Alexeï Koudrine, le 26/9/11 © TF1/LCISamedi, Vladimir Poutine, le Premier ministre russe, et Dmitri Medvedev, son "président délégué", ont annoncé qu'ils "échangeraient" leur poste à l'issue de la présidentielle de mars prochain : Vladimir Poutine reprendra sa place au Kremlin (s'il est bien entendu élu, ce qui ne fait aucun doute) et laissera ainsi son fauteuil à la Maison-Blanche (ndlr : nom donné à la résidence du chef du gouvernement russe) à Dmitri Medvedev. Dans cette optique, ce dernier, qui sera alors toujours président, mènera la liste de "Russie unie", le parti majoritaire, aux législatives de décembre.
Poutine répond à l'opposition : "je n'ai pas besoin de tricher"
L'homme fort de la Russie a rejeté mardi les appels de l'opposition à revoir les résultats des législatives controversées de décembre. Quant à la présidentielle, il n'a pas besoin d'en falsifier les résultats, a-t-il prédit.
Publié le 27/12/2011
Russie : vers un "dialogue" entre Poutine et l'opposition ?
En proie à une contestation sans précédent des législatives russes, le Premier ministre serait disposé à dialoguer avec l'opposition et à prendre les mesures nécessaires en vue d'une élection présidentielle "honnête".
Publié le 27/12/2011
Russie : des centaines d'interpellations mardi, la France préoccupée
La police russe a interpellé mardi soir près de 500 manifestants qui tentaient de se rassembler à Moscou et Saint-Pétersbourg pour protester contre la victoire du parti de Poutine aux législatives. Des interpellations jugées "préoccupantes" par le Quai d'Orsay.
Publié le 06/12/2011
La police en alerte à Moscou, déploiement des forces spéciales
Au lendemain de l'une des plus importantes manifestations, la capitale est en alerte mardi. Le président Dmitri Medvedev a déclaré que le système politique russe n'était "pas l'affaire" des Occidentaux, après les critiques de l'OSCE sur la trop grande proximité entre l'Etat russe et le parti de Vladimir Poutine.
Publié le 06/12/2011
Le parti de Poutine garde (quand même) la majorité absolue
Malgré le relatif désamour des électeurs russes, Russie Unie conserve la majorité à la Douma. Une victoire acquise au bout de législatives verrouillées où l'opposition n'a pas eu le droit de s'exprimer. Cette dernière dénonce en outre des infractions "massives".
Publié le 05/12/2011
Législatives russes: le parti de Poutine en tête, sans majorité absolue
Le parti Russie unie de Vladimir Poutine arrive en tête des législatives de dimanche avec 49,7% des voix, selon les premiers résultats portant sur 51% des bureaux de vote. Il perdrait ainsi la majorité absolue dont il disposait jusqu'alors. L'opposition dénonce des infractions "massives".
Publié le 04/12/2011
Retour de Poutine au Kremlin, acte I
Les législatives russes de ce dimanche sont la première étape de la transition qui doit permettre à Vladimir Poutine de redevenir président en mars prochain. Mais, signe de l'usure de son pouvoir, le score de Russie unie, son parti, est annoncé en retrait.
Publié le 04/12/2011
Après Poutine-Medvedev, Medvedev-Poutine ?
L'homme fort de la Russie et Premier ministre, Vladimir Poutine, a annoncé samedi sa volonté de revenir au Kremlin après la présidentielle de mars 2012, et le président actuel, Dmitri Medvedev, s'effaçant devant son mentor, est appelé à devenir chef du gouvernement.
Publié le 24/09/2011
La plongée archéologique de Poutine, un coup de bluff
En août dernier, Vladimir Poutine était filmé en train de découvrir des amphores lors d'une plongée archéologique en mer noire. Une découverte immédiatement mise en doute. Son porte-parole a admis mardi à la télévision russe qu'il s'agissait bien d'une mise en scène.
Publié le 07/10/2011
Ce jeu de chaises musicales n'a étonné personne en Russie. Il est même passé comme une lettre à la poste. A deux exceptions près : tout d'abord, Mikhaïl Gorbatchev, le dernier patron du Parti communiste de l'Union soviétique. Mais il ne représente plus grand-chose, si ce n'est lui-même, dans le paysage politique russe. Ce n'est pas le cas d'Alexeï Koudrine. Agé de 50 ans, ministre des Finances depuis 2000, après la première élection de Vladimir Poutine à la présidence, ce libéral, respecté en Occident, est adepte de la rigueur budgétaire. Très influent, il est souvent présenté comme le "grand argentier" de la Russie.
Loyauté ou démission
Dimanche, Alexeï Koudrine, qui se trouvait aux Etats-Unis, a fait savoir qu'il refuserait de participer à un nouveau gouvernement sous la direction de Dmitri Medvedev. Raison invoquée : des désaccords sur la politique économique et l'augmentation des dépenses militaires, qui vont peser, selon lui, sur le déficit budgétaire du pays. Des propos en droite ligne avec sa politique financière conservatrice qui a porté ses fruits dans le passé. La réplique de Dmitri Medvedev n'a pas tardé : lundi, dans une rare saute d'humeur, l'actuel président a posé un ultimatum à son ministre, sur le mode "un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne".
"Si vous n'êtes pas d'accord avec la politique du président, que met en pratique le gouvernement, vous avez une possibilité : démissionner. Si vous estimez qu'il y a des désaccords, vous pouvez signer votre démission ici et maintenant", a-t-il lancé à la télévision à l'adresse d'Alexeï Koudrine, en présence de l'intéressé. "De telles déclarations, d'autant plus si elles sont faites depuis les Etats-Unis sont indécentes et injustifiables. Vous pouvez prendre conseil auprès de qui vous voulez, mais tant que je suis président, c'est moi qui prend ce genre de décisions", a-t-il ajouté. Quelques heures plus tard, Alexeï Koudrine, pourtant considéré comme un proche parmi les proches de Vladimir Poutine, qui n'est pas intervenu dans l'affaire, a démissionné.
"Personne pour le remplacer"
Mardi, cette démission est vivement regrettée par les milieux d'affaires et par la presse russe. "Cela va porter un coup dur à l'économie de la Russie : les experts prévoient déjà une nouvelle vague de fuite de capitaux et une chute du rouble, une hausse de l'inflation", écrit le quotidien Vedomosti. "C'est le ministre le plus professionnel du gouvernement russe, dont les succès sont reconnus au niveau mondial, qui a été contraint à la démission", déplore le journal. "Il n'y a personne qui puisse remplacer complètement Koudrine pour le moment. C'est un professionnel qui a fait ses preuves en Russie et à l'étranger", conclut la holding financière russe Urlasib.
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