Brice Taton, le supporter toulousain tué à Belgrade en septembre 2009. © DR
- Procès Taton : lourdes condamnations pour les accusés - 01 min 55 s
Serbie : peines réduites en appel pour les agresseurs de Brice Taton
La Cour d'appel de Belgrade a considérablement réduit jeudi les peines de prison prononcées contre 14 personnes condamnées pour la mort de Brice Taton, un supporteur français de football tué en 2009 dans la capitale serbe. Les peines allaient de 4 à 35 ans, elles vont désormais de 4 à 15 ans.
Publié le 26/01/2012
Dernière ligne droite au procès de la mort de Brice Taton
La peur des témoins aura dominé tout le procès du tabassage du supporteur français, qui devait mourir de ses blessures moins de deux semaines après son agression. Ce mercredi marque le début des plaidoiries des avocats.
Publié le 01/12/2010
Pour le procureur, l'agression contre Brice Taton était un guet-apens
Selon l'acte d'accusation, lu mercredi à l'ouverture du procès des meurtriers présumés du supporter toulousain en septembre dernier, les hooligans du Partizan Belgrade avaient prémédité d'attaquer un groupe de fans du TFC.
Publié le 21/04/2010
Le meurtre de Brice Taton en procès à Belgrade
Treize accusés comparaissent en Serbie pour répondre de la mort du jeune supporteur toulousain, tabassé en septembre 2009 et qui avait succombé après 12 jours d'agonie.
Publié le 21/04/2010
Le supporter français est mort
Ce supporter de l'équipe de football de Toulouse, grièvement blessé lors d'une agression à Belgrade, est mort.
Publié le 29/09/2009
Suzanne Taton : "je veux les voir"
La mère de Brice Taton, le supporter toulousain tué à Belgrade en septembre dernier, assiste ce jeudi à la reprise du procès des meurtriers de son fils. Elle témoigne sur LCI.
Publié le 17/06/2010
Douze des inculpés ont été reconnus coupables de "meurtre aggravé" et deux de "violences", a précisé la juge. Djordje Prelic, l'un des deux prévenus en cavale, a écopé de la peine plus lourde, 35 ans, et l'autre fugitif, Dejan Puzigac, a été condamné à 32 ans de prison. Ces deux personnes figuraient en tête de la liste de l'acte d'accusation lu au début du procès. Ivan Grkovic et Ljubomir Markovic, qui figuraient ensuite dans le même acte, ont écopé pour leur part de 30 ans de prison. Le verdict a été lu devant une salle comble, en présence de nombreux représentants des familles des prévenus, qui ont manifesté bruyamment à son énoncé.
Rappel des faits qui ont mené au drame. Brice Taton était venu à Belgrade pour soutenir l'équipe de Toulouse qui devait affronter, le 17 septembre 2009, le Partizan, club de la capitale serbe. Mais quelques heures avant la rencontre, sa passion pour le football s'est transformée en calvaire. Calvaire auquel il n'a pas survécu. Alors qu'il est attablé avec quelques camarades à la terrasse d'un café, dans le centre de Belgrade, Brice Taton et ses compagnons sont attaqués avec une violence extrême par des supporteurs serbes. Grièvement blessé à la tête et au thorax, Brice Taton décède le 29 septembre dans un hôpital de Belgrade, après douze jours d'agonie. Il avait 28 ans.
Climat de peur
Dans son réquisitoire, la procureure Gordana Janicijevic avait souligné le caractère prémédité de l'agression et sa violence extrême, menée à l'aide de battes et de torches fumigènes. Les jeunes Serbes, a-t-elle souligné, avaient clairement pour objectif "d'en découdre avec des supporters du FC Toulouse". Et Brice Taton a été frappé "alors qu'il gisait à terre, ses mains piétinées alors qu'il demandait grâce et ils l'ont jeté, grièvement blessé" du haut d'une cage d'escalier proche, d'une hauteur de plusieurs mètres, a relevé la procureure.
L'agonie et la mort de Brice Taton avaient suscité une émotion considérable en France, mais aussi en Serbie, attirant de nouveau l'attention sur la violences de supporteurs sportifs serbes, dont s'était inquiété le président Boris Tadic lui-même. Le procès de Brice Taton, qui s'est ouvert en avril 2010, ne s'est pas départi d'un lourd climat de peur. Un témoin protégé a dû interrompre sa déposition, avouant sa crainte, alors qu'il s'exprimait depuis une cabine aux vitres fumées et que sa voix était déformée. Un autre témoin ne s'est pas présenté devant le tribunal. L'avocat serbe de la famille Taton, Me Slobodan Ruzic, avait expliqué aussi par la peur le changement des déclarations des prévenus par rapport à leurs dépositions faites à la police peu après leur arrestation.
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