Le "bon" conseil de Merkel à l'Italie

Par , le 10 novembre 2011 à 17h49 , mis à jour le 10 novembre 2011 à 18h34

Alors que les modalités de la succession de Silvio Berlusconi sont encore floues, la chancelière allemande joue au professeur en demandant "que la question du gouvernement soit clarifiée". Sous-entendu : dépêchez-vous de nommer rapidement un Premier ministre apprécié en Europe...

Angela MerkelAngela Merkel/Image d'archives © ABACA

Après la Grèce, Angela Merkel risque d'être très mal perçue en Italie. Au premier semestre, ses déclarations sur la Grèce (elle avait par exemple affirmé que les Grecs prenaient plus de vacances et travaillaient moins qu'en Allemagne et qu'il n'était donc pas normal qu'ils partent plus tôt à la retraite) n'étaient pas passées inaperçues à Athènes.

  • Course contre la montre à Rome pour rassurer les marchés

    Les sénateurs italiens ont adopté ce vendredi la série de mesures d'austérité réclamée par l'UE face à la crise de la dette, avant un vote samedi de la Chambre des députés. Le prochain gouvernement, probablement dirigé par Mario Monti, pourrait être formé dès dimanche soir.

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  • L'Italie a perdu la confiance des marchés

    Imparfaitement rassurées par la démission annoncée de Berlusconi, les Bourses européennes restent fébriles... mais tablent sur l'arrivée à la tête du gouvernement de Mario Monti. Le Trésor italien a réussi à lever 5 milliards d'euros lors d'une émission d'obligations test, mais à un taux record.

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  • Après Berlusconi, qui sera victime des "bulldozers des marchés" ?

    REVUE DE PRESSE - La crise financière menace-t-elle la démocratie ? C'est la question posée par divers journaux après la démission annoncée de Berlusconi, emporté, non par la volonté du peuple italien, mais par celle des marchés. Libération prévient : "Nul n'est plus à l'abri".

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  • Italie : quelle(s) suite(s) pour l'après-Berlusconi ?

    Même avec la démission annoncée de Silvio Berlusconi après le vote des réformes budgétaires demandées par l'UE, l'Italie est loin d'avoir réglé tous ses problèmes. Premier chantier : garantir rapidement une stabilité politique pour rassurer les marchés financiers, à l'origine de la chute du Premier ministre.

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  • Berlusconi prépare sa retraite politique... et sa succession

    Le chef du gouvernement italien, dont la démission prochaine a été annoncée mardi, déclare qu'il ne se représentera pas en cas d'élections anticipées. Un temps rassurés par l'annonce de sa prochaine démission, les marchés sont pourtant en forte baisse, craignant une instabilité politique.

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  • "Berlusconi n'a plus de légitimité"

    DECRYPTAGE - Le Premier ministre italien a perdu la majorité absolue mardi lors du vote sur les comptes publics. Fabio Liberti, spécialiste de la vie politique italienne, estime sur TF1 News qu'il n'a aucune chance de survivre à une motion de défiance dans les jours qui viennent s'il ne démissionne pas.

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  • "Mario Monti, l'homme de la situation" en Italie

    Maurice Olivari, notre correspondant à Rome, explique pourquoi l'ancien commissaire européen pourrait succéder à Silvio Berlusconi en tant que président du Conseil.

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  • Lagarde demande plus de clarté politique en Italie

    "Personne ne comprend exactement qui va se dégager comme leader. Ce doute favorise particulièrement la volatilité des marchés", a souligné Christine Lagarde à Pékin.

    Publié le 10/11/2011 Lagarde demande plus de clarté politique en Italie
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Cette fois, la crise de la dette se conjuguant à une crise politique, c'est à l'Italie qu'elle donne quelques conseils. Pour l'instant, elle se contente d'un avertissement à caractère uniquement politique, pas économique.  "Il est très important que la question du gouvernement soit clarifiée afin de restaurer la crédibilité", a-t-elle lancé lors d'une conférence de presse. "Le temps presse", a-t-elle ajouté, admettant néanmoins que Rome était "sur la bonne voie".

Berlusconi change d'avis 

La bonne voie, c'est certainement le travail engagé par le président Giorgio Napolitano pour trouver un nouveau Premier ministre pour remplacer Silvio Berlusconi quand celui-ci aura effectivement démissionné (d'ici quelques jours, le temps de faire adopter les réformes budgétaires exigées par l'UE). L'objectif du président est en effet de former un nouveau gouvernement, de préférence d'union nationale en intégrant l'opposition, soit en élargissant au moins la coalition de droite au pouvoir. Mais il entend toujours rester dans le cadre de la législature actuelle qui se termine en théorie au printemps 2013. S'il échoue, il devra convoquer des législatives anticipées qui se tiendraient en février ou mars 2012.

Dans un premier temps, Silvio Berlusconi, dont le pouvoir d'influence est toujours -et restera- important, avait fait savoir qu'il privilégiait un scrutin anticipé. Il avait même adoubé son successeur pour mener la campagne du Peuple  de la Liberté, Angelino Alfano. Il a changé d'avis jeudi matin, se retrouvant ainsi bizarrement pour l'instant en désaccord avec son parti. Et il a choisi de soutenir Mario Monti, dont le nom revient avec insistance depuis mardi.

Mario Monti ou le chaos ?

Cet économiste de 68 ans, ancien commissaire européen à la Concurrence, est un "technicien" apprécié des autres dirigeants européens -et notamment d'Angela Merkel, dont le message de jeudi est donc aussi un soutien entre les lignes à la solution Monti. L'idée d'un gouvernement d'union nationale transition élargi à plusieurs groupes politique et dirigé par Mario Monti est également soutenue par le Parti démocrate (PD), principal mouvement de l'opposition de gauche, tout comme par les centristes. La Ligue du Nord, l'autre formation de la coalition de la droite au pouvoir, y est en revanche fermement opposée.
 
Selon un scénario optimiste, Mario Monti pourrait  être officiellement désigné et former ainsi une nouvelle équipe gouvernementale d'ici dimanche ou lundi. De quoi satisfaire et les marchés et Angela Merkel...

Christine Lagarde aussi

En voyage en Chine, la patronne du FMI a également commenté vendredi la situation politique italienne. "Personne ne comprend exactement qui va se dégager comme leader. Ce doute favorise particulièrement la volatilité. La clarté politique est propice à plus de stabilité, et mon objectif, du point de vue du Fonds, est une meilleure et plus grande stabilité", a-t-elle expliqué.

Par Fabrice Aubert le 10 novembre 2011 à 17:49
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11 Commentaires

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  • 421123, le 13/11/2011 à 02h34

    L'offre et la demande: ce n'est pas nouveau...

  • 421123, le 12/11/2011 à 03h55

    Si c'est l'Allemagne qui paie!!!

  • terry_dallas_tx, le 11/11/2011 à 18h14

    Dans ce cas justement si: dans la mesure ou tous les pays en difficulte font la queue pour demander a l'Allemagne de les sortir du petrin, alors effectivement les conseillers sont les payeurs. Quand un pays demande a l'Allemagne de mettre la main a la poche pour les aider, alors l'Allemagne a le droit de demander a ce que son argent ne soit pas gaspille.

  • sincere86, le 11/11/2011 à 08h31

    L allemagne va mettre tout le monde au pas y compris sarko pour s eviter d etre en position delicate apres la faillite de la grece l italie bientot la france c est l allemagne qui va mener le pas de danse

  • philippe05, le 11/11/2011 à 08h25

    70 ans plus tard l'allemage donne encore des avertissements.

  • clementine1218, le 11/11/2011 à 01h04

    En même temps si on coule le prochain pays ce sera l'Allemagne et ainsi de suite jusqu' au jour ou il y en aura un qui aura une idée lumineuse pour nous sortir de la. Dévaluez l'Euro, bordel, ce ne sera pas pire.

  • bisoudours21, le 11/11/2011 à 00h01

    Il faut bien clarifier la situation sinon on va tous couler

  • kosotto1, le 10/11/2011 à 21h32

    C'est vrai Rose-Marie, et les politiques ne sont que des marionnettes dont les ficelles sont tirées par les financiers.

  • rose-marie54, le 10/11/2011 à 19h53

    Les banquent régissent le monde,pauvre de nous,nous sommes des otages

  • makiawell, le 10/11/2011 à 19h35

    Les conseillers ne sont pas les payeurs.

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