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Détention illégale : l'Ukraine condamnée, Ioulia Timochenko "heureuse"

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le 30 avril 2013 à 13h28 , mis à jour le 30 avril 2013 à 17h39.
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3min
Ioulia Timochenko au tribunal de Kiev le 11 octobre 2011 aux côtés de sa fille. .

Ioulia Timochenko au tribunal de Kiev le 11 octobre 2011 aux côtés de sa fille. / Crédits : LCI

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EuropeLa Cour européenne des droits de l'homme a donné raison mardi à l'ancien Premier ministre ukrainien, Ioulia Timochenko, emprisonnée depuis 2011, en estimant à l'unanimité "arbitraire et illégal" son placement en détention provisoire.

L'Ukraine a été condamnée mardi par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour les conditions de détention infligées à l'ancien Premier ministre Ioulia Timochenko, qui purge une peine de sept ans de prison dans son pays pour abus de pouvoir.

La fille de l'ex-Premier ministre ukrainien a rapidement réagi : "Aujourd'hui, nous pensons que c'est une première victoire, un premier pas vers sa réhabilitation politique totale et sa libération immédiate", a déclaré Evguenia, la fille de l'opposante, lors d'une conférence de presse à Kiev.

Les juges de Strasbourg ont condamné l'Ukraine pour quatre violations des droits fondamentaux de Mme Timochenko, mais ont en revanche rejeté le grief portant sur les mauvais traitements allégués par l'opposante. La juridiction du Conseil de l'Europe estime toutefois que l'égérie de la révolution orange de 2004 a été victime de détention arbitraire durant sa période de détention provisoire. Cet arrêt ne concerne cependant ni le procès, ni la condamnation de l'ancien chef de gouvernement, sur lesquels la Cour de Strasbourg sera amenée à se prononcer ultérieurement. Peu de temps après, la France a appelé à la libération de l'ex-Première ministre ukrainienne, demandant à l'Ukraine de "prendre des mesures adéquates" après l'arrêt de la CEDH. 

En fin d'après-midi, l'ex-Première ministre ukrainienne s'est dit "heureuse" de cette décision rendue. "Aujourd'hui, c'est un jour important pour moi. Je suis heureuse que la CEDH (...) ait reconnu que mon arrestation et ma détention étaient illégales", a-t-elle déclaré dans un communiqué, publié sur le site de la grande alliance d'opposition Batkivchtchina (Patrie), à laquelle elle appartient. La CEDH "m'a de fait reconnue comme prisonnière politique", a-t-elle ajouté. "Je ne sais pas comment va réagir (le président ukrainien, ndlr) Viktor Ianoukovitch après cette décision. Mais après la décision de la CEDH je suis déjà moralement libre", a-t-elle poursuivi.

Enquête pour meurtre
 
Ioulia Timochenko, qui est âgée de 52 ans, a dirigé le gouvernement ukrainien en 2005 puis de décembre 2007 à mars 2010. Elle avait pris la tête du principal parti d'opposition après sa défaite, à l'élection présidentielle de février 2010, face au perdant de la révolution orange, Viktor Ianoukovitch.  L'opposante ukrainienne, qui dénonce un acharnement politique à son égard, est actuellement poursuivie pour des faits de fraude fiscale et de détournement de fonds relatifs à ses activités de femme d'affaires dans les années 1990.
 
Alors que ce nouveau procès, qui a débuté en avril, est ajourné en raison de son état de santé, Ioulia Timochenko fait encore l'objet d'une enquête pour meurtre, diligentée par le parquet général d'Ukraine, pour une affaire remontant à 1996. Les poursuites engagées contre elle et d'anciens membres de son gouvernement pèsent sur les relations entre l'Ukraine et l'Union européenne qui conditionne la signature d'un accord politique et commercial avec Kiev à leur libération.

Commenter cet article

  • jm7575 : C'est un pays pour Depardieu l'Ukraine : une grande démocratie soviétique !

    Le 30/04/2013 à 18h06
  • cacest4vrai : La france aussi est condamnée (régulièrement) pour détention abusive (préventive trop longue/certains y sont depuis 5 ans, 7 ans, 9 ans), mais çà ne change rien...

    Le 30/04/2013 à 17h32
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