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Breivik a "blagué" le jour de son arrestation à Utoeya


le 12 juin 2012 à 16h04 , mis à jour le 12 juin 2012 à 16h12.
Temps de lecture
3min
Anders Behring Breivik à son procès le 12 juin 2012

Anders Behring Breivik à son procès le 12 juin 2012 / Crédits : ASERUD, LISE / POOL / AFP

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EuropeAnders Behring Breivik a expliqué mardi lors de son procès avoir blagué "pour détendre l'atmosphère" juste après son arrestation sur l'île d'Utoeya.

Alors qu'il venait d'abattre 77 personnes en juillet 2011 en Norvège au nom d'une idéologie d'extrême-droite, Anders Behring Breivik n'a pas hésité à "blaguer" pour "détendre l'atmosphère" a-t-il déclaré. Lors de son premier interrogatoire réalisé sur les lieux du massacre le 22 juillet 2011, l'extrémiste, décrit par certains rescapés comme un tueur froid et méthodique, s'était laissé photographier puis avait posé en sous-vêtements "un peu à la façon d'un body-builder", a relaté le mois dernier Oerjan Tombre, le policier qui avait conduit l'audition. "On m'avait ordonné d'enlever mes vêtements (...) J'ai tendu un peu les muscles à ce moment-là par blague pour détendre l'atmosphère", a déclaré l'extrémiste de droite au 35e jour de son procès. "J'ai essayé d'être marrant mais ce n'était pas marrant. Je dois faire mon autocritique là-dessus", a-t-il ajouté.

Le 22 juillet dernier, Anders Behring Breivik avait ouvert le feu sur des jeunes travaillistes réunis en camp d'été sur Utoeya, faisant 69 morts, des adolescents pour la plupart. Juste auparavant, il avait fait exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, tuant huit autres personnes. La santé mentale de l'extrémiste de 33 ans est au coeur de son procès. Déclaré psychotique et donc pénalement irresponsable par une première évaluation psychiatrique officielle par la suite infirmée par une contre-expertise, il reste encore une énigme pour les spécialistes.

Jusqu'à présent, aucun des psychiatres et des psychologues appelés à témoigner devant la Cour (indépendamment des expertises officielles) n'a soutenu la thèse d'une psychose, privilégiant plutôt des troubles de la personnalité qui ne disqualifient pas Breivik pour la prison.   S'il est reconnu pénalement irresponsable, il risque l'internement psychiatrique, potentiellement à vie. Responsable, il encourt 21 ans de prison, une peine qui pourrait être prolongée aussi longtemps qu'il sera jugé dangereux. Les juges devront trancher cette question dans leur verdict attendu le 20 juillet ou le 24 août.

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  • mberle : Il nous faut avoir la plus haute vigilence ..ce type de monstre froid .. totalement deshumanise qu'on pensait disparue depuis 70 ans.. pourait revenir en nombre .

    Le 13/06/2012 à 00h37
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