Après le choc et le deuil, place aux investigations. Qui s'annoncent compliquées. Les enquêteurs norvégiens sont déroutés par la personnalité "maléfique" d'Anders Behring Breivik, qui a avoué le carnage de vendredi mais vit dans son propre monde.
Selon la directrice du Service de sécurité de la police (PST) norvégien, c'est une personne "absolument maléfique, (...) très calculatrice, très froide et très intelligente". "Il a préparé ça depuis un temps fou", souligne Janne Kristiansen. "Je pense qu'il n'a probablement pas de complices, en conséquence il a le contrôle total (...). Il a le contrôle de la situation parce que lui seul peut nous dire quoi faire, et que nous n'avons pas de source", explique-t-elle encore.
Complices ?
La police norvégienne cherche toujours à savoir s'il y a un ou plusieurs complices et d'autres bombes, la "priorité" à l'heure actuelle, ajoute la responsable. Mais "nous n'avons aucun indice parce qu'il ne communique qu'avec lui-même. Il mène une vie parallèle: les gens autour de lui pensent qu'il est une personne ordinaire, mais en son for intérieur c'est quelqu'un de complètement différent. D'absolument maléfique", selon la chef du PST.
La double attaque vendredi après-midi -un attentat à la voiture piégée dans le quartier du gouvernement à Oslo et une fusillade sur l'île d'Utoeya à 40 kilomètres de la capitale norvégienne- a coûté la vie à 76 personnes, principalement des jeunes, selon un bilan encore provisoire.







