En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Les Indignés vont-ils bouleverser le train-train du bipartisme espagnol ?

avec
le 24 mai 2015 à 15h45 , mis à jour le 24 mai 2015 à 16h02.
Temps de lecture
3min
Sagrada Familia à Barcelone
A lire aussi
Europe Les Espagnols votaient dimanche lors de régionales et municipales qui pourraient redessiner le paysage politique, dominé par la droite, avec l'arrivée de nouveaux partis et d'une génération d'"Indignés" espérant ravir Barcelone, voire même Madrid.

"Botar" plutôt que "votar". Les chasser à coups de pied plutôt que voter. Tel est le slogan qui semble rallier un grand nombre des 35 millions d'électeurs espagnols appelés à désigner leurs représentants dans 13 des 17 parlements ainsi que 8122 maires, à commencer par ceux de Madrid, Barcelone et Valence, les trois plus grandes villes, dirigées par le Parti populaire (Madrid et Valence) ou des nationalistes conservateurs (Barcelone).

Signe qu'ils craignent une sévère correction, Mariano Rajoy (Parti Populaire, droite) s'est impliqué à fond dans la campagne, tout comme Pedro Sanchez, secrétaire général du Parti socialiste (PSOE). Selon les sondages, les élections de dimanche pourraient en effet signer la fin du bipartisme entre PP et PSOE en place depuis 1982, au profit d'un "système à l'italienne" où les alliances seront inévitables.

Après presque six ans de crise, l'Espagne 2.0 pourrait commencer à les délaisser "pour la nouvelle politique" incarnée par Podemos, allié du parti grec Syriza ou Ciudadanos, de centre-droit, formations fondées par des trentenaires, le professeur de Sciences Politiques Pablo Iglesias (956.000 followers sur Twitter, soit 150.000 de plus que Rajoy) et l'avocat Albert Rivera.

En dépit de la reprise amorcée en 2014 (+1,4%), la crise économique laisse le pays traumatisé. Des milliers de jeunes ont émigré pour fuir le chômage touchant la moitié  d'entre eux et encore 23,7% de la population active. Le tout dans un climat  délétère alimenté par d'innombrables affaires de corruption en pleine cure  d'austérité.

Des résultats partiels sont attendus dans la soirée.

Commenter cet article

      Nous suivre :

      "J'attends tes buts, je t'observe", quand Usain Bolt accueille à sa manière Zlatan à Manchester Utd

      logAudience