Rome : mort d'une étudiante lors d'un jeu érotique japonais sado-masochiste

le 11 septembre 2011 à 15h17 , mis à jour le 11 septembre 2011 à 23h21

Un ingénieur de 42 ans a été inculpé dimanche d'homicide par imprudence et placé en détention : il est soupçonné d'être à l'origine d'un jeu érotique japonais sado-masochiste qui a conduit à la mort d'une étudiante de 24 ans.

Rome ColiséeRome/Image d'archives © A.Ga./TF1 News

Le jeu a viré au drame. Une étudiante de 24 ans est morte samedi à Rome après avoir joué à un jeu érotique japonais sado-masochiste. Un ingénieur de 42 ans à l'origine du jeu qui a conduit à sa mort a été inculpé d'homicide par imprudence et placé en détention, rapporte dimanche les médias italiens. Le Parquet, qui l'avait dans un premier temps fait arrêter pour homicide volontaire, a requalifié les faits, estimant que sa victime avait accepté de se prêter au jeu et que l'homicide n'était pas volontaire.

L'auteur présumé des faits, Soter Mulé, avait ligoté deux jeunes femmes, apparemment consentantes, en tentant d'appliquer la technique du shibari, consistant à attacher des personnes "avec art et raffinement". L'une, Paola Caputo, a trouvé la mort, tandis que l'autre âgée de 23 ans avait été retrouvée dans un état grave. Elle a été conduite à l'hôpital et ses jours ne sont pas en danger. Selon les premiers éléments de l'enquête, tous trois avaient passé la soirée en boîte, à boire et "fumer de la drogue", avant que Paola, amie de longue date de Mulé, ne propose de se rendre dans le parking d'un immeuble de l'administration fiscale dont elle était la gardienne, dans la banlieue de Rome.
  
Les deux jeunes femmes, qui avaient gardé leurs vêtements, étaient liées de manière très étroite par la même corde, accrochée à deux mètres de hauteur dans un mouvement de balancier, et le moindre mouvement de l'une conditionnait celui de l'autre. C'est lorsque l'une des deux s'est évanouie que son poids a entraîné la suffocation de l'autre. L'ingénieur a tenté de sauver les jeunes femmes en coupant la corde qui les liait, avant d'appeler les secours et la police. Les enquêteurs ont retrouvé dans sa voiture cordes et harnais. "Je suis désespéré. Personne n'a obligé personne. Paola et son amie étaient consentantes. C'est un accident horrible", a-t-il déclaré aux enquêteurs.

Le bondage, arrivé à Rome il y a 5 ans

  
Surnommé Kinbaku, Soter Mulé, était une figure du bondage sur la toile et faisait partie des responsables de l'association BDSM (Bondage discipline soumission masochisme). Diplômé de l'Institut Pie XII des religieuses de l'Assomption à Rome et licencié en ingéniérie mécanique, Mule avait fondé une société de sécurité informatique, mais sa véritable passion était la photo. "Il était considéré comme une des personnes les plus expertes, avec la tête sur les épaules. Dans ce genre de pratique de sexe extrême, il faut toujours que tout soit sous contrôle, mais il le savait parfaitement. Nous ne comprenons pas ce qui s'est passé", a déclaré à l'Ansa une personne liée à ce milieu, qui a souhaité conservé l'anonymat.
  
"Le bondage est arrivé à Rome il y a cinq ans environ", a expliqué au Messaggero, Stefano Lafordio, responsable de l'Alcove, une boîte spécialisée dans "l'art érotique". Mais, "il faut faire très attention à la sécurité", dit-il expliquant que des cours sont dispensés sur "la façon de lier, sur les frictions, les suspensions". En janvier 2010, lors d'un épisode similaire, une jeune fille avait souffert d'un grave traumatisme crânien après une chute due à un mousqueton défaillant.

le 11 septembre 2011 à 15:17
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20 Commentaires

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  • audreyfraise, le 29/09/2011 à 09h20

    N'importe quoi, Jbousquet... la sexualité revêt diverses formes, et chacun a le droit de trouver son plaisir où il peut. Ca n'a rien avoir avec un quelconque vide de l'existence ! Est ce que les gens qui aiment le sexe 'traditionnel' pratiquent pour remplir le vide de leur existence ? Je ne crois pas. A quand la fin des préjugés et des tabous ?

  • audreyfraise, le 29/09/2011 à 09h16

    On ne choisit pas d'avoir du plaisir avec telle ou telle pratique. On remarque une sensibilité à un certain thème, à certaines positions, à certains jeux de mots ou de maux. C'est tout, ça ne s'explique pas... Chacun a tout de même le droit de trouver son plaisir où il peut.

  • audreyfraise, le 29/09/2011 à 09h10

    Vous avez le jugement bien facile, Ouam...

  • jpaaval, le 13/09/2011 à 03h25

    Là il ne sagit pas de faire l amour cela n a plus rien a voir, ce sont des déviances sexuelles d ordre nevrotique!!!,

  • belialgoth, le 12/09/2011 à 18h12

    Voilà pourquoi c'est un crétin inconscient: "tous trois avaient passé la soirée en boîte, à boire et fumer de la drogue"

  • mam01, le 12/09/2011 à 14h12

    Tout a fait sophie vingas essayez vous meme et racontez nous si vous en ressortiez vivant

  • merlin1951, le 12/09/2011 à 09h32

    La position du missionnaire, mwouai pas trop fatiguant ! sans risque j'en doute hi hi hi

  • haraldyr, le 11/09/2011 à 23h34

    On peut aussi faire l'amour normalement. C'est sain et sans risque.

  • darius92, le 11/09/2011 à 21h59

    La stupidité n'a rien à voir avec ça, c'est un jeu entre adultes consentant.

  • darius92, le 11/09/2011 à 21h52

    Elles étaient sous sa surveillance.Il est donc responsable. C'est lui qui les a saucissonné.

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