Le procès de l'étudiante franco-turque, s'est ouvert mercredi devant la cour d'assises de Bursa, dans le nord-ouest de la Turquie. Les juges ont fixé au 19 novembre la prochaine audience du procès de l'étudiante, jugée pour des liens supposés avec un groupe d'extrême gauche interdit en Turquie. Après cette première audience, Sevil n'est plus sous contrôle judiciaire : elle peut donc se déplacer librement en Turquie.
Cependant, elle ne peut pas quitter le territoire turc et regagner la France comme elle l'a demandé. Le tribunal a refusé de lever l'interdiction de sortie du territoire turc qui lui est imposé. Selon l'AFP, la mère de l'accusée, présente dans la salle d'audience, a fondu en larmes lors de l'annonce de cette décision, tandis que, très déçue la jeune franco-turque a refusé de commenter cette décision devant la presse.
La France se mobilise pour ce cas soumis à la justice turque
Sevil Sevimli, une Lyonnaise de 20 ans arrivée en début d'année à Eskisehir (nord-ouest) dans le cadre d'un programme d'échange Erasmus, a été arrêtée le 10 mai et incarcérée trois mois pour des liens supposés avec une organisation d'extrême-gauche proche de la cause kurde, le Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C). (Lire notre article : Turquie : Sevil, étudiante franco-turque, jugée pour terrorisme)
L'étudiante, qui encourt jusqu'à 32 ans de prison pour "appartenance à une organisation terroriste" et "propagande en faveur d'une telle organisation terroriste", rejette les accusations. Son cas a suscité un large élan de mobilisation en France, où la pétition ouverte par son comité de soutien a déjà recueilli 120.000 signatures.








