Italie: premier procès pour les morts du séisme de L'Aquila

le 20 septembre 2011 à 05h00 , mis à jour le 19 septembre 2011 à 17h09

Sept personnes comparaissent mardi, accusées d'avoir sous-estimé les risques du tremblement de terre qui avait coûté la vie à plus de 300 habitants de la capitale des Abruzzes. C'était en avril 2009.

L'Aquila séisme Italie AbruzzesPlus de 300 personnes ont perdu la vie dans ce séisme qui a touché toutes les Abruzzes © TF1

Elles sont accusées d'avoir sous-estimé les risques du séisme qui a frappé l'Aquila en avril 2009. Le procès de sept personnes accusées d'homicide involontaire s'ouvre mardi dans cette ville du centre de l'Italie. Le tremblement de terre dans la capitale des Abruzzes avait causé la mort de plus de 300 personnes et détruit son centre historique.

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A la barre, des scientifiques essentiellement. Ils participaient à la Commission "grands risques" qui s'était réunie le 31 mars 2009 à L'Aquila, six jours avant le séisme. Objectif de cette réunion : analyser une série de secousses sismiques qui avaient frappé L'Aquila pendant les mois ayant précédé le séisme (plus de 400 secousses en quatre mois) et fournir des indications aux autorités locales qui sont les seules à pouvoir prendre d'éventuelles mesures. A l'issue de cette réunion, la Commission avait indiqué qu'il n'était pas possible de prévoir ou non si un séisme plus fort se produirait mais avait recommandé de respecter davantage les mesures de prévention anti-sismiques notamment dans la construction d'immeubles.
 
"On ne peut pas faire un procès à la science"
 
Résultat : la justice accuse aujourd'hui certains de ces participants d'avoir donné des informations trop rassurantes à la population qui aurait pu prendre des mesures pour se protéger si elle avait été correctement informée. Parmi les sept accusés figurent de grands noms de la science en Italie comme le professeur Enzo Boschi, jusqu'à récemment président de l'Institut national de géophysique et vulcanologie (INGV) ou le professeur de Physique de l'Université de Gênes, Claudio Eva. "C'est un procès qui débute sur des bases bien fragiles, on ne peut pas faire un procès à la science", a indiqué à l'AFP Alfredo Biondi, avocat du professeur Eva, rappelant que son client avait déclaré pendant la réunion de la Commission que "personne ne peut exclure un séisme de dimension majeure".
 
L'INGV, l'établissement de référence en Italie, a élaboré depuis plusieurs années une carte du risque sismique dans la péninsule et L'Aquila se trouve depuis 2006 dans la zone à plus haut risque. Le 6 avril 2009 à 3h32 du matin (1h32 GMT), un séisme de magnitude 6,3 ravageait L'Aquila et ses joyaux artistiques et plusieurs villages des alentours, faisant 309 morts et privant de logement 80.000 personnes.

le 20 septembre 2011 à 05:00
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1 Commentaires

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  • mugetsu, le 20/09/2011 à 14h31

    Il faudra aussi penser à faire un procès à tous les voyants du monde qui ne voyent jamais aucunes catastrophes naturelles arrivées !!!

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