© AFPTrois ans et demi après sa victoire aux législatives du printemps 2008, Silvio Berlusconi, rattrapé par la crise de la dette qui étrangle financièrement l'Italie (1.900 milliards d'euros, soit 120% du PIB), a donc été contraint de jeter l'éponge mardi soir. Après avoir été mis en minorité par sa propre majorité, il a simplement obtenu un répit jusqu'à la fin du mois, le temps d'adopter les mesures budgétaires et les réformes (cession d'actifs publics pour réduire la dette, libéralisation des professions réglementées, simplification des procédures administratives...) exigées par l'UE et souhaitées par le FMI, qui a mis le pays sous surveillance.
Vidéo
Procès Mills : faits prescrits, Berlusconi échappe à la condamnation
Le tribunal de Milan a déclaré, samedi, que le délit de corruption dont été accusé l'ancien chef du gouvernement italien était prescrit. Faits reprochés au Cavaliere? L'"achat" de faux témoignages de son ancien avocat David Mills dans deux procédures datant des années 90.
Publié le 25/02/2012
Monti demande du temps aux marchés et des "sacrifices" aux Italiens
Le futur président du Conseil italien a réclamé un peu de temps aux marchés pour former son équipe et mettre en oeuvre un programme, qui contiendra "des sacrifices", afin de récupérer la crédibilité perdue dans les derniers mois du gouvernement Berlusconi.
Publié le 14/11/2011
Nomination de Mario Monti : les Bourses pas convaincues
Les Bourses étaient lundi matin dans le vert, au lendemain de la nomination de l'ex-commissaire européen comme président du Conseil italien.... avant de rebasculer dans le rouge à la clôture.
Publié le 14/11/2011
Italie : Mario Monti chargé de former un nouveau gouvernement
L'ex-commissaire européen Mario Monti a été chargé dimanche soir de former un nouveau gouvernement pour succéder à celui de Silvio Berlusconi par le président de la République Giorgio Napolitano.
Publié le 13/11/2011
Berlusconi part "fier de son action", le président italien consulte
Silvio Berlusconi a démissionné samedi soir de son poste de chef du gouvernement. Le président italien va passer la journée de dimanche à consulter la classe politique avant de lui nommer un successeur.
Publié le 13/11/2011
Berlusconi, "la fin du règne du carnaval"
La presse italienne fait ses adieux dimanche en Une à Silvio Berlusconi, qualifiant de "journée historique" la démission samedi soir du chef du gouvernement italien, qui marque "la fin d'une époque".
Publié le 13/11/2011
Berlusconi a démissionné
Silvio Berlusconi a démissionné samedi soir de son poste de chef du gouvernement. Le président italien va passer la journée de dimanche à consulter la classe politique avant de lui nommer un successeur.
Publié le 12/11/2011
Berlusconi va-t-il "fuir" sous les tropiques ?
Si un retour en politique est le plus probable, d'autres options se présentent à Silvio Berlusconi, qui va devoir aussi faire face à la justice.
Publié le 13/11/2011
Berlusconi premier ministre pour encore quelques heures
Les députés italiens se prononcent ce samedi sur la loi de stabilité financière dont l'adoption devrait marquer la fin de la présence de Silvio Berlusconi à la tête du gouvernement. Il a rencontré son probable successeur, Mario Monti.
Publié le 12/11/2011
Course contre la montre à Rome pour rassurer les marchés
Les sénateurs italiens ont adopté ce vendredi la série de mesures d'austérité réclamée par l'UE face à la crise de la dette, avant un vote samedi de la Chambre des députés. Le prochain gouvernement, probablement dirigé par Mario Monti, pourrait être formé dès dimanche soir.
Publié le 11/11/2011
L'Italie a perdu la confiance des marchés
Imparfaitement rassurées par la démission annoncée de Berlusconi, les Bourses européennes restent fébriles... mais tablent sur l'arrivée à la tête du gouvernement de Mario Monti. Le Trésor italien a réussi à lever 5 milliards d'euros lors d'une émission d'obligations test, mais à un taux record.
Publié le 10/11/2011
Crise de la dette et effet domino : les scénarios possibles
QUESTIONS-REPONSES - L'Italie va-t-elle devoir demander une aide financière ? La zone euro peut-elle l'aider ? Pourrait-elle survivre à un tel cataclysme ? Tour d'horizon des scénarios possibles et des questions qui se posent face à l'aggravation de la crise de la dette.
Publié le 10/11/2011
Le "bon" conseil de Merkel à l'Italie
Alors que les modalités de la succession de Silvio Berlusconi sont encore floues, la chancelière allemande joue au professeur en demandant "que la question du gouvernement soit clarifiée". Sous-entendu : dépêchez-vous de nommer rapidement un Premier ministre apprécié en Europe...
Publié le 10/11/2011
Crise de la dette : les Etats-Unis face au scénario du pire
La crise de la dette pourrait-elle emporter l'Italie, se propager aux Etats-Unis et devenir mondiale ? C'est un des scénarios de l'agence Moody's. Au sein du parti républicain, les candidats refusent par avance toute aide à l'Europe, notamment à l'Italie, qui a "dépassé le point de non-retour".
Publié le 10/11/2011
Les Bourses chahutées par les craintes italiennes
La démission de Berlusconi n'a que temporairement rassuré les marchés, en raison de l'incertitude qui s'ouvre pour la politique italienne. Les Bourses européennes sont de nouveau fébriles. En attendant un test crucial : le résultat d'une nouvelle une émission obligataire du Trésor italien.
Publié le 10/11/2011
Après Berlusconi, qui sera victime des "bulldozers des marchés" ?
REVUE DE PRESSE - La crise financière menace-t-elle la démocratie ? C'est la question posée par divers journaux après la démission annoncée de Berlusconi, emporté, non par la volonté du peuple italien, mais par celle des marchés. Libération prévient : "Nul n'est plus à l'abri".
Publié le 10/11/2011
Les gouvernements s'en vont, la crise s'envenime...
La démission désormais officielle de Georges Papandréou en Grèce et celle, annoncée, de Silvio Berlusconi en Italie n'ont pas suffi à désamorcer mercredi la crise dans la zone euro, dont l'éclatement n'est plus un scénario de science fiction. En Europe et aux USA, les bourses ont toutes cédé au pessimisme.
Publié le 09/11/2011
Berlusconi prépare sa retraite politique... et sa succession
Le chef du gouvernement italien, dont la démission prochaine a été annoncée mardi, déclare qu'il ne se représentera pas en cas d'élections anticipées. Un temps rassurés par l'annonce de sa prochaine démission, les marchés sont pourtant en forte baisse, craignant une instabilité politique.
Publié le 09/11/2011
Un dernier vote du budget et c'est fini pour Berlusconi
Silvio Berlusconi a confirmé mardi soir qu'il démissionnerait de son poste de président du Conseil italien une fois le nouveau budget voté au Parlement. Ce vote devrait intervenir d'ici au 18 novembre.
Publié le 08/11/2011
"Berlusconi n'a plus de légitimité"
DECRYPTAGE - Le Premier ministre italien a perdu la majorité absolue mardi lors du vote sur les comptes publics. Fabio Liberti, spécialiste de la vie politique italienne, estime sur TF1 News qu'il n'a aucune chance de survivre à une motion de défiance dans les jours qui viennent s'il ne démissionne pas.
Publié le 08/11/2011
Une victoire à la pyrrhus pour Berlusconi ?
Après la défection de plusieurs députés de son camp, le Premier ministre italien n'a obtenu mardi qu'une majorité relative lors du vote sur les comptes publics. La gauche, qui s'est abstenue, pourrait déposer une motion de censure si le "Cavaliere" décide de rester en poste.
Publié le 08/11/2011
Rome : des milliers de manifestants fêtent la démission de Berlusconi
Des milliers de manifestants avaient déjà commencé à fêter la démission de Silvio Berlusconi avant l'annonce officielle samedi, dans différents endroits de la capitale, comme ici devant la résidence du Cavaliere.
Publié le 12/11/2011
Qui est Mario Monti ?
Mario Monti est le successeur désigné de Silvio Berlusconi, qui a présenté sa démission à l'issue d'un ultime vote à la Chambre des députés samedi. Cet économiste respecté de 68 ans devrait former un gouvernement élargi. Portrait.
Publié le 12/11/2011
Berlusconi, roi de la gaffe et de la provocation
Juqu'à la dernière seconde Silvio Berlusconi multiplie les provocations. A 75 ans, le Président du Conseil reste fidèle à lui-même, tout en versant dans la nostalgie et en citant Mussolini.
Publié le 09/11/2011
A l'instar de la droite grecque, la gauche italienne, bien qu'opposée à cette nouvelle cure d'austérité, agira pour qu'elle soit adoptée afin d'éviter une aggravation de la situation. Silvio Berlusconi pourra ainsi sortir la haute et affirmer qu'il a "fait passer l'intérêt du pays avant (son) intérêt personnel".
Ce départ annoncé du "Cavaliere" règle-t-il pour autant tous les problèmes italiens ? Non. Au contraire, plusieurs questions restent en suspens, notamment celle de la réaction des marchés aux futurs développements de la crise, financière et politique.
D'un point de vue strictement politique, quelle est la suite des événements ?
Selon la Constitution italienne, dès qu'un Premier ministre démissionne ou est renversé, le président, aujourd'hui Giorgio Napolitano, doit entamer des consultations pour s'assurer qu'aucune autre majorité n'est possible à l'Assemblée. "Cette étape se fait calculette à la main pour compter les soutiens de chacun. A l'arrivée, soit une majorité de droite ou d'union nationale se dégage, soit Giorgio Napolitano, qui est un simple "notaire', convoquera des législatives anticipées", explique Fabio Liberti, politologue italien, à TF1 News. La démission de Berlusconi annoncée à l'avance, Giorgio Napolitano peut déjà commencer officieusement ses consultations.
Quel est le scénario le plus probable ?
Difficile à dire. Giorgio Napolitano semble privilégier la formation d'un gouvernement d'union nationale, dirigé par un "technicien" comme Mario Monti, l'ancien commissaire européen à la Concurrence. Ou, à défaut, il souhaite élargir la coalition au pouvoir formée par le Peuple de la Liberté (PdL), la formation de Berlusconi, et par la Ligue du Nord aux centristes de l'UDC. Dans les deux cas, l'objectif serait d'aller au bout de la législature, prévue en 2013. Selon l'option retenue, le Premier ministre ne serait pas le même.
De son côté, Silvio Berlusconi, dont l'influence est toujours importante au sein du PdL, a déjà fait savoir qu'il préférait l'option d'un scrutin anticipé. Et il a désigné son successeur : Angelino Alfano, le secrétaire général du parti. La gauche juge pour sa part peu probable la formation d'un cabinet d'union nationale, en raison justement de la résistance de Berlusconi à cette idée. Elle estime donc que des législatives anticipées, qu'elle ne souhaite pas, sont vraisemblables.
Pour Fabio Liberti, il est "urgent de mettre en place les réformes budgétaires. Or le pays ne peut encore se permettre trois mois d'inactivité politique avant des élections anticipées". Principale raison : l'influence des marchés financiers, dont le rôle a été primordial dans la chute de Berlusconi.
Les marchés vont-ils diriger la politique économique italienne ?
Pour beaucoup, ce sont les investisseurs qui ont fait tomber Berlusconi. Depuis plus de deux ans, au-delà d'une politique économique controversée, ce dernier était plombé par ses déboires judiciaires et les scandales sexuels. Dans la rue, les manifestations se multipliaient, dans les sondages, sa cote était au plus bas, et même au Vatican, l'exaspération était certaine. Mais, contre vents et marées, le "Cavaliere" tenait bon.
Jusqu'à les marchés financiers fassent comprendre qu'ils ne lui faisaient plus confiance et que son manque de crédibilité, en tant que personne, ne ferait qu'aggraver la situation. Sa présence était en effet perçue par beaucoup d'investisseurs comme un obstacle aux réformes censées garantir des économies à hauteur de 60 milliards d'euros. Pour que leur message passe, les investisseurs n'ont pas lésiné sur les moyens. Ils ont notamment augmenté les taux d'intérêt des obligations d'Etat qui servent à financer la dette : mardi, ils sont ainsi passés à 6,75% sur dix ans (contre 1,75% pour l'Allemagne) et 6,85% sur cinq ans (0,95% pour l'Allemagne). Résultat : la dette augmente d'autant plus.
Bref, cette mise sous pression des marchés a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. C'est elle qui a poussé les députés de la majorité à faire sécession le week-end dernier. "Ils se sont rendus compte que l'ère Berlusconi touchait à sa fin et qu'ils seraient emportés dans sa chute s'ils le soutenaient encore", remarque Fabio Liberti. Alors "Moody's président", comme certains observateurs le lancent en faisant référence aux agences de notation pour dénoncer l'immersion des marchés dans la vie politique ? Le débat ne fait que commencer.
Berlusconi parti, les marchés sont-ils satisfaits ?
La logique l'aurait voulu. Mais c'est loin d'être le cas, bien au contraire. Au-delà du calendrier de départ de Berlusconi, ils s'inquiètent maintenant des risques d'instabilité et d'enlisement politique et/ou de blocage de toute initiative d'envergure en cas de législatives anticipées -le scrutin n'aurait pas lieu avant février ou mars prochain. "Rien ne garantit que le successeur de Berlusconi sera capable de faire du meilleur boulot", explique Christian Jimenez, gérant et président de Diamant Bleu Gestion, une société de gestion de portefeuilles spécialisée dans la gestion flexible et l'allocation d'actifs, à Reuters.
Résultat : les obligations d'Etat à dix ans ont passé la barre des 7% mercredi. A titre de comparaison, la Grèce, l'Irlande et le Portugal ont chacun à leur tour été contraints d'appeler à l'aide internationale après avoir vu le coût de leur dette franchir ce seuil. La Bourse de Milan a, elle, encore dévissé de 4%.
Berlusconi a-t-il dit son dernier mot ?
Oui et non. Oui en tant que président du Conseil : il peut difficilement revenir sur sa décision de démissionner, puisqu'elle a été annoncée officiellement par la président de la République. Et si c'était le cas, il serait probablement rapidement renversé. Il a également affirmé qu'il ne se représenterait pas si des législatives anticipées sont convoquées. Là aussi, il n'a pas tellement le choix : ses chances de victoire seraient minimes tant il est discrédité personnellement.
En revanche, il peut encore peser dans l'ombre pendant la campagne du PdL pour permettre à son parti de rester au pouvoir. Son objectif serait alors d'échapper aux procédures judiciaires lancées contre lui. Dès qu'il aura quitté son poste de Premier ministre, Silvio Berlusconi sera en effet privé de certains avantages liés à la fonction. Il ne pourra compter que sur son immunité de député pour affronter les juges dans les trois procès où il est accusé, dont le célèbre "Rubygate".
Retour MYTF1
Procès Mills : faits prescrits, Berlusconi échappe à la condamnation
Chargement en cours...




