Elle aurait pu atteindre l'île plus rapidement. La police norvégienne, critiquée pour avoir mis une heure avant d'arrêter l'auteur de la fusillade sur Utoeya le 22 juillet, a admis mardi qu'elle avait choisi un itinéraire plus long que nécessaire pour aborder sur l'île.
Selon la télévision publique NRK, l'équipe d'intervention spéciale de la police venue d'Oslo, située à une quarantaine de km du lac où se trouve Utoeya, a embarqué sur un canot à 3,6 km de l'île alors qu'elle aurait pu partir depuis un quai situé à seulement 670 mètres de l'endroit où le carnage avait lieu. "Il s'avère que (l'endroit retenu pour la mise à l'eau de l'embarcation de la police, ndlr) était peu approprié", a déclaré Johan Fredriksen, un responsable de la police d'Oslo, à la télévision.
Les bateaux civils plus rapides
Une vidéo amateur postée sur le site de NRK montre une dizaine de policiers à bord d'une petite embarcation pneumatique rouge. Selon les médias, cette embarcation a pris l'eau sous l'effet de la surcharge et la police a elle-même indiqué avoir connu une panne moteur. Les policiers ont finalement embarqué à bord de bateaux civils, plus rapides, venus à leur rencontre, ce qui leur a permis en définitive de gagner une dizaine de minutes, selon la version officielle.
Des rescapés et des médias ont critiqué le laps de temps mis par la police -alors également occupée par l'explosion d'une bombe dans le centre d'Oslo-- pour intervenir le 22 juillet: près d'une heure s'est écoulée entre le premier message l'alertant de la fusillade sur Utoeya et le moment de l'arrestation. L'extrémiste Anders Behring Breivik a tué 69 personnes, dont de nombreux adolescents, lorsqu'il a ouvert le feu sur quelque 600 membres de la jeunesse travailliste réunis pour un camp d'été sur l'île. L'explosion juste auparavant d'une camionnette piégée près du siège du gouvernement norvégien à Oslo a aussi fait huit victimes.







