S'il autorise de nombreuses remises de peine, le droit permet tout de même de garder en prison un détenu au-delà des 21 ans, par tranches de 5 ans renouvelables, s'il est encore considéré comme dangereux par les experts. "Mais combien de fois cela arrive-t-il ?", proteste Daniel de Francisco, un cuisinier de 25 ans. "Les gouvernements européens sont trop laxistes sur la question. Eloignons-le du monde, derrière les barreaux à vie", dit-il.
Modernes et confortables, les prisons étonnent
Le système pénal norvégien, où les prisons sont modernes et confortables, suscite souvent l'étonnement de pays plus répressifs, mais affiche des taux de récidive et de criminalité inférieurs à la moyenne européenne. Les seuls morts des attaques de vendredi correspondent à trois fois le nombre habituel annuel de meurtres dans le pays scandinave. Sans être interrogé directement sur la question de la peine, Jens Stoltenberg, le premier ministre norvégien, a estimé dimanche que la réponse au carnage était "plus de démocratie, plus d'ouverture, plus d'humanité, mais sans naïveté".
Abolie pour les crimes ordinaires en 1902, la peine de mort a été définitivement supprimée en Norvège en 1979. La dernière exécution remonte à 1948, trois ans après celle du chef du gouvernement (1942-1945), collaborateur sous l'occupation nazie, Vidkun Quisling, fusillé pour haute trahison.







