Mariano Rajoy (d.) et Alfredo Perez Rubalcaba (g.), le 7 novembre 2011, lors du débat télévisé © TF1/LCIPour les sondages, le résultat des législatives anticipées espagnoles du 20 novembre ne fait aucun doute : le Parti populaire, l'opposition de droite, retrouvera le pouvoir après huit ans de gouvernement socialiste. Lundi soir, le principal enjeu du seul débat télévisé entre Alfredo Perez Rubalcaba, le leader socialiste, successeur du Premier ministre José Luis Zapatero qui a souhaité laisser la main, et son adversaire Mariano Rajoy, le chef de file du Parti populaire, était donc pour le premier de limiter les dégâts -certaines enquêtes donnent plus de 15 points d'avance à la droite (45% contre 30%).
Espagne : "la marge de manoeuvre de la droite sera faible"
DECRYPTAGE - L'opposition de droite devrait largement remporter les législatives anticipées de dimanche, où José Luis Zapatero, Premier ministre sortant, plombé par ses piètres résultats économiques, n'est pas candidat. Vote-sanction contre la gauche ou vote d'adhésion pour la droite ? Que pourra faire Mariano Rajoy, le vainqueur annoncé ? Réponses avec Benoît Pellistrandi, spécialiste de l'Espagne contemporaine.
Publié le 18/11/2011
Espagne : les socialistes KO après leur lourde défaite
Le parti au pouvoir a subi un lourd revers aux élections régionales et municipales et doit maintenant répondre à la grogne sociale ou rassurer les investisseurs qui appellent à l'adoption de nouvelles mesures d'austérité.
Publié le 23/05/2011
Espagne : "Après les élections, les 'indignés' sont à un carrefour"
<b> Décryptage -</b> Transformation en parti politique ou maintien de l'utopie militantiste et contestataire : que peut devenir le mouvement des jeunes espagnols contre le chômage ? Les réponses de TF1 News avec Benoît Pellistrandi, spécialiste de l'Espagne contemporaine.
Publié le 24/05/2011
Espagne : Mariano Rajoy ou la victoire de la persévérance
PORTRAIT - Le chef de la droite espagnole, battu deux fois en 2004 et 2008, va devenir Premier ministre après le succès du Parti populaire aux législatives anticipées du dimanche 20 novembre 2011.
Publié le 19/11/2011
Alfredo Perez Rubalcaba, ancien ministre de l'Intérieur qui a démissionné pour mener la campagne, est en fait une victime collatérale de la crise économique. Le chômage dépasse les 20%, le taux le plus élevé de l'Union européenne, et le déficit public les 10%. De son côté, la dette a atteint cette année des niveaux record (700 milliards d'euros, 65% du PIB). Même si c'est moins que la moyenne européenne (85%), José Luis Zapatero a été contraint de mener une politique d'austérité et de rigueur (en faisant adopter notamment la "règle d'or budgétaire") pour éviter de se retrouver dans la situation de la Grèce, voire de l'Italie. Bref, une politique loin des canons traditionnels de la gauche et des promesses de 2008.
Vote-sanction
Résultat : touchés dans leur vie quotidienne par ces mesures de restriction (l'âge de départ à la retraite a par exemple été repoussé à 67 ans et les prestations sociales revues à la baisse), les Espagnols s'apprêtent à sanctionner la gauche, sans pour autant croire à la droite. Les observateurs s'attendent ainsi à ce que Mariano Rajoy (battu en 2004 et 2008 par José Luis Zapatero !) mette en place un nouveau plan d'austérité, toujours dans l'optique de réduire le déficit public et d'éviter de faire appel à un plan de financement européen.
Réputé peu charismatique, Mariano Rajoy, fort de son avantage, a surtout pris en soin pendant le débat de ne pas déraper. Il s'est notamment engagé à ne pas geler les pensions-retraites. Mais n'a pas dit où il ferait les économies nécessaires. Tactique payante puisque les téléspectateurs estiment qu'il a remporté le débat face à un adversaire très agressif dans la première partie. Le 20 novembre, il devrait donc obtenir une large majorité à l'Assemblée. Le fait que l'Espagne soit le pays où est né le mouvement des "indignés" et où il est le plus fort n'y changera pas grand-chose.
Retour MYTF1
Espagne : "la marge de manoeuvre de la droite sera faible"
Espagne : Mariano Rajoy ou la victoire de la persévérance
Chargement en cours...




