8 août - L'Ossétie s'enflamme : une offensive militaire est déclenchée dans la nuit par la Georgie contre sa République rebelle d'Ossétie du Sud. Les Russes interviennent. Première épreuve pour Nicolas Sarkozy, président de l'UE. © TF1/LCINicolas Sarkozy se replonge vendredi dans le chaudron caucasien avec une visite en Géorgie, trois ans après sa médiation dans la guerre entre la Russie et la Géorgie. A sept mois de l'élection présidentielle française, il endosse de nouveau le costume de faiseur de paix, après le rôle clé de Paris dans la chute de Mouammar Kadhafi en Libye et ses propositions de relance des pourparlers au Proche-Orient. Des diplomates géorgiens assurent qu'il sera reçu en héros dans la capitale de Géorgie, malgré une déception sensible dans cette ex-république soviétique de 69.700 km2 et 4,4 millions d'habitants, dont plus de 90% de chrétiens.
Medvedev annonce la fin des combats en Ossétie
Malgré l'annonce du président russe, un représentant de la région indépendantiste affirme que les forces géorgiennes ont recommencé à "tirer massivement".
Publié le 11/08/2008
Ossétie du Sud : les images du conflit Russie/Géorgie
<b> Vidéo -</b> La capitale de la république séparatiste pro-russe de Géorgie est la proie de violents combats depuis jeudi. L'armée russe est prête à intervenir.
Publié le 08/08/2008
Les troupes russes manoeuvrent à travers la Géorgie
La date d'un éventuel retrait reste toujours aussi floue : vendredi soir, comme l'affirment les autorités russes, d'ici dix jours, comme le dit l'état-major ?
Publié le 22/08/2008
Non seulement la Russie n'est pas revenue sur ses positions d'avant la guerre d'août 2008 en Ossétie du Sud et en Abkhazie, mais elle a reconnu unilatéralement l'indépendance de ces deux provinces géorgiennes sécessionnistes, où Moscou a au moins doublé ses effectifs militaires, selon une source européenne. L'accord rédigé par Nicolas Sarkozy le 12 août 2008 pour arrêter la riposte russe à une offensive géorgienne en Ossétie est l'objet d'interprétations divergentes à Moscou et Tbilissi. Les Géorgiens ont également été indisposés par la vente par la France de quatre porte-hélicoptères Mistral à la Russie.
La question de l'adhésion à l'UE
"Il y a eu de l'amertume mais nous sommes conscients qu'il vaut mieux que la France soit amie avec la Russie pour faire passer les messages", souligne un diplomate géorgien, selon qui les dirigeants de Tbilissi éviteront de rappeler "des choses désagréables" au président français, "qui a fait ce qu'il a pu". Les tensions restent vives aux frontières géorgiennes, les négociations de Genève sur l'avenir de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie piétinent et les dirigeants russes et géorgiens, qui continuent de s'insulter, n'envisagent pas de réconciliation. "Il faut reprendre le fil du dialogue avec plus de détermination", dit-on à l'Elysée. "Ce sera le message que Nicolas Sarkozy transmettra au président Mikheïl Saakachvili comme il l'a transmis aux dirigeants russes." "Nous sommes convaincus qu'il ne faut pas en rester là et ajouter un conflit gelé de plus", ajoute-t-on de même source. "Nous pensons véritablement qu'il y a un risque."
Selon un diplomate Géorgien, Tbilissi souhaite que Nicolas Sarkozy dise "clairement et fermement" que la Russie ne respecte pas intégralement l'accord du 12 août 2008 et qu'il réaffirme son soutien à l'intégrité territoriale de la Géorgie. Si les Géorgiens ont remisé leur rêve d'adhésion rapide à l'Otan et à l'Union européenne, ils n'en attendent pas moins, là aussi, un encouragement. Nicolas Sarkozy "prendra acte de l'aspiration européenne" de la Géorgie, assure l'Elysée.
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