Après sa démission, que va faire Silvio Berlusconi de son temps libre? Un come-back en politique est l'hypothèse la plus probable, même si les observateurs notent que ses options sont multiples: retraite sous les tropiques, gérer son équipe de football et dans le pire des cas la prison. Après l'annonce mardi de son départ imminent, l'hyper-médiatique Cavaliere n'est pas resté dans l'ombre, bien au contraire: il s'est dit "libéré" tout en n'excluant pas de participer à de prochaines élections. A 75 ans, Silvio Berlusconi, qui dominait la scène politique nationale depuis près de 20 ans, ne se voit pas en retraité: "Peut-être que je donnerai un coup de main dans les campagnes électorales, j'ai toujours été très bon à ça". Peu d'experts politiques osent l'éliminer d'ores et déjà de leur tableau de bord: il reste en effet député du Peuple de la Liberté (PDL), le parti qu'il a fondé, jusqu'à la fin de la législature en 2013.
Berlusconi organisait des "compétitions de burlesque", pas des fêtes débridées
L'ex-chef du gouvernement italien s'est présenté pour la première fois vendredi à Milan à une audience du procès Rubygate. Il a nié avoir organisé des soirées dépeintes comme orgiaques avec des prostituées.
Publié le 20/04/2012
Procès Mills : faits prescrits, Berlusconi échappe à la condamnation
Le tribunal de Milan a déclaré, samedi, que le délit de corruption dont été accusé l'ancien chef du gouvernement italien était prescrit. Faits reprochés au Cavaliere? L'"achat" de faux témoignages de son ancien avocat David Mills dans deux procédures datant des années 90.
Publié le 25/02/2012
Monti demande du temps aux marchés et des "sacrifices" aux Italiens
Le futur président du Conseil italien a réclamé un peu de temps aux marchés pour former son équipe et mettre en oeuvre un programme, qui contiendra "des sacrifices", afin de récupérer la crédibilité perdue dans les derniers mois du gouvernement Berlusconi.
Publié le 14/11/2011
Nomination de Mario Monti : les Bourses pas convaincues
Les Bourses étaient lundi matin dans le vert, au lendemain de la nomination de l'ex-commissaire européen comme président du Conseil italien.... avant de rebasculer dans le rouge à la clôture.
Publié le 14/11/2011
Italie : Mario Monti chargé de former un nouveau gouvernement
L'ex-commissaire européen Mario Monti a été chargé dimanche soir de former un nouveau gouvernement pour succéder à celui de Silvio Berlusconi par le président de la République Giorgio Napolitano.
Publié le 13/11/2011
Berlusconi premier ministre pour encore quelques heures
Les députés italiens se prononcent ce samedi sur la loi de stabilité financière dont l'adoption devrait marquer la fin de la présence de Silvio Berlusconi à la tête du gouvernement. Il a rencontré son probable successeur, Mario Monti.
Publié le 12/11/2011
Italie : quelle(s) suite(s) pour l'après-Berlusconi ?
Même avec la démission annoncée de Silvio Berlusconi après le vote des réformes budgétaires demandées par l'UE, l'Italie est loin d'avoir réglé tous ses problèmes. Premier chantier : garantir rapidement une stabilité politique pour rassurer les marchés financiers, à l'origine de la chute du Premier ministre.
Publié le 09/11/2011
Berlusconi prépare sa retraite politique... et sa succession
Le chef du gouvernement italien, dont la démission prochaine a été annoncée mardi, déclare qu'il ne se représentera pas en cas d'élections anticipées. Un temps rassurés par l'annonce de sa prochaine démission, les marchés sont pourtant en forte baisse, craignant une instabilité politique.
Publié le 09/11/2011
Un dernier vote du budget et c'est fini pour Berlusconi
Silvio Berlusconi a confirmé mardi soir qu'il démissionnerait de son poste de président du Conseil italien une fois le nouveau budget voté au Parlement. Ce vote devrait intervenir d'ici au 18 novembre.
Publié le 08/11/2011
Une victoire à la pyrrhus pour Berlusconi ?
Après la défection de plusieurs députés de son camp, le Premier ministre italien n'a obtenu mardi qu'une majorité relative lors du vote sur les comptes publics. La gauche, qui s'est abstenue, pourrait déposer une motion de censure si le "Cavaliere" décide de rester en poste.
Publié le 08/11/2011
D'autres suggèrent en plaisantant qu'il pourrait tenter d'échapper à ses ennuis judiciaires en optant pour un luxueux exil, comme l'avait fait son mentor en politique, Bettino Craxi. Ce dernier, président du Conseil socialiste dans les années 80, avait fui le scandale en Tunisie avant d'être condamné par contumace à 27 ans de prison pour corruption. Il y est mort en 2000. Dans une conversation saisie lors d'une écoute téléphonique, Silvio Berlusconi a qualifié l'Italie de "pays de merde". "Dans quelques mois je vais partir", a-t-il ajouté. Dans cette hypothèse, il pourrait se rendre à Antigua, qui n'autorise pas les extraditions et où le magnat des médias possède un luxueux complexe de villas. "Soit Berlusconi se rendra à Antigua pour échapper à la justice, soit il commencera à rassembler ses troupes pour tenter de revenir sur scène", explique James Walston, professeur à l'université américaine de Rome. L'un de ses amis les plus fidèles, le journaliste Emilio Fede, actuellement sous enquête pour lui avoir procuré des prostituées, a promis cette semaine qu'il le suivrait aux Caraïbes s'il décidait de partir.
Il peut difficilement se passer de son immunité
Mais pour le commentateur politique Sergio Rizzo, l'ex-président du Conseil, qui au début de sa carrière a animé des croisières, est incapable de renoncer aux projecteurs pour une vie paisible de retraité dans les îles. "Je n'arrive pas imaginer Berlusconi et Fede jouant ensemble aux échecs à Antigua. Berlusconi est incapable de se tenir éloigné de la vie publique, il veut être au centre de l'attention", estime-t-il. "C'est le genre de personne qui veut être la mariée à tous les mariages ou le mort à un enterrement". Un avis partagé par Peter Gomez, auteur de plusieurs livres sur le Cavaliere: "Il subit d'énormes pressions de la part de sa famille, qui héritera de son empire (...) Il pourrait être contraint de rester en politique pour sauver ses entreprises et conserver une sorte de bouclier juridique".
Silvio Berlusconi fait actuellement l'objet de trois procès - pour évasion fiscale, corruption, abus de pouvoir et relations sexuelles rétribuées avec une mineure - et à ce titre peut difficilement se passer de son immunité parlementaire. "Je crois qu'il voudrait partir, mais à 75 ans il n'est plus de la première jeunesse. Tout dépend de ce que vont lui demander ses enfants. Sa fille Marina (l'aînée, présidente de la holding familiale Fininvest et du géant de l'édition Mondadori) a dit clairement qu'elle n'était pas prête à être moins riche ou moins puissante", note Peter Gomez. "Berlusconi veut être le leader de l'opposition. Nombreux sont ceux qui pensent que celale rendrait plus intouchable que jamais", ajoute-t-il. Sergio Rizzo en revanche n'exclut un retour de M. Berlusconi dans le monde de l'entreprise tout en conservant son immunité de député. Grand fan de football, il n'a pas exclu de redevenir président de l'AC Milan, le club dont il est propriétaire et qui a remporté le championnat d'Italie en 2011.
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Berlusconi organisait des "compétitions de burlesque", pas des fêtes débridées
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