Berlusconi part "fier de son action", le président italien consulte

le 13 novembre 2011 à 08h33 , mis à jour le 13 novembre 2011 à 18h09

Silvio Berlusconi a démissionné samedi soir de son poste de chef du gouvernement. Le président italien va passer la journée de dimanche à consulter la classe politique avant de lui nommer un successeur.

Le 12 novembre 2011 restera sans doute dans les mémoires comme le dernier jour de l'ère Berlusconi. Récit de la chute du Cavaliere et le jour d'après. 

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    L'ex-chef du gouvernement italien s'est présenté pour la première fois vendredi à Milan à une audience du procès Rubygate. Il a nié avoir organisé des soirées dépeintes comme orgiaques avec des prostituées.

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  • Procès Mills : faits prescrits, Berlusconi échappe à la condamnation

    Le tribunal de Milan a déclaré, samedi, que le délit de corruption dont été accusé l'ancien chef du gouvernement italien était prescrit. Faits reprochés au Cavaliere? L'"achat" de faux témoignages de son ancien avocat David Mills dans deux procédures datant des années 90.

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  • "Rigueur", "croissance" et "équité": la devise de Monti pour l'Italie

    Présentant son programme, le nouveau chef du gouvernement italien Mario Monti a promis jeudi devant le Sénat de réduire la dette colossale du pays, rassurer les marchés et sortir l'Italie de la crise. Dans la soirée, le Sénat a voté la confiance à l'ancien commissaire européen.

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  • Italie : le docteur Monti dévoile sa cure d'austérité

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  • Un gouvernement "Full Monti" en Italie

    Mario Monti, le Premier ministre, qui a présenté son équipe mercredi, s'est aussi attribué l'Economie. Pour probablement rassurer les marchés, le patron de la 2e banque du pays est quant à lui nommé au Développement économique.

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  • Monti demande du temps aux marchés et des "sacrifices" aux Italiens

    Le futur président du Conseil italien a réclamé un peu de temps aux marchés pour former son équipe et mettre en oeuvre un programme, qui contiendra "des sacrifices", afin de récupérer la crédibilité perdue dans les derniers mois du gouvernement Berlusconi.

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  • Nomination de Mario Monti : les Bourses pas convaincues

    Les Bourses étaient lundi matin dans le vert, au lendemain de la nomination de l'ex-commissaire européen comme président du Conseil italien.... avant de rebasculer dans le rouge à la clôture.

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  • Italie : Mario Monti chargé de former un nouveau gouvernement

    L'ex-commissaire européen Mario Monti a été chargé dimanche soir de former un nouveau gouvernement pour succéder à celui de Silvio Berlusconi par le président de la République Giorgio Napolitano.

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  • Berlusconi premier ministre pour encore quelques heures

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  • Italie : quelle(s) suite(s) pour l'après-Berlusconi ?

    Même avec la démission annoncée de Silvio Berlusconi après le vote des réformes budgétaires demandées par l'UE, l'Italie est loin d'avoir réglé tous ses problèmes. Premier chantier : garantir rapidement une stabilité politique pour rassurer les marchés financiers, à l'origine de la chute du Premier ministre.

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  • Berlusconi prépare sa retraite politique... et sa succession

    Le chef du gouvernement italien, dont la démission prochaine a été annoncée mardi, déclare qu'il ne se représentera pas en cas d'élections anticipées. Un temps rassurés par l'annonce de sa prochaine démission, les marchés sont pourtant en forte baisse, craignant une instabilité politique.

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  • Un dernier vote du budget et c'est fini pour Berlusconi

    Silvio Berlusconi a confirmé mardi soir qu'il démissionnerait de son poste de président du Conseil italien une fois le nouveau budget voté au Parlement. Ce vote devrait intervenir d'ici au 18 novembre.

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  • Une victoire à la pyrrhus pour Berlusconi ?

    Après la défection de plusieurs députés de son camp, le Premier ministre italien n'a obtenu mardi qu'une majorité relative lors du vote sur les comptes publics. La gauche, qui s'est abstenue, pourrait déposer une motion de censure si le "Cavaliere" décide de rester en poste.

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  • Berlusconi n'a pas dit son dernier mot

    Silvio Berlusconi ne semble pas vouloir jeter l'éponge. Même s'il a démissionné samedi sous les huées, l'ancien président du Conseil a rappelé que son parti avait la majorité au Sénat et à la Chambre et qu'il ne comptait pas abandonner la politique italienne.

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Plus d'infos

12h52. Silvio Berlusconi s'est déclaré "fier" de son action pendant la crise économique, au lendemain de sa démission du poste de président du Conseil. "Je suis fier de ce que nous avons réussi à faire au cours de ces trois ans et demi, marqués par une crise internationale sans précédent dans l'histoire", écrit-il dans une missive au secrétaire national de La Droite, petit parti qui tient actuellement son congrès à Turin. "Je partage vos convictions et j'espère que nous reprendrons ensemble le chemin du gouvernement", ajoute-t-il.

Le Cavaliere explique avoir perdu la majorité absolue au Parlement mardi car "à la fin a prévalu au Parlement la logique des petits chantages et des transfuges qui sont le vieux vice de la politique italienne". Il s'en prend au président de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, son ex-allié passé à l'opposition il y a un an, dont "la fronde" a été  "le péché originel" qui a miné le parcours de la législature, estime-t-il. Une fois encore, Berlusconi défend son bilan en affirmant que l'Italie "donne déjà énormément en termes de rigueur économique et qu'elle a accepté avec un grand sens des responsabilités des sacrifices imposés par les plans d'austérité adoptés en juillet et en août".

"Un pays qui, en ajoutant à la dette publique l'épargne privée, se situe en termes de solidité à la seconde place en Europe, immédiatement derrière l'Allemagne" et compte un taux de chômage "inférieur de deux points à la moyenne européenne", ajoute-t-il. Etranglée par une dette abyssale (1.900 milliards d'euros, 120% du PIB), l'Italie a été placée sous surveillance du Fonds monétaire international, de l'Union européenne et de la Banque centrale européenne.

12h25. Bruno Le Maire a salué les "bonnes nouvelles" que constituent selon lui les changements de dirigeants en Italie et en Grèce. "Nous voyons qu'il y a une perspective de sortir de la crise dans laquelle nous nous trouvons, qu'il y a des décisions qui sont prises et qu'il y a cette solidarité européenne qui fonctionne à plein", a dit le ministre de l'Agriculture lors du Grand Rendez-Vous Europe 1/i>Télé/LeParisien.

8h27. Le président de la République italienne Giorgio Napolitano a entamé dimanche des consultations politiques pour désigner le successeur de Berlusconi à la tête du gouvernement, qui devrait sauf surprise échoir à l'ex-commissaire européen  Mario Monti. Il devait rencontrer les 19 formations politiques italiennes. Ces entretiens lui sont imposés  par la Constitution avant de pouvoir charger la personne de son choix de former un gouvernement. Le président du Sénat Renato Schifani a ouvert le bal, suivi du président de la Chambre des députés Gianfranco Fini. Tous deux n'ont fait aucun commentaire à l'issue de leur entretien avec le chef de l'Etat. Ont ensuite ét" reçus les délégations  des différents groupes parlementaires et les anciens présidents de la République. Avant-dernier mouvement reçu par Giorgio Napolitano, le Parti démocrate (PD, gauche, principal parti d'opposition) a demandé par la voix de son secrétaire Pierluigi Bersani que le gouvernement "soit totalement nouveau, à forte composante technique, et mette l'Italie en condition d'affronter l'urgence". L'annonce de la nomination devait intervenir  dimanche dans la soirée voire lundi. Mais les jeux semblent déjà faits : Mario Monti, 68 ans, désigné mercredi  sénateur à vie et reçu samedi à déjeuner pendant deux longues heures par le Cavaliere, est quasiment assuré d'être adoubé par Giorgio Napolitano. A l'exception des populistes de la Ligue du Nord et d'irréductibles du  parti de Silvio Berlusconi refusant de participer à un gouvernement ouvert à la  gauche, tous les partis affichent leur soutien à un gouvernement chargé de prendre les mesures nécessaires pour éviter à l'Italie l'asphyxie financière.

samedi 22h15. Le PDL soutiendra sous condition un gouvernement Monti
Le parti de Silvio Berlusconi, le Peuple de la liberté (PDL), a accepté de soutenir un nouveau gouvernement dirigé par Mario Monti à condition qu'il s'en tienne à l'application des réformes décidées avec l'Union européenne, a déclaré samedi un député.  "Nous avons donné au premier ministre Berlusconi un mandat pour procéder à des consultations afin de voir que le programme est celui convenu avec l'Union européenne, pour s'assurer que le gouvernement n'est pas politique et par dessus-tout pour vérifier le calendrier du nouveau gouvernement", a expliqué Mario Baccini à des journalistes.  Le PDL est divisé entre plusieurs courants, les uns prônant le soutien au nouveau gouvernement, les autres plaidant pour des élections législatives anticipées.
 

21h49. Berlusconi démissionne officiellement

Silvio Berlusconi a démissionné samedi de son poste de chef du gouvernement, a annoncé la présidence de la République. Une nouvelle accueillie par un tonnerre d'applaudissements à Rome. Le Cavaliere a aussitôt quitté les lieux, contraint d'emprunter une sortie dérobée alors que des milliers de manifestants applaudissaient et faisaient sonner des cornes, en brandissant des drapeaux devant l'entrée principale du palais.

20h45. Berlusconi arrive au Quirinal sous les huées pour présenter sa démission
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi est arrivé samedi soir sous les huées au palais du Quirinal pour présenter sa démission au président Giorgio Napolitano, dont la résidence était entourée d'une foule dense prête à fêter le départ du Cavaliere. Alors qu'il quittait sa résidence privée, des manifestants avaient déjà salué son passage en voiture aux cris de "Bouffon! Bouffon!", "Honte!" et "C'est fini!". Le président Napolitano, sauf surprise, devrait confier la formation d'un nouveau gouvernement à l'ex-commissaire européen Mario Monti.
 
20h17. "Cela me fait beaucoup de peine"
Silvio Berlusconi s'est dit profondément peiné par les huées qui ont salué son apparition publique avant de regagner son domicile romain à l'issue de son dernier conseil des ministres, a indiqué l'agence Ansa. "C'est quelque chose qui me fait beaucoup de peine", a confié le Cavaliere à quelques dirigeants de son parti réunis à son domicile personnel avant de se rendre au palais du Quirinal.


19h51. Silvio Berlusconi confirme sa démission, remercie ses ministres
Au cours d'un dernier conseil des ministres, Silvio Berlusconi confirme sa démission. Il Cavaliere remercie ses "collègues de gouvernement" et adresse un remerciement particulier au sous-secrétaire à la présidence du Conseil Gianni Letta au cours d'une réunion d'une durée de 35 minutes.  

"Bye Bye Silvio"

Une foule s'est rassemblée samedi en fin d'après-midi dans le centre de Rome pour célébrer le départ annoncé du président du Conseil. "Nous attendons la fin de l'ère Berlusconi, nous espérons que ce sera la fin", a expliqué une Romaine, Angela Lanza. Aux cris de "Va t'en" ou "Démission", plusieurs centaines de curieux et d'opposants ont commencé à se regrouper vers 16h devant le palais Chigi, siège du gouvernement, et sur la via del Corso, qui mène au palais présidentiel du Quirinal et qui a été fermée à la circulation. Parmi la foule, des militants du "Peuple violet", un mouvement anti-Berlusconi né sur internet, sont venus dire "Bye Bye Silvio", comme l'a annoncé l'un des animateurs du groupe sur les réseaux sociaux. Des messages circulant sur Facebook ont appelé les Italiens à fêter dans la rue la démission du "Cavaliere" ou à suspendre des bannières tricolores aux balcons.

17h45. Les députés adoptent des mesures économiques
Les députés italiens adoptent définitivement le train de mesures promises à l'Union européenne pour réduire la dette et relancer la croissance, ouvrant la voie à la démission annoncée du chef du gouvernement.

le 13 novembre 2011 à 08:33
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3 Commentaires

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  • barba-papa, le 13/11/2011 à 19h31

    Salute commandatore, les italiens ne te meritaient pas !

  • viny911, le 13/11/2011 à 11h29

    Ils quittent le navire avant le grand naufrage!!! quelle belle leçon de courage!!!

  • Chris 27, le 13/11/2011 à 10h49

    Enfin !

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