© AFPLe royaume de Suède est en émoi. Selon un livre publié cette semaine, le fondateur du groupe suédois Ikea a entretenu, pendant et après la seconde guerre mondiale, des liens plus poussés avec des groupuscules nazis suédois qu'il ne l'a admis par la suite. Ingvar Kamprad, un milliardaire âgé de 85 ans qui continue à contrôler le numéro un mondial de l'ameublement, a reconnu depuis une quinzaine d'années qu'il avait adhéré à un mouvement de jeunesse fasciste durant la guerre, en qualifiant cet épisode de "plus grave erreur" de sa vie et de "folie de jeunesse".
Soupçons d'espionnage : perquisitions chez Ikea France
Le siège de la filiale française du géant suédois ainsi que le domicile du responsable "gestion du risque" ont été perquisitionnés, vendredi, dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte sur des soupçons de surveillance illégale de salariés du groupe.
Publié le 13/03/2012
Ikea France rappelle 55.000 ceintures de chaises pour bébé
Plusieurs cas d'ouverture de ceintures de chaises hautes du modèle Antilop ayant été signalés, Ikea France a décidé de les rappeler. En Amérique du Nord, ce sont 169.000 chaises qui ont été rappelées. Deux numéros de téléphone sont mis à disposition des clients d'Ikea concernés pour les informer.
Publié le 06/01/2012
Explosions chez Ikea : de simples feux d'artifice
Les explosions d'engins piégés dans trois magasins Ikea en Belgique, en France et aux Pays-Bas lundi ont été provoquées avec des feux d'artifice.
Publié le 31/05/2011
Pour accéder au parking handicapés d'Ikea, il montre ses prothèses
Un homme amputé de ses deux jambes qui souhaitait accéder au parking handicapés du magasin Ikea de Bordeaux porte plainte pour atteinte à la vie privée, après une altercation avec un agent de sécurité.
Publié le 21/05/2011
Y aura-t-il un Ikea près de chez vous ?
Ikea France prévoit d'investir plus d'un milliard d'euros d'ici 2020 pour ouvrir de nouveaux magasins ainsi que des centres commerciaux dans l'Hexagone. Son directeur général l'a dit mardi.
Publié le 28/09/2010
L'affaire qui fait pleurer le fondateur d'Ikea
Le multimilliardaire Ingvar Kamprad, 83 ans, raconte avoir "sangloté comme un enfant tellement j'étais triste" quand il a appris l'affaire de pots-de-vins qui a conduit Ikea à licencier ses 2 principaux dirigeants en Russie.
Publié le 19/02/2010
Le Suédois a pourtant adhéré à un autre groupuscule encore plus extrémiste et il est resté un admirateur de Per Engdahl, l'une des principales figures nazies de Suède, a déclaré jeudi la journaliste suédoise Elisabeth Aasbrink, auteur du livre. "C'est peut-être le plus surprenant. Il a toujours dit qu'il s'était impliqué dans la confusion de la jeunesse. Mais en août dernier, il était encore loyal à l'égard de ce leader fasciste", a-t-elle assuré, sur la foi d'un entretien qu'Ingvar Kamprad lui avait alors accordé. "Il m'a dit: Engdahl était une grande personnalité et je le maintiendrai jusqu'à la fin de mes jours", a-t-elle précisé. Sur son site internet, Ikea a souligné que "ce qui s'est passé il y a 70 ans est quelque chose pour laquelle Ingvar a présenté ses excuses à de nombreuses reprises et cela n'a rien à voir avec les activités d'Ikea". "Ingvar a dédié sa vie d'adulte à Ikea et aux valeurs démocratiques que représente Ikea", est-il ajouté.
Il invite un nazi suédois à son mariage en 1950
Même si une partie des informations sur le passé de Ingvar Kamprad étaient déjà connues et partiellement admises par l'intéressé, les médias suédois n'ont pas manqué de critiquer l'entrepreneur. "C'était la plus grande erreur de sa vie. Et pourtant il continue à la répéter pour le restant de sa vie", a ironisé le quotidien libéral Dagens Nyheter. "Tout le monde a le droit à l'erreur et peut avoir une deuxième chance mais il est évident que Kamprad considère encore Per Engdahl comme une grande personnalité", a réagi Daniel Poohl, le rédacteur en chef d'Expo, un magazine antiraciste, sur la chaîne de télévision publique SVT.
Le livre d'Elisabeth Aasbrink, Et les arbres restent debout à Wienerwald, raconte l'histoire d'Otto Ullman, un jeune juif devenu un "très bon ami" d'Ingvar Kamprad, avoir avoir été envoyé d'Autriche vers la Suède, officiellement neutre, juste avant le début de la 2e guerre. L'auteur a indiqué avoir voulu comprendre comment il avait pu devenir aussi proche d'Otto Ullman, tout en étant impliqué dans un mouvement dont l'idéologie avait contribué à envoyer les parents de l'Autrichien dans le camp d'Auschwitz où ils ont été tués. En insistant auprès de lui sur ce paradoxe, Ingvar Kamprad a fini par lui répondre: "je ne peux pas voir là une contradiction".
Même après la guerre, Ingvar Kamprad est resté ami avec Per Engdahl (décédé en 1994). L'auteur du livre rappelle notamment qu'il avait invité le leader nazi à son premier mariage en 1950 - épisode admis par la fondateur d'Ikea dans la biographie autorisée qui lui est consacrée. L'auteur également découvert que le jeune Kamprad, qui a admis avoir rejoint le Nouveau mouvement suédois de Per Engdahl, avait auparavant été membre d'un groupuscule plus extrémiste, le Rassemblement socialiste suédois (SSS). Sa carte de membre portait le numéro 4014. Autre élément nouveau dans le livre, la police de sécurité suédoise, la Saepo, avait ouvert un dossier intitulé "nazi" sur le compte de Kamprad en 1943, l'année où il avait fondé, à 17 ans, une petite entreprise, Ikea, dans un village du sud de la Suède.
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