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- L'Espagne se réveille à droite et "groggy" - 01 min 44 s
- Les Espagnols "n’ont pas choisi la droite par adhésion, mais par défaut" - 03 min 02 s
- La droite espagnole remporte facilement les législatives - 01 min 42 s
L'Espagne renoue avec la récession
L'économie espagnole a replongé en récession au premier trimestre 2012, selon des données publiées lundi, alors que les mesures d'austérité du gouvernement pour réduire un déficit public abyssal et les problèmes du secteur bancaire sont susceptibles de retarder tout retour à la croissance.
Publié le 30/04/2012
Triple A de la France : Fitch dévoile son scénario de dégradation
La troisième principale agence de notation estime mercredi que la note de la France serait fragilisée si la crise de la zone euro s'aggravait et entraînait l'utilisation de la totalité des engagements français du fonds de sauvetage européen.
Publié le 23/11/2011
Mise en garde de Moody's sur le AAA français, les Bourses chutent
L'Espagne emprunte à des taux en hausse, Moody's alerte sur la croissance française et la super-commission américaine échoue à trouver des économies pour réduire la dette. Lundi, les Bourses ont chuté.
Publié le 21/11/2011
Ce soir, la droite gagne... en Espagne
Après sept ans dans l'opposition, le Parti populaire, emmené par Mariano Rajoy, devrait largement remporter ce dimanche les législatives, anticipées de quelques mois en raison de la crise économique. La montée du chômage, qui touche 5 millions de personnes, a été fatale au Parti socialiste.
Publié le 20/11/2011
Espagne : "la marge de manoeuvre de la droite sera faible"
DECRYPTAGE - L'opposition de droite devrait largement remporter les législatives anticipées de dimanche, où José Luis Zapatero, Premier ministre sortant, plombé par ses piètres résultats économiques, n'est pas candidat. Vote-sanction contre la gauche ou vote d'adhésion pour la droite ? Que pourra faire Mariano Rajoy, le vainqueur annoncé ? Réponses avec Benoît Pellistrandi, spécialiste de l'Espagne contemporaine.
Publié le 18/11/2011
Ce qui attend le nouveau Premier ministre espagnol
Après l'Italie et la Grèce, c'est au tour des socialistes espagnols de faire les frais de la crise économique. Si la droite a remporté une majorité absolue aux élections législatives, la tâche qui l'attend s'annonce difficile.
Publié le 21/11/2011
Espagne : Almeria, frappé de plein fouet par le chômage
Cette ville d'Andalousie cristallise la préoccupation première des Espagnols : le chômage. Un thème central pour les élections législatives de ce week-end.
Publié le 17/11/2011
Espagne : Mariano Rajoy ou la victoire de la persévérance
PORTRAIT - Le chef de la droite espagnole, battu deux fois en 2004 et 2008, va devenir Premier ministre après le succès du Parti populaire aux législatives anticipées du dimanche 20 novembre 2011.
Publié le 19/11/2011
Mariano Rajoy a promis dimanche soir un "effort solidaire" pour "faire la guerre à la crise", mais a reconnu qu'"il n'allait pas y avoir de miracle" face à une situation économique très difficile. "Ce n'est un secret pour personne que nous allons gouverner dans la conjoncture la plus délicate pour l'Espagne de ces 30 dernières années, mais je veux dire à tous les Espagnols que l'engagement que nous prenons avec vous nous allons le respecter totalement", a-t-il déclaré. "Nous éprouvons aujourd'hui une énorme satisfaction mêlée à un sentiment d'énorme responsabilité dans ces moments difficiles", a dit Maria Dolores Cospedal, numéro deux du parti. Les socialistes ont reconnu leur défaite dans la soirée.
Le Parti populaire sera en mesure, si sa majorité absolue se confirme, de gouverner seul le pays, sans alliances avec les partis nationalistes régionaux comme c'est le cas aujourd'hui pour les socialistes. Deux fois candidat malheureux en 2004 et 2008 face au socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, Mariano Rajoy, un homme tenace mais sans charisme, devrait être investi chef du gouvernement à partir du 20 décembre, soit une semaine au moins après l'installation des deux chambres du Parlement le 13. Surfant sur le mécontentement et la lassitude des électeurs, il n'a cette fois laissé aucune chance à son adversaire socialiste Alfredo Perez Rubalcaba, 60 ans, ancien ministre de l'Intérieur.
Les mesures de rigueur connues dans les prochains jours
Sous la très forte pression des marchés financiers, le nouveau chef du gouvernement devra maintenant agir vite pour tenter de redresser l'économie espagnole, quatrième de la zone euro, menacée de récession et asphyxiée par un chômage record de 21,52%. Les nouvelles mesures de rigueur qui se profilent, dont les grandes lignes devraient être annoncées dans les jours qui viennent, pourraient attiser la grogne sociale qui s'est installée dans le pays. Le mouvement des "indignés", apparu au mois de mai, s'est mis en sourdine après les grandes manifestations du printemps, mais perdure par exemple en empêchant les expulsions de propriétaires surendettés.
Arrivés au pouvoir en plein miracle économique, alors que la croissance espagnole était portée par le boom de l'immobilier, les socialistes n'auront pas résisté à la crise financière mondiale qui a éclaté à l'automne 2008. Depuis mai 2010, les Espagnols sont soumis à une politique d'austérité - baisse de 5% du salaire des fonctionnaires, gel des retraites ou recul de l'âge de la retraite de 65 à 67 ans. Vaincu par la crise, le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, s'était finalement résigné à avancer de quatre mois les élections prévues en mars 2012.
Le président Nicolas Sarkozy s'est "entretenu dimanche par téléphone avec Mariano Rajoy pour le féliciter" de la victoire de son mouvement, a indiqué l'Elysée.
| Le boom des "petits partis" |
Au-delà de la victoire du PP et de la déroute du Parti socialiste, le second enseignement du scrutin est le très bon score des partis minoritaires et/ou régionalistes. Au premier rang : la coalition indépendantiste basque de gauche Amaiur, issue de la mouvance Batasuna, bras politique de l'ETA, va entrer au Parlement. Leur nouvelle coalition Amaiur (gauche), avec trois autres formations indépendantistes, aurait récolté dimanche sept sièges, selon des résultats quasi définitifs. Un mois après l'annonce historique de l'ETA, organisation séparatiste basque, qui a mis fin à 40 ans de violence, cette nouvelle coalition aurait obtenu 6 à 7 sièges, assez pour constituer un groupe parlementaire, selon ce sondage. Depuis environ un an, la gauche indépendantiste, qui a pris ses distances avec la violence, a gagné du terrain sur la scène politique, faisant davantage pression sur l'ETA pour qu'elle mette fin à la lutte armée. |
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