Espagne : le débat confirme l'avantage de la droite

Par F.A., le 08 novembre 2011 à 11h39 , mis à jour le 08 novembre 2011 à 14h30

13 jours avant les législatives anticipées du 20 novembre, Alfredo Perez Rubalcaba, le leader socialiste qui a pris le relais du Premier ministre sortant José Luis Zapatero, et Mariano Rajoy, le patron de l'opposition, se sont affrontés lundi soir pour le seul débat télévisé de la campagne.

Mariano Rajoy (g.) et Alfredo Perez Rubalcaba (d.), le 7 novembre 2011, lors du débat téléviséMariano Rajoy (d.) et Alfredo Perez Rubalcaba (g.), le 7 novembre 2011, lors du débat télévisé © TF1/LCI

Pour les sondages, le résultat des législatives anticipées espagnoles du 20 novembre ne fait aucun doute : le Parti populaire, l'opposition de droite, retrouvera le pouvoir après huit ans de gouvernement socialiste. Lundi soir, le principal enjeu du seul débat télévisé entre Alfredo Perez Rubalcaba, le leader socialiste, successeur du Premier ministre José Luis Zapatero qui a souhaité laisser la main, et son adversaire Mariano Rajoy, le chef de file du Parti populaire, était donc pour le premier de limiter les dégâts -certaines enquêtes donnent plus de 15 points d'avance à la droite (45% contre 30%).

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Plus d'infos

 
Alfredo Perez Rubalcaba, ancien ministre de l'Intérieur qui a démissionné pour mener la campagne, est en fait une victime collatérale de la crise économique. Le chômage dépasse les 20%, le taux le plus élevé de l'Union européenne, et le déficit public les 10%. De son côté, la dette a atteint cette année des niveaux record (700 milliards d'euros, 65% du PIB). Même si c'est moins que la moyenne européenne (85%), José Luis Zapatero a été contraint de mener une politique d'austérité et de rigueur (en faisant adopter notamment la "règle d'or budgétaire") pour éviter de se retrouver dans la situation de la Grèce, voire de l'Italie. Bref, une politique loin des canons traditionnels de la gauche et des promesses de 2008.

Vote-sanction
 
Résultat : touchés dans leur vie quotidienne par ces mesures de restriction (l'âge de départ à la retraite a par exemple été repoussé à 67 ans et les prestations sociales revues à la baisse), les Espagnols s'apprêtent à sanctionner la gauche, sans pour autant croire à la droite. Les observateurs s'attendent ainsi à ce que Mariano Rajoy (battu en 2004 et 2008 par José Luis Zapatero !) mette en place un nouveau plan d'austérité, toujours dans l'optique de réduire le déficit public et d'éviter de faire appel à un plan de financement européen.
 
Réputé peu charismatique, Mariano Rajoy, fort de son avantage, a surtout pris en soin pendant le débat de ne pas déraper. Il s'est notamment engagé à ne pas geler les pensions-retraites. Mais  n'a pas dit où il ferait les économies nécessaires. Tactique payante puisque les téléspectateurs estiment qu'il a remporté le débat face à un adversaire très agressif dans la première partie. Le 20 novembre, il devrait donc obtenir une large majorité à l'Assemblée. Le fait que l'Espagne soit le pays où est né le mouvement des "indignés" et où il est le plus fort n'y changera pas grand-chose.

Par F.A. le 08 novembre 2011 à 11:39
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8 Commentaires

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  • sandy29s, le 09/11/2011 à 00h03

    Tout ça ne veut rien dire .Droite ,ou gauche ,ils sont obligés de tous mettre de la rigueur pour réduire leur déficit.(engagement du traité de Lisbonne ). Mr Hollande se devra de respecter la même ligne de conduite que Mr Sarkozy ,si l'euro perdure ,ou nous perdrons notre souveraineté financière et notre triple A (avec les taux d'intérêts allant avec) .2012 ,ce n'est plus un choix de partis ,c'est un choix de modèle économique (c'est un peu le référendum que les grecs n'ont pas eu ) rester dans l'euro avec plus d'austérité ou en sortir et reconstruire le pays .

  • lrb94, le 08/11/2011 à 18h11

    Et en plus en allant le voir il lui a porté malheur !!!!

  • toflomagne, le 08/11/2011 à 17h22

    Les peuples veulent une Europe à droite, qui paye ses dettes et s'enrichit ! Même si le peuple n'a que les miettes c'est toujours mieux que des dettes.

  • 732..poitier, le 08/11/2011 à 17h14

    Les français aiment se singulariser en nageant à contre courant...

  • rose-marie54, le 08/11/2011 à 17h11

    Pour celui qui va hérité de la situation,je lui souhaite ""bon courage""

  • gertrudeun, le 08/11/2011 à 16h38

    Ce débat en Espagne prouve, si besoin l'était, que la gauche n'est absolument pas une panacée dans les temps troublés actuels. Vous êtes invités à en tirer les conclusions qui semblent s'imposer!

  • jomag, le 08/11/2011 à 14h53

    Tres bon signe au contraire! !!!!!!!

  • riviera13, le 08/11/2011 à 12h44

    Donc, F. Hollande est allé en Espagne pour rien. Mauvais signe ça!!

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