio Berlusconi, le 26 mai 2011 © Abacapress.com

Fabio Liberti est directeur de recherches à l'Institut des relations internationales et stratégiques.

  • Berlusconi premier ministre pour encore quelques heures

    Les députés italiens se prononcent ce samedi sur la loi de stabilité financière dont l'adoption devrait marquer la fin de la présence de Silvio Berlusconi à la tête du gouvernement. Il a rencontré son probable successeur, Mario Monti.

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  • Le "bon" conseil de Merkel à l'Italie

    Alors que les modalités de la succession de Silvio Berlusconi sont encore floues, la chancelière allemande joue au professeur en demandant "que la question du gouvernement soit clarifiée". Sous-entendu : dépêchez-vous de nommer rapidement un Premier ministre apprécié en Europe...

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  • Après Berlusconi, qui sera victime des "bulldozers des marchés" ?

    REVUE DE PRESSE - La crise financière menace-t-elle la démocratie ? C'est la question posée par divers journaux après la démission annoncée de Berlusconi, emporté, non par la volonté du peuple italien, mais par celle des marchés. Libération prévient : "Nul n'est plus à l'abri".

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  • Italie : quelle(s) suite(s) pour l'après-Berlusconi ?

    Même avec la démission annoncée de Silvio Berlusconi après le vote des réformes budgétaires demandées par l'UE, l'Italie est loin d'avoir réglé tous ses problèmes. Premier chantier : garantir rapidement une stabilité politique pour rassurer les marchés financiers, à l'origine de la chute du Premier ministre.

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  • Berlusconi prépare sa retraite politique... et sa succession

    Le chef du gouvernement italien, dont la démission prochaine a été annoncée mardi, déclare qu'il ne se représentera pas en cas d'élections anticipées. Un temps rassurés par l'annonce de sa prochaine démission, les marchés sont pourtant en forte baisse, craignant une instabilité politique.

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  • Un dernier vote du budget et c'est fini pour Berlusconi

    Silvio Berlusconi a confirmé mardi soir qu'il démissionnerait de son poste de président du Conseil italien une fois le nouveau budget voté au Parlement. Ce vote devrait intervenir d'ici au 18 novembre.

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  • Le président italien annonce que Berlusconi va démissionner

    De plus en plus seul et fragilisé, le chef du gouvernement italien démissionnera juste après l'adoption par le parlement des réformes promises à l'UE pour éviter la contagion de la crise de l'euro, a annoncé mardi la présidence de la République.

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  • Une victoire à la pyrrhus pour Berlusconi ?

    Après la défection de plusieurs députés de son camp, le Premier ministre italien n'a obtenu mardi qu'une majorité relative lors du vote sur les comptes publics. La gauche, qui s'est abstenue, pourrait déposer une motion de censure si le "Cavaliere" décide de rester en poste.

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  • Berlusconi lâché de toutes parts

    Alors que 5 députés de son parti ont annoncé mardi matin qu'ils ne participeraient pas au vote de confiance dans l'après-midi sur les finances publiques de l'Italie, Umberto Bossi, le principal allié du Premier ministre italien, demande carrément sa démission.

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  • L'Italie sous étroite surveillance

    Silvio Berlusconi peine à faire adopter ses mesures anti-crise par son gouvernement. Le pays a demandé à être surveillé par le FMI et la commission européenne. Silvio Berlusconi a indiqué avoir reçu et refusé une proposition d'aide financière du FMI, "pas nécessaire".

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  • L'Italie adopte des nouvelles mesures pour rassurer la zone euro

    Au lendemain du "séisme grec", Silvio Berlusconi, en proie à une situation politique très tendue et à des investisseurs sceptiques, a adopté mercredi soir de nouvelles mesures anti-crise. Objectif : mettre l'Italie, lourdement endettée, à l'abri de la crise avant le G20.

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  • Berlusconi sera-t-il encore Premier ministre mardi soir ?

    Le Premier ministre italien subira mardi un nouveau vote test, cette fois sur les finances publiques. Plusieurs de ses députés ayant fait défection, il aura plus de mal que d'habitude pour décrocher la majorité. Lundi, des rumeurs de démission ont influencé la Bourse de Milan.

    Publié le 07/11/2011 Berlusconi sera-t-il encore Premier ministre mardi soir ?
  • La survie politique de Berlusconi ne tient qu'à un fil

    En Italie, Silvio Berlusconi dément les rumeurs de démission. Pourtant, le Président du Conseil n'aurait plus la majorité absolue à la Chambre. Mardi, la Chambre se prononcera sur le bilan 2010.

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Plus d'infos

TF1 News : Après l'adoption du vote des comptes publics où il a été néanmoins mis en minorité, Silvio Berlusconi peut-il rester en place ?
Fabio Liberti :
Il faut bien comprendre que l'opposition aurait pu voter contre le texte présenté par Berlusconi. Dans ce cas, il aurait été rejeté puisque le Premier ministre n'a pas obtenu la majorité absolue. Simplement, la gauche n'a pas voulu paralyser le fonctionnement de l'Etat italien. Cela aurait été le cas si les comptes publics n'avaient pas été validés.

Formellement, Berlusconi n'est pas obligé de démissionner. Mais même ses plus proches alliés lui demandent de le faire et lui-même se rend compte de sa situation.  Mis en minorité, il n'a plus de légitimité politique pour gouverner. S'il ne présente pas sa démission, il peut poser la question de confiance dès mercredi. Ou bien l'opposition peut déposer une motion de défiance. A l'issue du vote, s'il perd, il sera alors contraint de démissionner. S'il gagne, il restera en place.

TF1 News : Mardi, Berlusconi a été mis en minorité en raison de l'abstention de députés de son propre camp lors d'un scrutin n'engageant pas la survie immédiate du gouvernement. Peuvent-ils changer d'avis en cas de motion de défiance ou de vote de confiance ?
F.B. :
Je n'y crois pas. Certes, il peut promettre par exemple des postes ministériels pour en convaincre quelques-uns de le soutenir à nouveau. Mais il a déjà agi ainsi en 2010. La tactique est donc connue.

Surtout, dans les faits, Berlusconi s'est engagé à mettre en place les réformes impopulaires demandées par l'UE et le FMI pour assainir la situation financière du pays. C'est à ce moment que sont apparues les demandes de démission. Les députés de la majorité se rendent compte que l'ère Berlusconi touche à sa fin et qu'ils seront emportés dans sa chute s'ils le soutiennent encore.

TF1 News : Quelle est la suite des événements selon la Constitution italienne ?
F.B. :
Si Berlusconi démissionne ou est renversé, le président Giorgio Napolitano mènera des consultations pour s'assurer qu'il n'existe pas de majorité pour former un nouveau gouvernement, avec Berlusconi ou un autre à sa tête. Cette étape se fait calculette à la main pour compter les soutiens de chacun. A l'arrivée, soit une majorité de droite ou d'union nationale se dégage, soit Giorgio Napolitano, qui est un simple "notaire", convoquera des législatives anticipées.

exergue "Le pays ne peut se permettre trois mois d'inactivité avant des législatives anticipées"

TF1 News : Selon vous, quel est le scénario le plus probable ?
F.B. :
Il est urgent de mettre en place les réformes budgétaires. Or le pays ne peut encore se permettre trois mois d'inactivité politique avant des élections anticipées. Il est donc fort probable qu'un gouvernement d'union, englobant au moins le Peuple des Libertés (ndlr : le parti de Berlusconi) et les centristes de l'UDC, se dégage. Pour les députés de droite, cela aurait aussi l'avantage de gagner du temps avant de revenir devant les électeurs (ndlr : la fin de la législature est prévue théoriquement en 2013). Si Berlusconi démissionne rapidement, la nouvelle équipe pourrait être mise en place dès la semaine prochaine.

TF1 News : Qui pourrait diriger ce gouvernement ?
F.B. :
Il y a plusieurs hypothèses. Celle qui me paraît la plus intéressante concerne l'économiste Mario Monti. Ancien commissaire européen à la Concurrence, il connaît bien l'UE et est respecté à l'international.  C'est un technicien, comme l'est Lucas Papademos, pressenti pour diriger le prochain gouvernement grec. 

Par Fabrice Aubert le 08 novembre 2011 à 18:12
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1 Commentaires

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  • ruku, le 08/11/2011 à 19h31

    C'est la comedia l'ell arte

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