Les foetus, qui se trouvaient dans quatre fûts en plastique, ont été découverts dimanche soir dans un ravin près du village d'Anik, à environ 75 km au nord d'Ekaterinbourg, la capitale régionale. Les policiers, alertés par des promeneurs, ont également découvert sur les lieux des étiquettes portant les chiffres "40, 24, 27 et 14" qui pourraient être les numéros des hôpitaux ayant un rapport avec cette affaire, selon la police. La présidente de la commission pour la famille, les femmes et l'enfance à la Douma, Elena Mizoulina, a estimé mardi que les foetus étaient apparemment issus d'avortements clandestins, en voyant dans cette découverte "des traces d'un commerce criminel" de foetus tardivement avortés.
En Russie, les avortements ne sont pas autorisés au delà de 12 semaines de grossesse, sauf quand ils sont nécessaires pour des raisons médicales ou sociales. Selon les statistiques russes, 1,23 million d'avortements sont enregistrés tous les ans en Russie, un chiffre bien inférieur à la réalité selon Elena izoulina qui estime à entre 5 et 6 millions le nombre d'avortements clandestins.











