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UE : la galère des mineurs demandeurs d'asile


le 17 septembre 2012 à 18h34 , mis à jour le 17 septembre 2012 à 18h44.
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3min
Comment accueillir les demandeurs d'asile ?

Dans les départements frontaliers la situation est critique. En Moselle, il n'y a déjà certains jours plus d'hébergements d'urgence disponibles. / Crédits : TF1/LCI

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EuropeObstacles administratifs, manque de soins, conditions d'hébergement déplorables... Un rapport fustige la politique d'accueil des mineurs des différents pays de l'Union.

"Insatisfaisantes". C'est ainsi qu'une étude de droit comparé qualifie les conditions d'accueil offertes par l'Union européenne aux mineurs demandeurs d'asile, chassés de leur pays par la guerre et les persécutions.

"La situation d'ensemble ne semble pas très positive", écrivent les auteurs de cette étude, financée par la Commission européenne et coordonnée par l'association France Terre d'Asile (FTA).
 
Dès leur arrivée sur le sol européen et jusqu'à la décision finale sur leur statut, les mineurs isolés rencontrent en effet de nombreux "obstacles" et peu de protection.
 
En France, ils luttent pour obtenir le formulaire de demande d'asile. En Lettonie, ils ne reçoivent des soins médicaux gratuits qu'en cas d'urgence. L'Autriche quant à elle ne prévoit aucun soutien psychologique, bien que certains aient subi des traumatismes importants (enfants soldats, mutilation génitale, prostitution...)
 
"L'aide et les conditions d'hébergement offertes pendant la procédure sont généralement insatisfaisantes", poursuivent les auteurs de l'étude. "Certains pays permettent même le placement en détention" de ces enfants, parfois dans "des conditions précaires".
 
Hétérogénéité des lois dans l'UE
 
Malgré ces difficultés, 10.295 mineurs isolés ont déposé en 2010 une demande d'asile dans un des 27 pays de l'UE, d'abord en Suède, puis en Allemagne et au Royaume-Uni.
 
L'Afghanistan était le premier pays d'origine de ces jeunes, suivi par la République démocratique du Congo (RDC), l'Irak et la Somalie.La plupart de ces mineurs sont de sexe masculin et ont plus de 15 ans.
 
Le taux de décision positive varie de 8% (en Irlande) à 61% (au Royaume-Uni) avec une gamme de statuts plus ou moins protecteurs. En cas de rejet, le mineur doit quitter le pays immédiatement (Bulgarie, Allemagne, Suède...) ou à ses 18 ans (France, Slovaquie).
 
Le rapport illustre en effet "l'hétérogénéité des lois et des pratiques dans ce domaine". "Nous sommes loin du régime d'asile européen commun que chacun prône dans chaque discours", a déclaré à l'AFP Pierre Henry, directeur général de FTA.

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