Page Facebook de Silvio Berlusconi, le 7/11/11, où il dément des rumeurs sur sa démission © DRDepuis dimanche, Silvio Berlusconi est à la recherche de voix. En l'occurrence celles de députés de sa majorité qui ont fait dissidence ou sont sur le point de le faire. Le tout à quelques heures d'un nouveau vote capital prévu mardi sur les comptes publics. Certes, plusieurs fois depuis le début de la législature en 2008, le Premier ministre italien s'est retrouvé sur la brèche avant un tel scrutin où sa crédibilité et sa confiance sont en jeu. Mais jamais il n'a semblé autant menacé.
Après Berlusconi, qui sera victime des "bulldozers des marchés" ?
REVUE DE PRESSE - La crise financière menace-t-elle la démocratie ? C'est la question posée par divers journaux après la démission annoncée de Berlusconi, emporté, non par la volonté du peuple italien, mais par celle des marchés. Libération prévient : "Nul n'est plus à l'abri".
Publié le 10/11/2011
Berlusconi prépare sa retraite politique... et sa succession
Le chef du gouvernement italien, dont la démission prochaine a été annoncée mardi, déclare qu'il ne se représentera pas en cas d'élections anticipées. Un temps rassurés par l'annonce de sa prochaine démission, les marchés sont pourtant en forte baisse, craignant une instabilité politique.
Publié le 09/11/2011
Un dernier vote du budget et c'est fini pour Berlusconi
Silvio Berlusconi a confirmé mardi soir qu'il démissionnerait de son poste de président du Conseil italien une fois le nouveau budget voté au Parlement. Ce vote devrait intervenir d'ici au 18 novembre.
Publié le 08/11/2011
Le président italien annonce que Berlusconi va démissionner
De plus en plus seul et fragilisé, le chef du gouvernement italien démissionnera juste après l'adoption par le parlement des réformes promises à l'UE pour éviter la contagion de la crise de l'euro, a annoncé mardi la présidence de la République.
Publié le 08/11/2011
"Berlusconi n'a plus de légitimité"
DECRYPTAGE - Le Premier ministre italien a perdu la majorité absolue mardi lors du vote sur les comptes publics. Fabio Liberti, spécialiste de la vie politique italienne, estime sur TF1 News qu'il n'a aucune chance de survivre à une motion de défiance dans les jours qui viennent s'il ne démissionne pas.
Publié le 08/11/2011
Une victoire à la pyrrhus pour Berlusconi ?
Après la défection de plusieurs députés de son camp, le Premier ministre italien n'a obtenu mardi qu'une majorité relative lors du vote sur les comptes publics. La gauche, qui s'est abstenue, pourrait déposer une motion de censure si le "Cavaliere" décide de rester en poste.
Publié le 08/11/2011
Berlusconi lâché de toutes parts
Alors que 5 députés de son parti ont annoncé mardi matin qu'ils ne participeraient pas au vote de confiance dans l'après-midi sur les finances publiques de l'Italie, Umberto Bossi, le principal allié du Premier ministre italien, demande carrément sa démission.
Publié le 08/11/2011
L'Italie sous étroite surveillance
Silvio Berlusconi peine à faire adopter ses mesures anti-crise par son gouvernement. Le pays a demandé à être surveillé par le FMI et la commission européenne. Silvio Berlusconi a indiqué avoir reçu et refusé une proposition d'aide financière du FMI, "pas nécessaire".
Publié le 04/11/2011
L'Italie adopte des nouvelles mesures pour rassurer la zone euro
Au lendemain du "séisme grec", Silvio Berlusconi, en proie à une situation politique très tendue et à des investisseurs sceptiques, a adopté mercredi soir de nouvelles mesures anti-crise. Objectif : mettre l'Italie, lourdement endettée, à l'abri de la crise avant le G20.
Publié le 02/11/2011
La survie politique de Berlusconi ne tient qu'à un fil
En Italie, Silvio Berlusconi dément les rumeurs de démission. Pourtant, le Président du Conseil n'aurait plus la majorité absolue à la Chambre. Mardi, la Chambre se prononcera sur le bilan 2010.
Publié le 08/11/2011
Après le G20, où le déficit de l'Italie a été pointé du doigt (la Commission européenne en a remis une couche lundi après-midi) et après une manifestation monstre de l'opposition à Rome samedi, "Il Cavaliere" doit en effet faire face à la contestation dans ses propres troupes. Trois députés de son parti, le Peuple des Libertés (PDL), ont déjà rallié l'opposition centriste et une vingtaine d'autres pourraient les suivre, ou du moins ne pas voter en sa faveur. Si c'est le cas, Silvio Berlusconi n'aurait pas les 316 voix nécessaires à la majorité absolue. Pour éviter un tel camouflet, certains ont affirmé lundi matin que le locataire du palais Chigi allait démissionner avant le vote. La rumeur, bizarrement lancée par deux patrons de journaux classés à droite, a été démentie une heure plus tard par le Premier ministre lui-même sur sa page Facebook.
La Bourse de Milan bondit au moment de la rumeur
Mais, après avoir fait le tour du web, elle est entre-temps arrivée à la Bourse de Milan. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les marchés ne semblent pas porter Silvio Berlusconi dans leur portefeuille. Après avoir lâché plus de 2% en début de séance, le MIB 30, l'indice phare de la place lombarde, a ainsi brusquement inversé la tendance à la mi-journée au plus fort de la rumeur, prenant près de 3%. Après le démenti, il est retombé, tout en restant positif. Les autres Bourses européennes ont suivi la même tendance.
Le message est clair : les investisseurs parient sur une fin prochaine du gouvernement Berlusconi, seule solution selon eux pour restaurer la crédibilité de l'Italie. Ils ne croient notamment plus à la capacité de l'équipe en place pour mettre en oeuvre deux plans d'austérité adoptés en juillet et septembre et de faire approuver la série de réformes économiques promises à l'Union européenne fin octobre.
"Moi ou des élections"
De son côté, Silvio Berlusconi, fidèle à son habitude et qui a tout intérêt à rester le plus longtemps possible au pouvoir pour retarder les procédures judiciaires lancées contre lui, rejette en bloc les critiques. Et assure toujours disposer de la majorité. Selon les observateurs, il essaie de convaincre le maximum de députés de rester avec lui, en leur tenant un discours tel que "vous n'avez nulle part où aller et vous serez récompensés en restant à mes côtés". Il tenterait également de débaucher d'autres parlementaires, en leur promettant des strapontins ministériels pour les convaincre.
Quoi qu'il en soit, le Premier ministre a prévenu : s'il n'a pas la majorité mardi, hors de question de tenter de former une autre équipe ou de passer par la case "gouvernement de coalition" comme en Grèce. "La seule alternative à ce gouvernement serait des élections", affirme-t-il. Un moyen de resserrer les rangs de ses députés, promis à la défaite en cas de scrutin anticipé.
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Après Berlusconi, qui sera victime des "bulldozers des marchés" ?
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