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Scandale des écoutes : le mea culpa de Cameron


le 20 juillet 2011 à 14h01 , mis à jour le 20 juillet 2011 à 14h42.
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3min
David Cameron s'expliquant devant la Chambre des communes sur le scandale des écoutes (20 juillet 2011)

David Cameron, le 20 juillet 2011. / Crédits : TF1/LCI

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EuropeSe disant "désolé du scandale" provoqué par son choix d'Andy Coulson, ex-rédacteur en chef du News of the World et récemment arrêté pour son rôle présumé dans les écoutes reprochées au tabloïd, le Premier ministre britannique l'avoue : "Avec le recul, je ne l'aurais pas recruté".

Depuis qu'a éclaté le scandale des écoutes téléphoniques imputées au tabloïd News of the World, David Cameron subit les attaques incessantes de l'opposition travailliste, qui, dans le sillage de son leader Ed Miliband, lui reproche des liens trop étroits avec l'empire médiatique de Rupert Murdoch et une erreur de jugement en 2007 lors de sa décision d'embaucher un ancien rédacteur en chef du journal désormais disparu, Andy Coulson, comme responsable de sa communication. Au lendemain d'une audition quelque peu pesante du magnat des médias, marquée notamment par une tentative d'entartage, le Premier ministre a dû s'expliquer à son tour ce mercredi devant les députés britanniques à l'occasion d'un débat extraordinaire à la Chambre des communes.

D'emblée, il a joué profil bas : "Je suis absolument désolé du scandale" que cette nomination a provoqué, a-t-il plaidé, lors d'une séance houleuse. "Avec le recul et au vu de ce qui s'est passé ensuite, je ne l'aurais pas recruté pour ce travail", a poursuivi le chef du gouvernement. "Mais vous ne prenez pas de décision avec du recul, vous les prenez sur le moment. Vous vivez et vous apprenez, et croyez-moi, j'ai appris".

"Mes collaborateurs sont absolument sans reproche"

David Cameron, qui a été très chahuté par l'opposition lors de cette intervention devant le Parlement, a tenté de justifier son attitude par "une conception vieillotte du respect de la présomption d'innocence", et a souligné qu'il devrait de "plates excuses" s'il s'avérait que les assurances que lui avait données Andy Coulson qu'il n'était pas impliqué dans cette affaire s'avéraient fausses. En revanche, il a réaffirmé que ses collaborateurs avaient agi de manière appropriée avec la police dans l'affaire des écoutes illégales reprochées au News of the World. "Mes services ont désormais rendu publics la totalité des échanges de courriels entre mon chef de cabinet et John Yates (ancien responsable de la cellule antiterroriste de Scotland Yard) qui montrent que mes collaborateurs sont absolument sans reproche", a déclaré David Cameron.

Facteur déstabilisant pour le chef du gouvernement britannique, son parti a reconnu mardi qu'un autre ancien haut responsable de News of the world, arrêté dans le cadre du scandale des écoutes, avait pu "conseiller de manière informelle" son ancien chef de la communication. Neil Wallis, ancien rédacteur en chef adjoint de News of the world, aurait ainsi continué à avoir des relations avec son ancien patron Andy Coulson, alors que ce dernier était déjà devenu conseiller à la communication de David Cameron. Deux hauts responsables de Scotland Yard ont déjà démissionné après la révélation selon laquelle Neil Wallis avait été embauché comme consultant par la police après son départ de News of the world.

Comment ont été perçues les explications et amorces d'excuses de David Cameron ? Plutôt mal, du côté de l'opposition travailliste, qui les a jugées insuffisantes. C'est notamment le cas d'Ed Miliband, toujours en pointe des critiques contre le Premier ministre conservateur, qui a qualifié l'embauche d'Andy Coulson "d'erreur de jugement catastrophique". Et enfonçant le clou, il a lancé à la Chambre des communes : "Pourquoi est-ce qu'il (Cameron) ne s'excuse qu'à demi-mots au lieu de présenter vraiment ses excuses pour l'embauche de M. Coulson et pour l'avoir amené au coeur de Downing Street ?".

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  • humanoide56 : Comme Berlu, DSK, les copains de Sarko s'écroulent les uns après les autres !

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