Suivez minute par minute le procès sur Twitter avec Hélène Lecomte, envoyée spéciale de LCI et TF1.
16 heures - Fin de la deuxième journée d'audience au procès Breivik.
15h45 - Pourquoi Breivik, impassible au premier jour d'audience lors de l'évocation du massacre qu'il avait perpétré, avait-il essuyé des larmes en visionnant une vidéo de propagande qu'il avait lui-même tournée ? "Parce que mon pays est en train de mourir, c'était la tristesse de voir son peuple et sa culture être détruits", explique-t-il à la procureur Inga Bejer Engh, qui cherche à comprendre cette étonnante marque d'émotion. Il évoque "surtout les chansons, couplées au message", avant d'ajouter : "C'était ma première vidéo sur YouTube".
La procureure lui demande également pourquoi il a décidé d'alléger sa rhétorique lorsqu'il a lu dans la matinée une déclaration préalable à son témoignage. "Je n'avais pas le choix (...) Il fallait que je le fasse sous peine d'être envoyé en asile psychiatrique", souligne-t-il. "Je n'ai jamais eu l'intention de me comporter de façon inacceptable à l'égard (des rescapés et des familles de victimes). Je n'ai pas l'intention d'ajouter à la peine qu'ils ressentent déjà (...) Je ne peux même pas imaginer les souffrances que j'ai provoquées". Mais Breivik n'ira pas pour autant demander pardon.
15h20 - Exposant ses motivations devant le tribunal, Breivik se définit comme un "ultra-nationaliste" ayant agi au nom des Droits de l'Homme pour sauver son peuple. Avec le plus grand calme, il dit avoir été poussé à l'action parce que son peuple est, selon lui, "victime d'une "déconstruction systématique" qui équivaut à une purification ethnique". Et il assure avoir été inspiré par Al-Qaïda lorsqu'il a massacré 77 personnes l'été dernier en Norvège.
13h28 - A la reprise de l'audience, Breivik évoque de nouveau "deux autres cellules" individuelles et autonomes. Le terme de "commandeur" employé par Breivik au sujet de lui-même renvoie à "une personne qui a une autorité et des liens souples avec deux autres cellules", explique l'extrémiste devant le tribunal d'Oslo.
Mi-journée - La juge Wenche Elizabeth Arntzen lève l'audience pour la pause.
11h29 - Anders Behring Breivik conclut la lecture de sa longue déclaration en réclamant la relaxe. "Les attaques du 22 juillet étaient des attaques préventives pour défendre les Norvégiens de souche", assure-t-il au terme de son intervention de plus d'une heure. "J'ai agi en situation d'urgence au nom de mon peuple, de ma culture de mon pays. Et je demande donc ma relaxe".
10h47 - "Oui, je le ferais de nouveau". Face à ses juges, Anders Behring Breivik se montre sans remords, comme au premier jour du procès, en assurant qu'il serait prêt à recommencer le massacre perpétré le 22 juillet dernier, lorsqu'il avait tué 77 personnes. Il affirme aussi que les adolescents tués sur Utoeya n'étaient pas des "enfants innocents", et que finir sa vie en prison ou mourir pour son peuple serait pour lui "le plus grand honneur".
10h15 - Anders Behring Breivik commence à témoigner. Il a été autorisé à lire une déclaration qu'il avait préparée. En guise d'intriduction, il assure qu'il a "allégé la rhétorique de son intervention" par égard pour les victimes.
10h05 - Le tribunal norvégien révoque le magistrat qui avait préconisé la peine de mort pour l'auteur de l'attentat d'Oslo et du massacre de l'île d'Utoeya. Cette destitution n'est pas susceptible de conduire à l'annulation de la procédure, estime-t-on.
9h13 - La juge Wenche Elizabeth Arntzen, qui préside la procédure, ordonne une suspension de séance d'une demi-heure, le temps de permettre au tribunal de statuer sur la compétence du juge mis en cause.
9h10 - Le premier débat de la journée ne porte pas sur Breivik lui-même, mais sur la composition du tribunal. L'accusation, la défense et les avocats des parties civiles demandent la révocation d'un des cinq juges, qui a reconnu avoir réclamé la peine de mort pour Anders Behring Breivik juste après les attaques du 22 juillet. Thomas Indreboe, magistrat non professionnel, avait notamment écrit "La peine de mort est la seule solution juste dans cette affaire!!!!!!!!!!" sur un site internet au lendemain du massacre.
9 heures - Le deuxième jour d'audience au procès Breivik commence comme le premier : dès son entrée dans la salle du tribunal, l'accusé salue l'assistance poing tendu - un signe de reconnaissance d'extrême droite. Son témoignage, qui devrait s'étaler sur plusieurs jours, est très attendu, mais inquiète également les parties civiles. Son avocat Geir Lippestad a notamment demandé la permission qu'il lise un texte, dont la lecture prendrait une trentaine de minutes, une requête sur laquelle le tribunal d'Oslo doit encore statuer. Il a aussi de nouveau préparé les esprits en disant qu'il fallait s'attendre à des propos "difficiles" à entendre.







