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Norvège : Breivik veut un psychiatre japonais pour "mieux le comprendre"


le 02 août 2011 à 11h23 , mis à jour le 02 août 2011 à 16h16.
Temps de lecture
4min
[Expiré] Anders Behring Breivik

Crédits : AFP/Facebook

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EuropeSelon son avocat, l'auteur du double carnage du 22 juillet souhaite être expertisé par un spécialiste nippon. "Un souhait qui tourne autour du concept d'honneur", explique le défenseur dans un quotidien norvégien mardi.

Selon lui, un Japonais serait plus à même de le "comprendre" qu'un Européen. Anders Behring Breivik, l'extrémiste de 32 ans qui a avoué le carnage du 22 juillet en Norvège, a demandé à être expertisé par un psychiatre du Soleil Levant. "Mon client a exprimé le souhait d'un expert japonais. Ce souhait tourne autour de son concept de l'honneur -il considère qu'un Japonais le comprendrait bien mieux qu'un Européen", explique Geir Lippestad, son avocat dans les pages du quotidien norvégien Dagens Naeringsliv de mardi.
 
D'ores-et-déjà, deux experts-psychiatres norvégiens ont été nommés par le tribunal d'Oslo pour décider si Behring Breivik, qui selon son avocat semble être "dément", est pénalement responsable. "Il ne m'a rien dit sur le fait qu'il refuserait de leur parler", souligne ce défenseur choisi par Breivik par ailleurs membre du parti travailliste. Dans une récente interview à l'AFP, un expert norvégien du terrorisme et de l'islamisme, a relevé que dans son manifeste de 1.500 pages publié juste avant les faits, Behring Breivik, qui se voit comme un croisé en guerre contre l'islam, se montrait "fasciné par le Japon et la Corée".
 
Sera-t-il poursuivi pour "crimes contre l'humanité" ?
 
Sur la base des premiers éléments disponibles sur la personnalité du tueur présumé, plusieurs psychiatres interrogés par l'AFP jugent probable qu'il soit considéré comme pénalement responsable, ce qui ouvrirait la voie à un procès et à une peine de prison plutôt qu'à un internement en hôpital psychiatrique. A l'heure actuelle, le Norvégien encourt 21 ans de prison pour "terrorisme", mais cela pourrait passer à 30 ans s'il était également poursuivi pour "crimes contre l'humanité". Le 22 juillet, 77 personnes ont été tuées par Anders Behring Breivik, qui a avoué les attaques mais considère qu'il n'a pas commis de crime: huit dans l'explosion d'une camionnette piégée dans le centre d'Oslo et 69 dans une fusillade de près de 80 minutes dans un camp d'été travailliste sur l'île d'Utoeya.

L'auteur du double carnage a même affirmé à son avocat avoir appelé la police pendant le massacre sur l'île d'Utoeya. Lors de son interrogatoire, "il a expliqué qu'il avait appelé la police depuis Utoeya, mais je ne sais pas si c'est le cas", a déclaré Geir Lippestad à la chaîne de télé NRK. L'appel à la police pourrait expliquer certains témoignages de survivants du carnage, qui ont dit avoir vu Behring Breivik parler au téléphone ou dans un talkie-walkie.

Si la police norvégienne refuse de commenter ces déclarations pour l'instant, elle révèle ce mardi que Behring Breivik a demandé à parler en anglais lors de son audition devant le tribunal du 25 juillet, sans expliquer pourquoi. Interrogé sur de possibles séjours aux Etats-Unis de Behring Breivik, le procureur de la police d'Oslo, Christian Hatlo, a dit que les enquêteurs "savaient quelque chose là-dessus", mais il a refusé de dire de quoi il s'agissait.

 

 
Les jeux vidéo "World of Warcraft" et "Call of Duty" retirés de la vente en Norvège

Coop Norge, la principale coopérative de magasins du pays, a retiré de la vente des jeux vidéo appréciés et utilisés dans ses préparatifs par Anders Behring Breivik. Dans son "manifeste" de 1500 pages, le tueur présumé avait reconnu être un joueur régulier de "World of Warcraft", "Call of Duty" et "Modern Walfare". Dès le 24 juillet, Coop a demandé à tous ses magasins vendant des jeux vidéo - une cinquante sur 900 - de "retirer immédiatement de la vente" une cinquantaine de produits. Selon Geir Inge Stoke, directeur pour les produits non alimentaires au sein de la coopérative, l'objectif est d'"épargner des gens qui, d'une manière ou d'une autre, ont été touchés par les actes terroristes. Nous ne voulons pas qu'en allant acheter du pain et du lait, ils tombent nez à nez avec des jeux violents dans nos magasins". Une décision qui est mal acceptée par la communauté des joueurs en ligne norvégiens.  "Une telle logique est problématique lorsqu'on pense au nombre de gens qui jouent à ses jeux sans commettre de crimes ni d'agressions", écrit sur son blog Audun Rodem, un habitué des jeux en ligne. La direction de Coop décidera plus tard s'il faut remettre en vente les jeux interdits.

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  • syberya : Vous êtes grave RELOU !!! pffitttt :(

    Le 03/08/2011 à 14h41
  • leschmite : Je réitère : beau gosse le mec !

    Le 03/08/2011 à 09h58
  • bilal17 : Parfait. Qu'il lui apprenne à faire Hara-Kiri!

    Le 03/08/2011 à 09h35
  • zen1491 : Il se croit dans des mangas ! Comment peut on imaginer que la Justice cédera à ses caprices ? Le mieux et de ne pas lui faire sa pub, c'est ce qu'il cherche.

    Le 03/08/2011 à 09h02
  • sosso2512 : On croit rêver ... Ce type " veut " un psychiatre Japonais !!! mais il se moque du Monde. Les jeunes qu'il a massacrés, eux, VOULAIENT tout simplement vivre. Il n'est pas fou, il n'est pas déséquilibré, il a bien tout préparé, jour après jour; il a fait ses achats sur internet, en Pologne, et que sais-je ? donc, ce qu'il a fait est inexcusable. Pour moi, 30 ans, ce n'est pas assez. A 60 ans, il sera dehors pour profiter encore de la vie et peut-être commettre d'autres crimes ? Les lois Norvégiennes ne permettent peut-être pas une sanction plus lourde, alors, il faut qu'il paye en travaillant dans une mine par exemple, dans une carrière en pleine soleil, dans les chantiers d'autoroute, etc...etc... Surtout qu'il ne soit pas isoler avec une télé et des livres, ce serait un luxe. Il faut que les autres prisonniers sachent, qu'ils le voient et qu'ils l'humilient jour après jour. Enfin, il faut qu'il souffre comme ont souffert tous ces jeunes.

    Le 02/08/2011 à 23h21
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      Une mystérieuse boule de feu embrase le ciel de Russie

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