Papademos juge nécessaire un autre plan d'ajustement en Grèce

le 14 novembre 2011 à 22h14 , mis à jour le 14 novembre 2011 à 23h19

Dossiers : UE, Crise financière

La Grèce aura besoin d'un nouveau programme d'ajustement pour redresser son économie, a déclaré lundi le Premier ministre Lucas Papadémos devant le Parlement, ajoutant que les cent jours donnés à son gouvernement d'union ne suffiraient pas à accomplir cette tâche.

Lucas Papademos devant le Parlement grec, le 14 novembre 2011. Lucas Papademos devant le Parlement grec, le 14 novembre 2011. © LCI

Il promet du sang et des larmes, et se tourne de nouveau vers l'Union européenne. "Pour poursuivre les efforts de redressement de l'économie, nous avons besoin du soutien de nos partenaires européens (...) et d'un nouveau programme d'ajustement budgétaire", a dit le nouveau premier ministre grec, Lucas Papademos, lors de son discours de politique générale en prévision d'un vote de confiance prévu mercredi. Le chef du gouvernement a ajouté que le déficit budgétaire serait ramené à environ 9% du produit intérieur brut d'ici la fin de l'année. Selon lui, les mesures d'austérité demandées par l'Union européenne et le Fonds monétaire international en échange de leur aide financière ont aggravé la récession et augmenté le chômage. Il a ajouté que le problème pouvait être réglé par des réformes. Il a enfin réaffirmé que la Grèce n'avait pas d'autre choix que de rester dans la zone euro et qu'il lui fallait élargir l'assiette fiscale et lutter contre la fraude.

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  • Papandréou prêt à renoncer à son projet de référendum

    Alors que sa survie politique semblait ne tenir qu'à un fil, et que les appels à la formation d'un nouveau gouvernement se sont multipliés jusque dans son propre camp, Georges Papandréou se dit prêt à retirer son projet de référendum. A une condition : que l'opposition grecque vote le plan d'austérité.

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  • Référendum ou pas : à quoi joue Papandréou ?

    L'attitude du Premier ministre grec, qui pourrait abandonner son projet de référendum si l'opposition de droite vote en faveur du plan européen et des mesures d'austérité qui vont avec, laisse sceptique. Victoire politique interne ou défaite face aux injonctions franco-allemandes ?

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  • La Grèce face au "coup de poker" de Papandréou

    Abasourdis par l'annonce d'un référendum sur le plan de sauvetage de la Grèce, politiques et médias grecs s'efforcent encore de décrypter les motivations de Georges Papandréou. Le vote pourrait avoir lieu en janvier. Mais le Premier ministre grec se retrouve avec une majorité encore plus étriquée.

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  • Référendum grec : Papandréou lâché par les siens

    Deux de ses ministres disent leur hostilité à un référendum sur le plan de sauvetage de la Grèce, des élus de sa majorité menacent de ne pas voter la confiance vendredi : le Premier ministre grec, de plus en plus contesté, pourrait ne pas survivre politiquement à la fin de la semaine.

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  • Contesté, Papandréou obtient le soutien de son gouvernement

    Confronté à un feu roulant de critiques, Georges Papandréou a arraché mercredi matin le soutien unanime de son gouvernement à son idée de référendum sur le plan de sauvetage financier de la Grèce qui sera organisé dès que possible après un accord.

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  • Sarkozy et Obama en interview croisée : la vidéo intégrale

    Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont répondu vendredi en fin d'après-midi pour TF1 et France 2 à une interview croisée à l'issue du G20 de Cannes. C'est la première fois que deux présidents français et américain se livrent à un tel exercice.

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    Le sommet du G20 s'est achevé vendredi après-midi à Cannes. Nicolas Sarkozy, qui assurait la présidence du G20, se dit satisfait des accords trouvés. Mais la crise de la dette en zone euro a largement éclipsé les autres thèmes.

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  • Vote au Parlement grec : "d'intenses tractations entre les deux camps"

    L'envoyée spéciale de TF1 à Athènes fait le point sur les scénarios envisageables alors que doit être votée dans la nuit de vendredi à samedi la confiance au premier ministre.

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  • Crise grecque : retour sur 2 jours de cafouillage politique

    La Grèce a abandonné officiellement l'organisation d'un référendum sur l'adoption du plan européen de sortie de crise. C'est une véritable volte face de la part du premier ministre Papandréou qui avait annoncé mercredi son projet de consultation démocratique.

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  • Et si la Grèce sortait de la zone euro ?

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  • Grèce : où vont les milliards de l'aide européenne ?

    Le Premier ministre grec va devoir affronter vendredi un vote de confiance au Parlement alors que l'économie du pays tourne au ralenti. Le chômage augmente. Et les Grecs se demandent où passent les milliards de l'aide européenne.

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  • Lucas Papademos, un économiste pour sauver la Grèce

    PORTRAIT - Ancien gouverneur de la Banque centrale grecque, où il a ancré le pays à l'euro, puis ancien vice-président de la Banque centrale européenne, Lucas Papademos, 64 ans, est un économiste apprécié des politiques. Sans expérience ministérielle, il aura la lourde tâche de redresser la Grèce.

    Publié le 10/11/2011 Lucas Papademos, un économiste pour sauver la Grèce
Plus d'infos

   
Antonis Samaras a apporté son soutien aux mesures déjà approuvées pour tenter de sortir le pays de la crise mais a dit clairement que son parti ne voterait pas de nouvelles mesures d'austérité, lors d'une réunion avec les députés de Nouvelle Démocratie. Il s'est dit en accord avec les objectifs de réduction du déficit et de la dette et de lutte contre les gaspillages, mais hostile à toute politique qui empêcherait la reprise économique. Antonis Samaras a précisé qu'il ne signerait pas de lettre d'engagement, ce que demandait le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, en ajoutant que sa parole suffisait. Bien que le parti de Samaras soit membre du nouveau gouvernement de coalition, son soutien au cabinet en place depuis trois jours est resté tiède jusqu'ici. Une autre formation gouvernementale, le LAOS, a aussi fait savoir qu'elle n'appuierait pas de nouvelles réductions de salaires ou de retraites. 
 
Débrayage des fonctionnaires mardi
   
La position de la droite laisse prévoir des tensions persistantes entre Nouvelle Démocratie et le Pasok de l'ex-Premier ministre George Papandréou, tensions qui ont poussé la Grèce au bord du gouffre la semaine dernière et incité ses partenaires de l'UE à envisager sa sortie de l'euro. Autre signe de désaccords au sein même de Nouvelle Démocratie, Samaras a exclu de son groupe parlementaire le député modéré Sotiris Hatzigakis après que ce dernier eut insinué qu'il y avait des éléments d'extrême droite à l'intérieur du parti. Des inspecteurs de la "troïka" formée par l'UE, le FMI et la BCE devaient rencontrer les membres du nouveau gouvernement mercredi après le vote de confiance, mais leur venue est à présent incertaine.
   
Des dizaines de milliers de manifestants hostiles aux mesures d'austérité engagées depuis plus d'un an se rassembleront jeudi, pour l'anniversaire du soulèvement estudiantin qui contribua à renverser la junte militaire au pouvoir en Grèce de 1967 à 1974. Mardi, les fonctionnaires sont appelés à un débrayage de trois heures en signe de protestation contre les licenciements, les réductions de salaires et de pensions de retraite décidés en octobre. Un syndicat du secteur privé envisage de son côté des grèves nationales dans le courant du mois après l'adoption du budget au Parlement.

le 14 novembre 2011 à 22:14
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5 Commentaires

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  • tiktakowsky, le 15/11/2011 à 13h45

    Tout depend de "qui releve les manches?" et "qui se laisse porter?" : les armateurs d'une part et l'eglise orthodoxe d'autre part, autrement dit les plus riches de Grèce, vont ils enfin payer des impots ?

  • resyl77, le 15/11/2011 à 13h23

    Si les grecs ne veulent pas prendre les mesures nécessaires, qu'on les abandonne à leur sort, et surtout qu'on ne leur verse plus un centime !

  • makiawell, le 15/11/2011 à 10h22

    Et en France, en Allemagne, le modéré qui le signalerait, serait-il exclu de son groupe parlementaire? (exclusion pour avoir signalé la presence de l'extrème droite dans le parti ).

  • makiawell, le 15/11/2011 à 10h20

    "Samaras a exclu de son groupe parlementaire le député modéré Sotiris hatzigakis après que ce dernier eut insinué qu'il y avait des éléments d'extrème droite à l'intérieur du parti". Je remercie les journalistes de mentionner cet événement, et je le souligne car, j'aimerais entendre Mrs Sarkosy et Hollande sur ce fait.Si c'est possible en Grèce, et la Grèce faisant partie de l'Europe, est-ce possible en France, en Allemagne, etc ?

  • 566456, le 15/11/2011 à 09h02

    J'ai vraiment du mal à comprendre comment on peut sérieusement envisager de faire grève dans une situation pareille, ou la seule solution est de se releverles manches pour sortir du trou.

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