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DOSSIERS : UE, Crise financière

Europe : Merkel en remet une couche sur l'union politique


le 14 juin 2012 à 12h04 , mis à jour le 14 juin 2012 à 13h22.
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4min
Angela Merkel s'adresse au Parlement allemand, le 14/6/12

Angela Merkel s'adresse au Parlement allemand, le 14/6/12 / Crédits : TF1/LCI

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EuropeLors d'un discours devant son Parlement, la chancelière allemande a invité jeudi l'Union européenne à s'attacher à la "tâche herculéenne" d'une intégration politique plus approfondie. Selon elle, il s'agit de la seule solution sur le long terme pour résoudre la crise économique et financière.

Angela Merkel a répété jeudi qu'une réponse rapide à la crise de la zone euro serait contre-productive et a contraire invité à l'Union européenne à s'attacher à la "tâche herculéenne" d'une intégration politique plus approfondie.
 
La chancelière allemande, qui s'exprimait devant le parlement avant le sommet du G20 la semaine prochaine à Los Cabos, au Mexique, a renouvelé son opposition aux "solutions miracles" comme les euro-obligations ou un mécanisme de garantie des dépôts des banques élargi, proposés par nombre de ses partenaires européens.
 
Après l'accord sur un plan de sauvetage des banques espagnoles et à l'approche des élections législatives en Grèce, dont le résultat pourrait précipiter la sortie d'Athènes de la zone euro, Angela Merkel a reconnu que "tous les yeux" seraient braqués sur elle à Los Cabos. "Cela va être le thème central (du sommet du G20). Cela va dominer les discussions. Et par conséquent il ne fait aucun doute que nous, l'Allemagne, allons faire l'objet de toutes les attentions. C'est comme ça. Tous les regards vont se tourner vers l'Allemagne parce que nous sommes la première économie en Europe, parce que nous sommes un gros exportateur", a-t-elle dit.

Aucun fléchissement face à Hollande
   
Elle n'a manifesté aucun signe de fléchissement face aux pressions de ses partenaires européens, notamment François Hollande, mais aussi des Etats-Unis, qui l'ont appelé à prendre des mesures plus radicales pour enrayer la crise de la dette.  "On n'adopte pas une politique pour faire plaisir aux marchés, mais pour protéger l'avenir de nos peuples", a fait valoir la chancelière.   "Il est aujourd'hui de notre devoir de rattraper ce qui n'a pas été fait (lorsque l'euro a été créé) et de mettre fin au cercle vicieux d'accroissement de la dette, de non-respect des règles", a-t-elle poursuivi.   "Je sais que c'est ardu, que c'est douloureux, que c'est fastidieux. C'est une tâche herculéenne, mais inévitable", a poursuivi la chancelière à propos de l'intégration politique.
 
Angela Merkel s'est également dite favorable à une supervision plus indépendante du secteur bancaire, jugeant que les tests de résistance ("stress tests") des banques par  l'Autorité bancaire européenne avaient été faussés l'an dernier par les autorités nationales qui avaient intérêt à minorer leurs difficultés. "Je n'aurais rien contre donner un rôle plus contraignant, plus fort à la BCE (Banque centrale européenne) dans ce domaine", a-t-elle dit.

Le pacte budgétaire européen soumis au vote le 29 juin

Les partis de gouvernement et l'opposition se sont mis d'accord jeudi pour faire voter le parlement allemand sur le pacte budgétaire de l'UE et le mécanisme européen de stabilité le 29 juin, ont indiqué des sources proches de la coalition.

Ce vote implique que la majorité et une partie de l'opposition s'attendent à avoir trouvé d'ici là un compromis sur le pacte budgétaire. La coalition dirigée par Angela Merkel négocie actuellement pour s'assurer la majorité des deux-tiers requise pour avaliser le texte dans les deux chambres.

Ces négociations n'ont pas encore abouti, mais des discussions à la chancellerie mercredi ont permis de rapprocher les positions, selon plusieurs responsables de l'opposition.

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  • shooby02470 : Madame Merckel tente ici un baroud d'honneur avant les élections qu'elle risque de perdre vu qu'elle est de plus en plus isolée en Europe, il ne faut pas se (et la) laisser faire, il faut lui rappeler que ce n'est pas elle qui dirige l'Europe

    Le 19/06/2012 à 09h11
  • shooby02470 : Madame Merckel tente ici un baroud d'honneur avant les élections qu'elle risque de perdre vu qu'elle est de plus en plus isolée en Europe, il ne faut pas se (et la) laisser faire, il faut lui rappeler que ce n'est pas elle qui dirige l'Europe

    Le 18/06/2012 à 09h17
  • shooby02470 : @ infoniko : Allemagne première économie d'Europe possible, mais à quel prix ? Combien d'allemands mis sur le carreau pour y arriver ? Bref, les efforts de l'Allemagne, on les connaît depuis un article du journal allemand Handelsblatt de septembre dernier, article qui coupe court à la présumée parcimonie de l'Etat allemand, des chiffres faramineux à l'appui. Officiellement, la dette allemande en 2011 est de 2 000 milliards d'euros. Mais ce n'est qu'une demi-vérité, car la majeur partie des dépenses prévues pour les retraités, les malades et les personnes dépendantes ne sont pas inclues dans le calcul. D'après des nouveaux chiffres, la véritable dette se chiffre en 5 000 milliards d'euros supplémentaires. L'Allemagne serait donc endettée à hauteur de 185 % de son produit intérieur brut et non pas 83 % comme officiellement annoncé. Par comparaison, la dette grecque devrait être de 186% du PIB en 2012, et la dette italienne est actuellement de 120%. Le seuil critique au-delà duquel la dette écrase la croissance est de 90%. Depuis son arrivée au pouvoir en 2005, Angela Merkel, "a créé autant de nouvelles dettes que tous les chanceliers des quatre dernières décennies réunis", remarque l'économiste en chef du quotidien économique. "Ces 7 000 milliards d'euros sont un chèque sans provision que nous avons signé et que nos enfants et petits enfant devront payer."

    Le 18/06/2012 à 09h15
  • shooby02470 : C'est bien pour ça que la classe ouvrière allemande demande les mêmes avantages sociaux que ce qu'on a en France (Sécu, assurance chômage ...) après avoir sacrifier toute revendication pendant des décennies pour permettre à l'économie d'être florissante, parce que nous avons à apprendre beaucoup d'eux ;) Et oui, il faut arrêter de phantasmer le modèle allemand, il n'est pas parfait et laisse sur le carreau pas mal de gens.

    Le 18/06/2012 à 09h11
  • 421123 : Angéla a raison.

    Le 16/06/2012 à 20h41
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