Des "contrôles sont en cours sur l'alibi" et l'ADN du suspect, ont indiqué ces sources. Officiellement, le parquet de Brindisi n'a rien confirmé. Les médias croient savoir que le suspect a été reconnu grâce aux images des caméras de surveillance installées près du lycée devant lequel a explosé un engin artisanal confectionné avec trois bonbonnes de gaz. Il a été localisé dans l'après-midi après qu'on eut perdu sa trace lundi matin. Son domicile a été perquisitionné et son frère a aussi été emmené au parquet pour être interrogé. L'homme a été entendu en tant que "témoin", puis reconduit à son domicile dans la soirée, a indiqué en fin de journée une responsable de la préfecture de police.
10.000 personnes aux obsèques
Le suspect est un homme de 45 ans, qui vivrait à 200 mètres du lieu de la tragédie et souffrirait du même handicap - une main invalide et il boiterait - que l'homme montré par les caméras de surveillance, selon la chaîne de télévision Sky TG24. Sur des vidéos que des journalistes ont visionnées, l'auteur de l'attentat regarde des lycéennes dont Melissa descendre d'un autobus les amenant de leur village de Mesagne, près de Brindisi, puis appuie avec sa main valide sur une télécommande pour déclencher la bombe.
L'attentat a provoqué la mort presque sur le coup de la lycéenne, Melissa Bassi, et blessé très grièvement cinq de ses camarades. Plus de 10.000 personnes dont le chef du gouvernement Mario Monti - revenu spécialement d'un sommet de l'Otan aux Etats-Unis - ont assisté lundi aux funérailles de l'adolescente, semblables à un enterrement d'Etat avec la présence de nombreux ministres, du président de l'Assemblée nationale et de maires de toute la région.








