Pour la Belgique, c'est peut-être le début de la fin d'une crise sans précédent par sa durée et son ampleur, qui a mis l'unité du pays à rude épreuve. Le chef socialiste francophone Elio Di Rupo a réussi vendredi à convaincre huit partis de négocier en vue de former un gouvernement. Une fois obtenu cet accord, il s'est rendu chez le roi Albert II pour lui faire rapport. Le monarque, constatant "la volonté exprimée par une large majorité de résoudre les problèmes institutionnels et socio-économiques auxquels le pays est confronté", a demandé au leader du PS de poursuivre sa mission de "formateur", a indiqué le palais dans un communiqué.
La Belgique a enfin un budget, et peut-être bientôt un gouvernement
Les négociateurs de six partis francophones et néerlandophones belges sont parvenus samedi à un accord sur le budget fédéral 2012, ouvrant ainsi la voie au règlement de la crise politique qui paralyse la Belgique depuis juin 2010.
Publié le 26/11/2011
Belgique : le "formateur" Di Rupo renonce, le roi patiente
L'interminable crise belge s'est de nouveau aggravée avec l'annonce de la démission du premier ministre pressenti, Elio Di Rupo, en raison du blocage des négociations en vue de former un gouvernement. Le roi a suspendu sa décision.
Publié le 21/11/2011
Belgique cherche gouvernement désespérément
Il y a un an avaient lieu les législatives qui devaient plonger la Belgique dans la crise. Un an plus tard, le prochain gouvernement belge reste introuvable, et c'est la Belgique entière qui se cherche. Le gouvernement sortant, lui, se tire plutôt bien d'un exercice compliqué...
Publié le 13/06/2011
La Belgique sans gouvernement depuis un an
Il y a un an le gouvernement belge, miné par les dissensions entre Flamands et francophones sur l'avenir du pays, démissionnait. Conséquence : une crise politique d'une durée record sans aucune perspective d'amélioration rapide.
Publié le 22/04/2011
Belgique : pas de gouvernement, pas de sexe
<b> Interview - </b> Parce qu'elle veut inciter les négociateurs belges à -enfin- former un gouvernement, une sénatrice belge appelle leurs compagnes à bouder les plaisirs de la chair.
Publié le 08/02/2011
Elio Di Rupo venait d'avoir une longue réunion de clarification avec les responsables de ces huit partis -quatre francophones (dont le PS) et quatre flamands - jeudi, jour de la fête nationale belge, "afin de permettre à chacun de bien se comprendre". L'annonce ne peut que détendre une atmosphère singulièrement alourdie depuis que la base de compromis qu'il avait proposée avait été rejetée début juillet par les deux principaux partis flamands, la Nouvelle Alliance flamande (N-VA, indépendantiste) et les chrétiens-démocrates du CD&V. Sept autres partis des deux communautés linguistiques avaient en revanche donné leur accord pour ouvrir des négociations sur un programme de gouvernement et un transfert de compétences supplémentaires aux régions belges, comme le réclame la Flandre (60% de la population).
Accord sur la méthode, pas sur le contenu
Albert II avait tenu en suspens la démission que Di Rupo lui avait présentée, dans l'espoir qu'il obtienne l'appui du CD&V, indispensable pour parvenir au quorum des deux tiers nécessaire à la Chambre pour une réforme constitutionnelle. Finalement, le chef de ce parti, Wouter Beke, s'était dit mercredi prêt à négocier, quelques heures après une mise en garde solennelle du roi contre la poursuite de la crise. Il avait toutefois exigé que certaines mesures trop favorables à ses yeux aux francophones dans la note de Di Rupo soient mises au placard. Wouter Beke avait ensuite été invité jeudi à expliquer devant les sept autres partis sur quelle base exacte il était disposé à négocier la formation d'un gouvernement. La réunion aura duré près de sept heures.
Les négociations ne démarreront cependant pas immédiatement, a précisé le communiqué, le roi ayant proposé au chef du PS, qui l'a acceptée, une "trêve" jusqu'à la mi-août pour permettre aux responsables politiques belges de se reposer de leur "grande fatigue" après une crise de plus de 400 jours. Depuis les législatives du 13 juin 2010, le pays est dirigé par un gouvernement qui expédie les affaires courantes. Ensuite, "les discussions reprendront sur la base de l'organisation des travaux" que Di Rupo a fait avaliser par les huit partis.
Si l'accord s'est fait sur la méthode, cependant, on en est sans doute encore loin sur le contenu et l'équilibre reste "fragile" entre néerlandophones et francophones, a observé l'agence Belga. Dans un communiqué séparé, le chef du PS a indiqué dans la nuit de jeudi à vendredi que, comme l'avait demandé le CD&V, les tractations commenceraient par le dossier le plus épineux, celui de la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde dit BHV, sans toutefois promettre qu'il serait dissocié des autres dossiers. Le CD&V fait de la suppression des droits électoraux et judiciaires des francophones de la banlieue de Bruxelles, située en Flandre, un préalable. En face, un responsable du parti libéral francophone, le MR, a déjà prévenu que lors des négociations à venir il se réservait de déposer des amendements, y compris sur l'élargissement de Bruxelles. Un casus belli pour les Flamands.
Retour MYTF1
La Belgique a enfin un budget, et peut-être bientôt un gouvernement
Chargement en cours...




