Mikhaïl Gorbatchev à la radio Echo de Moscou, le 24 décembre 2011.Mikhaïl Gorbatchev, le retour. Vingt ans après sa démission, évènement clé de la chute de l'URSS, le dernier dirigeant soviétique "conseille" au Premier ministre russe Vladimir Poutine de ne pas s'accrocher au pouvoir.
Moscou : pro et anti-Poutine dans la rue malgré le froid
Des dizaines de milliers de Russes ont manifesté ce samedi, défiant le froid glacial à Moscou, pour dénoncer le régime du Premier ministre Vladimir Poutine, favori de la présidentielle du 4 mars. Mais les pro-Poutine donnent aussi de la voix.
Publié le 04/02/2012
Russie : les anti-Poutine vont-ils braver leurs divergences et le... froid ?
A un mois jour pour jour du premier tour de la présidentielle, l'opposition russe joue gros ce samedi lors de sa nouvelle manifestation où elle entend montrer sa force. Mais son manque d'unité laisse planer l'incertitude sur sa capacité à mobiliser. Tout comme la température.
Publié le 03/02/2012
Russie : près de 10.000 partisans de Poutine réunis à Ekaterinbourg
Des milliers de partisans du Premier ministre Vladimir Poutine ont manifesté samedi en faveur de son retour au Kremlin, à une semaine d'un grand rassemblement d'opposition.
Publié le 28/01/2012
Alexeï Navalny, nouvel opposant de Poutine aux connexions troubles
En à peine un mois, le blogueur Alexeï Navalny est devenu la figure de la contestation contre le Premier ministre russe. Si son combat anti-corruption lui vaut une forte approbation, son flirt avec les ultra-nationalistes racistes pourraient en revanche ternir son image.
Publié le 28/12/2011
Poutine répond à l'opposition : "je n'ai pas besoin de tricher"
L'homme fort de la Russie a rejeté mardi les appels de l'opposition à revoir les résultats des législatives controversées de décembre. Quant à la présidentielle, il n'a pas besoin d'en falsifier les résultats, a-t-il prédit.
Publié le 27/12/2011
Russie : vers un "dialogue" entre Poutine et l'opposition ?
En proie à une contestation sans précédent des législatives russes, le Premier ministre serait disposé à dialoguer avec l'opposition et à prendre les mesures nécessaires en vue d'une élection présidentielle "honnête".
Publié le 27/12/2011
Les opposants russes de retour dans les rues de Moscou
Deux semaines après des premières manifestations contre les fraudes aux législatives, des dizaines de milliers de Russes sont redescendus samedi dans les rues de Moscou pour réclamer la tenue de nouvelles élections.
Publié le 24/12/2011
Qui est Gorbatchev ? Retour sur le parcours du dernier dirigeant soviétique
Vingt ans après l'annonce de sa démission à la télévision le 25 décembre 1991, la déclaration de Mikhaïl Gorbatchev, samedi dernier à la radio, a une résonnance particulière. Retour sur le parcours du dernier numéro un soviétique.
Publié le 25/12/2011
Face à une vague de contestation sans précédent marquée par la dernière manifestation de samedi ayant réuni des dizaines de milliers de russes, Mikhaïl Gorbatchev a estimé que Vladimir Poutine, devait à son tour accepter son sort. "Je conseillerais à Vladimir Vladimirovitch (Poutine) de partir maintenant. Il a déjà fait trois mandats : deux en tant que président (2000-2008), un en tant que Premier ministre - trois mandats, ça suffit", a déclaré l'ex président soviétique à la radio Echo de Moscou faisant échos à sa propre expérience. Déconsidéré, méprisé par son peuple et confronté aux proclamations d'indépendances des républiques soviétiques, Mikhaïl Gorbatchev avait lui-même annoncé sa démission à la télévision le 25 décembre 1991, consacrant ainsi la disparition de l'URSS après un accord signé le 8 décembre par l'Ukraine, le Bélarus et la Russie.
Au sommet du pouvoir depuis 2000, Vladimir Poutine "devrait faire la même chose que moi. Moi, à sa place, je le ferais car ainsi il pourrait préserver toutes les choses positives qu'il a faites", a ajouté le père de la perestroïka. S'il n'a pas manqué de rappeler qu'il a longtemps soutenu Vladimir Poutine après son arrivée au Kremlin dans un contexte économique et politique post-soviétique chaotique, Mikhaïl Gorbatchev a estimé que désormais un changement de fond était nécessaire dans le pays.
"Je suis heureux d'avoir vécu ce réveil"
A 80 ans, le dernier dirigeant soviétique a expliqué qu'il aurait souhaité se joindre à la manifestation de samedi à Moscou où près de 120 000 manifestants ont scandé des slogans anti-Poutine. Sa santé ne le lui a pas permis. "Je suis heureux d'avoir vécu ce réveil" politique de la société russe, a-t-il affirmé. "Cela créé un grand espoir." Déjà, lors de la précédente manifestation du 10 décembre Mikhaïl Gorbatchev avait eu recours au terme "historique" pour qualifier l'évènement avant d'appeler les autorités russes à organiser de nouvelles législatives. Les élections du 4 décembre ayant été marquées par d'importantes fraudes, selon les observateurs et l'opposition.
Mais le camp de Vladimir Poutine n'entend pas recevoir de leçons sur le régime actuel de la part de Mikhaïl Gorbatchev. "Nous respectons beaucoup (Mikhaïl Gorbatchev), mais je suis né en 1967 en Union soviétique et ce pays a cessé d'exister lorsqu'il en était le dirigeant", a expliqué dimanche Dmitri Peskov, le porte-parole de Vladimir Poutine.
Selon le dernier numéro un soviétique, les autorités russes sont confrontées aujourd'hui au même problème que la Pologne communiste des années 1980, lorsque le syndicat Solidarité a déstabilisé le régime du général Wojciech Jaruzelski en organisation des manifestations et des grèves. "Le général Jaruzelski, mon ami, m'a appelé et m'a dit : Mikhaïl Sergueïevitch, Solidarité est une réalité, la société semble soutenir (le syndicat) et nous ne pouvons pas faire comme si de rien n'était. Nous devons changer, organiser une table ronde. Qu'en pensez-vous ?", raconte Mikhaïl Gorbatchev. "Et je lui ai dit je soutiens ça", se souvient-il, considérant cette approche comme un modèle à suivre pour le départ de Vladimir Poutine.
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