En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Extradition d'Assange : le Jour J


le 30 mai 2012 à 08h54 , mis à jour le 30 mai 2012 à 09h41.
Temps de lecture
3min
Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, le 23 octobre 2010

Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, le 23 octobre 2010 / Crédits : Abacapress.com

A lire aussi
EuropeLa Cour suprême britannique doit se prononcer mercredi sur l'extradition du fondateur de WikiLeaks, qui clame son innocence dans une affaire de viol et d'agressions sexuelles en suède.

Ce sera l'épilogue d'une saga judiciaire de près de 18 mois au Royaume-Uni. La Cour suprême, plus haute juridiction britannique, se prononce mercredi sur l'extradition de Julian Assange. Son sort devrait être scellé lors d'une audience express d'une dizaine de minutes. Depuis qu'il a été interpellé en décembre 2010 à Londres et assigné à résidence en Grande-Bretagne, l'Australien a cherché par tous les moyens à  échapper au mandat d'arrêt de la Suède dans une affaire de viol et d'agressions sexuelles, clamant son innocence.

Dans cette longue bataille, la Cour suprême est sa dernière carte au  Royaume-Uni. Si la Cour lui donne raison, il est libre. Si elle rejette son  appel, Julian Assange peut être extradé sous dix jours. Il peut aussi décider de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme à Strasbourg. Cette dernière aurait alors 14 jours pour accepter ou refuser le dossier, selon le parquet britannique. Si elle acceptait de s'en saisir, l'extradition  pourrait être suspendue à la demande de Julian Assange en attendant la décision sur le fond des juges de Strasbourg.

Un complot ?

La Cour suprême britannique, qui sera composée mercredi pour l'occasion de sept juges au lieu des cinq habituels, a accepté d'examiner l'appel d'Assange au motif qu'il soulève un point "d'intérêt général". La question est de savoir si un mandat d'arrêt européen peut être émis non  par un tribunal mais par un procureur agissant pour le compte de l'Etat  suédois, en l'occurence la procureure suédoise Marianne Ny. Un "non" à l'extradition est susceptible de remettre en question les règles  du mandat d'arrêt dans plusieurs pays européen.

Assange a toujours assuré que les relations sexuelles qu'il avait eues avec  ses deux accusatrices en Suède étaient librement consenties. Et ses partisans clament que l'Australien est victime d'un complot, en représailles à la publication par WikiLeaks en 2010 de milliers de documents confidentiels qui  avaient fait trembler Washington et la diplomatie mondiale. Ils craignent aussi que son départ vers la Suède ne soit le prélude à une extradition ultérieure vers les Etats-Unis.

Commenter cet article

  • makiawell : Good luck :)

    Le 30/05/2012 à 09h12
      Nous suivre :
      Leur avion gèle, ils descendent pour le pousser

      Leur avion gèle, ils descendent pour le pousser

      logAudience