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Norvège : le suspect n'encourt que 21 ans de prison, début de polémique


le 24 juillet 2011 à 22h40 , mis à jour le 25 juillet 2011 à 18h08.
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3min
Anders Behring Breivik

Anders Behring Breivik / Crédits : TF1/LCI

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EuropeFace à l'horreur, des voix s'élèvent pour exiger un durcissement de la peine maximale de prison prévue par le Code pénal norvégien. Certains réclament le rétablissement de la peine de mort.

Après le choc, les revendications. Depuis que l'identité du meurtrier présumé de 76 personnes (selon un bilan revu à la baisse ce lundi) a été révélée par les médias, des Norvégiens réclament un durcissement de la peine maximale de prison prévue par le Code pénal. Anders Behring Breivik n'encourt en effet que 21 ans de prison selon la loi du pays scandinave. "Il y a tant d'innocents qui ont été exécutés que je trouve qu'il n'a pas le droit de vivre", déclare ainsi Mari Kaugerud sur la page "Oui à la peine de mort pour Anders Behring Breivik", qui a rassemblé 1783 personnes sur Facebook. Des dizaines de groupes similaires ont fleuri en deux jours sur le réseau social, certains demandant son exécution, d'autre la prison à vie.
 
S'il autorise de nombreuses remises de peine, le droit permet tout de même de garder en prison un détenu au-delà des 21 ans, par tranches de 5 ans renouvelables, s'il est encore considéré comme dangereux par les experts. "Mais combien de fois cela arrive-t-il ?", proteste Daniel de Francisco, un cuisinier de 25 ans. "Les gouvernements européens sont trop laxistes sur la question. Eloignons-le du monde, derrière les barreaux à vie", dit-il.

Modernes et confortables, les prisons étonnent

  
Le système pénal norvégien, où les prisons sont modernes et confortables, suscite souvent l'étonnement de pays plus répressifs, mais affiche des taux de récidive et de criminalité inférieurs à la moyenne européenne. Les seuls morts des attaques de vendredi correspondent à trois fois le nombre habituel annuel de meurtres dans le pays scandinave. Sans être interrogé directement sur la question de la peine, Jens Stoltenberg, le premier ministre norvégien, a estimé dimanche que la réponse au carnage était "plus de démocratie, plus d'ouverture, plus d'humanité, mais sans naïveté".
  
Abolie pour les crimes ordinaires en 1902, la peine de mort a été définitivement supprimée en Norvège en 1979. La dernière exécution remonte à 1948, trois ans après celle du chef du gouvernement (1942-1945), collaborateur sous l'occupation nazie, Vidkun Quisling, fusillé pour haute trahison.

Commenter cet article

  • pascalcaen : S'ils courent, ils sont facile à reconnaitre. Merci pour l'info.

    Le 26/07/2011 à 10h02
  • bobotte71 : La logique serait 76 fois 21 ans de prison.

    Le 25/07/2011 à 18h17
  • marsmouss : On peut aussi se mettre dans la position où le criminel est un être cher, un proche. C'est pour cela que ça ne sont pas les parties civiles qui jugent, mais bien des personnes neutres au maximum. L'émotion, la passion est rarement juste, la raison elle peut l'être. D'autre part, si une justice humaine donne moins de récidive et un taux de criminalité plus bas, à quoi bon réclamer une justice plus dure, qui, on le voit bien aux USA, n'empêche pas les criminels d'agir... ?

    Le 25/07/2011 à 15h52
  • fabrice93300 : étant étudiant j'ai correspondu et visité pendant plusieurs années des condamnés à mort texans et c'est ce dont je suis le plus fier, cela dit je suis pour des peines lourdes, sévères à l'encontre des grands criminels y compris même pour les délinquants récidivistes qui courent dans les rues de Paris et de nos banlieues

    Le 25/07/2011 à 15h47
  • pascalcaen : Le55rescator230 : c'est bien pour cela que la justice doit se faire en dehors des passions, selon des normes et des textes. Merci d'apporter un contre-argument solide à la justice contre la vengeance.

    Le 25/07/2011 à 14h43
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