Manifestation à Budapest contre l'entrée en vigueur de la nouvelle constitution, le 2 janvier 2012. © AFP
Hongrie : le Premier ministre lâche du lest sur ses lois liberticides
S'exprimant devant les députés européens, Viktor Orban a promis de modifier les lois controversées entrées en vigueur le 1e janvier. Un vif incident l'a opposé à Daniel Cohn-Bendit, qui l'a comparé à Hugo Chavez ou Fidel Castro.
Publié le 18/01/2012
Le parti socialiste MSZP, le parti écologiste de gauche LMP et le nouveau parti DK de l'ancien Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany ont participé au rassemblement, mais les membres de la classe politique ne devaient pas s'exprimer. Les manifestants brandissaient des pancartes indiquant "Assez!". Dans le même temps, les membres du gouvernement et le président Pal Schmitt arrivaient pour une cérémonie à l'Opéra de Budapest pour l'entrée en vigueur de la nouvelle constitution. "Viktor Orban et ses serviteurs ont fait passer la Hongrie d'un endroit prometteur au lieu le plus sombre d'Europe", a commenté avant le début de la manifestation le député socialiste Tibor Szanyi.
L'indépendance de la justice menacée
La Loi fondamentale, adoptée en avril grâce à la majorité des deux-tiers dont jouit au Parlement le parti Fidesz de Viktor Orban, a suscité les critiques de l'Union européenne, de la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton et d'Amnesty International. Ses détracteurs reprochent à la nouvelle constitution de limiter les pouvoirs de la Cour constitutionnelle, de menacer le pluralisme des médias et de mettre fin à l'indépendance de la justice.
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