Ultra-nationalistes serbes manifestant à Belgrade pour protester contre l'arrestation de Ratko Mladic (26/05/2011) © TF1/LCIL'homme qui est apparu jeudi à la télévision publique serbe RTS, entouré par des policiers, n'avait plus grand-chose à voir avec le haut gradé plein d'assurance qui passait ses troupes en revue lors de la guerre de Bosnie. Vieilli et affaibli, les traits affaissés, une casquette coiffant ses cheveux blanchis, il avançait lentement, et boitait. Ratko Mladic, le "boucher de Srebrenica", aujourd'hui âgé de 69 ans, avait rendez-vous avec le juge d'instruction. Il avait été arrêté quelques heures plus tôt dans le village de Lazarevo, dans le nord-est de la Serbie. Une arrestation dont on ignore les détails, opérée chez l'un de ses proches (dans une ferme appartenant à un cousin) et qui laisse deviner un réseau de vieilles complicités ; plusieurs habitants ont d'ailleurs été entendus par la police. Il n'avait pas cherché à dissimuler son identité, contrairement à ce que laissaient entendre les premières informations des médias serbes : il portait encore de vieux papiers d'identité à son nom. Sur lui, deux pistolets, dont il ne s'est pas servi : il savait, assure-t-on en Serbie, que ceux qui venaient l'arrêter étaient de jeunes sous-officiers qui ne faisaient que leur travail.
Bosnie : à l'ouverture de son procès, Mladic provoque les survivants
Lors de la première journée d'audience devant le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie, où il est jugé notamment pour génocides et crimes contre l'humanité, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie a mimé mercredi un égorgement à l'attention d'une musulmane.
Publié le 16/05/2012
Bosnie : 17 ans après Srebrenica, le procès Mladic s'ouvre enfin
Un an après son arrestation et près de 17 après le massacre de Srebrenica, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie comparaît depuis mercredi devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Jugé notamment pour génocides et crimes contre l'humanité, il entend plaider non coupable.
Publié le 16/05/2012
Bosnie : 17 ans après Srebrenica, Mladic enfin jugé
Un an après son arrestation et près de 17 après le massacre de Srebrenica, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie comparaît devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Il plaide non coupable.
Publié le 16/05/2012
Serbie : fin de cavale pour Goran Hadzic
Un peu moins de deux mois après l'arrestation de Ratko Mladic, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Goran Hadzic, éphémère "président" de la "République serbe de Krajina", a été retrouvé à son tour.
Publié le 20/07/2011
Face à ses juges, Mladic joue la montre
"J'ai défendu mon peuple et mon pays, et non pas Ratko Mladic", a déclaré l'ancien général des Serbes de Bosnie à la fin de son audience de comparution initiale devant le tribunal pénal international de la Haye (TPIY).
Publié le 03/06/2011
Ratko Mladic devant ses juges
Le "boucher des Balkans", accusé notamment d'avoir joué un rôle majeur dans le massacre de Srebrenica, durant lequel 8000 musulmans avaient été tués en 1995, a commencé à comparaître pour la première fois devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.
Publié le 03/06/2011
Mladic devant ses juges vendredi
Lors de cette "comparution initiale", l'ancien général serbe devra plaider coupable ou non de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre ou demander un délai de trente jours. Le Tribunal pénal international se dit "préoccupé" par son état de santé.
Publié le 01/06/2011
Ce qui attend Mladic au TPI de La Haye
Transféré mardi de Belgrade au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, l'ancien général serbe sera jugé pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Il pourrait comparaître dès mercredi.
Publié le 31/05/2011
Mladic assure n'avoir "rien à voir" avec Srebrenica, selon son fils
L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, arrêté jeudi en Serbie et inculpé de génocide par la justice internationale, pourrait être transféré à La Haye lundi ou mardi. En attendant, il se défend par la voix de son fils.
Publié le 29/05/2011
Comment Mladic a été capturé
Belgrade a détaillé samedi auprès de Reuters les circonstances de la capture cette semaine, 16 ans après la fin de la guerre de Bosnie, du commandant des forces séparatistes serbes de Bosnie, inculpé de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide pour le massacre de Srebenica et le siège de Sarajevo.
Publié le 28/05/2011
Ces Serbes qui voient encore Mladic comme un héros
La Serbie écarte les risques de troubles après l'arrestation du "boucher de Srebrenica", dont l'interrogatoire reprend ce vendredi ; jeudi, des manifestants se sont pourtant regroupés à Belgrade et Novi Sad. En 2008, ils avaient été des milliers à protester contre l'arrestation de Karadzic.
Publié le 27/05/2011
L'audition de Mladic interrompue en raison de son état de santé
Arrêté jeudi matin, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic devait être entendu par un juge dans la soirée. Une audition interrompue à cause de son état de santé. Les médecins détermineront vendredi si Mladic peut comparaître.
Publié le 26/05/2011
"La Serbie traquait réellement Mladic depuis 2008"
<b> Décryptage -</b> Comment l'ancien général serbe a-t-il pu se cacher pendant plus de quinze ans ? Belgrade jouait-elle vraiment le jeu pour le capturer ? Les réponses de TF1 News avec Jean-Arnault Derens, rédacteur en chef du Courrier des Balkans.
Publié le 26/05/2011
Une apparence de faiblesse peut-être trompeuse. Réfutant les affirmations de l'avocat de Ratko Mladic, le quotidien Blic, citant une source proche du tribunal, assure que l'homme est "apte à communiquer" et même "par moment arrogant". Selon le journal, l'ancien général a déclaré aux médecins qui l'entouraient : "n'ayez pas peur, Mladic ne s'en prendra pas à Mladic", laissant entendre qu'il n'entendait pas mettre fin à ses jours. Reste que les images de ce vieil homme, encore vu comme un héros par beaucoup en Serbie, marchant au milieu des policiers vers le bureau du juge, ont poussé dès jeudi soir de petits groupes de manifestants dans les rues à Belgrade, ou encore à Novi Sad, au nord de la Serbie. Le directeur de la police serbe a indiqué que "le niveau de sécurité avait été augmenté". La présence de la police a été renforcée notamment devant les institutions de l'Etat, les ambassades et devant les autres représentations internationales. Divers responsables serbes ont d'emblée écarté des risques de désordres dans le pays suite à cette arrestation. Contrairement à ce qui s'était produit en juillet 2008 : les manifestations après l'arrestation du chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, avaient rassemblé des milliers de personnes, et fait un mort.
"Couteau, fil, Srebrenica"
Dans le centre de Belgrade, ce sont quelques dizaines de nationalistes et de hooligans qui se sont rassemblés avant d'affronter brièvement les policiers, qui les ont chassés d'une place. Les manifestants agitaient des drapeaux serbes en scandant le nom de Ratko Mladic et "Couteau (pour égorger), fil (pour étrangler), Srebrenica", un slogan utilisé par les ultra-nationalistes pour évoquer le massacre de Srebrenica. A Novi Sad, ce sont 500 manifestants qui ont tenté de pénétrer dans le bâtiment du Parti démocratique du président Boris Tadic. Au moins deux personnes ont été blessées jeudi soir dans les heurts avec la police anti-émeutes, a rapporté l'agence Beta. L'un des représentants politiques des nationalistes serbes a aussi vivement critiqué le gouvernement. "Cette arrestation honteuse d'un général serbe est un coup porté à nos intérêts nationaux et à l'Etat. C'est un régime de menteurs sales, corrompus et infidèles, un régime opéré par la police secrète", a dénoncé Boris Aleksic, porte-parole du Parti radical serbe.
Mladic, lui, va poursuivre la longue marche qui le mènera jusqu'à son procès. Son interrogatoire, interrompu jeudi (son avocat a évoqué une mauvaise santé, de possibles troubles psychiques et un manque de réactions face aux questions du juge) reprend ce vendredi. Des médecins doivent auparavant déterminer s'il est en mesure de comparaître devant le tribunal serbe pour les crimes de guerre. Désormais sous les verrous 16 ans après son inculpation pour le massacre de Srebrenica, il va devoir répondre devant la justice internationale de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre durant la guerre en Bosnie, de 1992 à 1995. Il est accusé d'avoir organisé le massacre de 8000 musulmans à Srebrenica, la pire atrocité commise en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, ainsi que le siège de Sarajevo pendant 43 mois.
Toutefois, son arrestation est probablement intervenue un peu trop tard pour permettre d'organiser un procès commun avec Radovan Karadzic. Ce dernier a été arrêté en juillet 2008 et son procès s'est ouvert en octobre 2009. Les procureurs du TPIY voulaient initialement les juger en même temps mais ils avaient dû se résoudre à séparer leurs cas peu avant l'ouverture du procès de Radovan Karadzic, Ratko Mladic restant introuvable. Frederick Swinnen, conseiller spécial de Serge Brammertz, le procureur en chef du TPIY, a jugé prématuré d'évoquer une réunion des deux dossiers en soulignant que cela retarderait le procès de Radovan Karadzic.
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Bosnie : à l'ouverture de son procès, Mladic provoque les survivants
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