Lorsque les premiers tickets pour les Jeux Olympiques de Londres avaient été mis en vente, il y a plus d'un an, l'organisme chargé d'organiser les Jeux, le Locog, avait été submergé de demandes de tickets. Pourtant samedi, à la grande surprise des organisateurs, plusieurs sites n'étaient que partiellement occupés, notamment la Centre aquatique et Wimbledon, où se déroule le tournoi de tennis.
Dans le parc de Greenwich, les tribunes n'étaient pas remplies pour les épreuves de dressage du concours complet, sport très populaire en Grande-Bretagne, tout comme pour les compétitions de badminton à la Wembley Arena. De même, un match comme celui opposant la Britannique Anne Keothavong à l'ancienne n°1 mondiale, la Danoise Caroline Wozniacki, aurait dû se disputer dans un central de Wimbledon (15.000 sièges) rempli à craquer, ce qui était loin d'être le cas samedi.
Une situation "honteuse" pour le ministre des Sports
Voilà de quoi, au mieux surprendre, au pire irriter les organisateurs des JO 2012. Ni une, ni deux, le Locog a décidé de lancer ses propres investigations sur ces gênantes places inoccupées. Pendant que le sujet commence à faire débat sur les réseaux sociaux, et que le ministre britannique des Sports Jeremy Hunt a lui-même qualifié cette situation de "honteuse" et "très décevante", ajoutant - dans un entretien à la BBC télévision - qu'il allait enquêter "très rapidement". "Nous voulons que ces billets soient disponibles pour le public. C'est scandaleux que quelque chose comme cela se produise, mais nous allons tout faire pour les stades soient remplis", a assuré le ministre.
Le Locog a déjà des pistes à explorer. "Nous savons que certains sites avaient des sièges vides", a déclaré un porte-parole. "Nous pensons que les sièges vides se trouvent dans des zones (réservées aux personnes) accréditées et nous sommes en train d'essayer de savoir qui aurait du s'y trouver et pourquoi ces personnes n'y étaient pas."










