Italie : 3 morts, 70 disparus lors du naufrage d'un paquebot

le 14 janvier 2012 à 08h56 , mis à jour le 16 janvier 2012 à 16h21

Le Costa Concordia s'est échoué sur un banc de sable vendredi soir au large des côtes de la Toscane, avec 4200 passagers et membres d'équipage à bord, dont plus d'une centaine de Français. Des passagers sont tombés à la mer ou ont sauté à l'eau ; plusieurs sont morts, d'autres sont portés disparus.

Le paquebot italien "Costa Concordia", échoué sur un banc de sable en MéditerranéeLe paquebot italien "Costa Concordia", échoué sur un banc de sable en Méditerranée © TF1/LCI

 
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Plus d'infos

L'aventure vécue par les passagers du Costa Concordia avait tout du film catastrophe. Une croisière tranquille, sur un paquebot de rêve - un monstre des mers de 290 mètres de long, avec plus de 4200 passagers et membres d'équipage à bord. Une soirée de détente... et soudain, en plein dîner, la lumière s'éteint ; un grondement retentit ; le navire commence à s'incliner. Il faut évacuer, et la panique s'installe.

Le navire était parti de Savone pour une croisière en Méditerranée, avec des escales prévues à Civitavecchia, Palerme, Cagliari, Palma de Majorque, Barcelone et Marseille ; il venait tout juste de quitter le port de Civitavecchia, près de Rome, lorsqu'il a rencontré des difficultés. A l'origine du drame, un incident pour l'heure inexpliqué : le Costa Concordia s'est échoué vendredi soir, vers 20 heures, sur un banc de sable près de l'île de Giglio dans le sud de la Toscane. Une vaste opération de secours a dû être mise en place pour aider à évacuer les occupants, parmi lesquels un millier de passagers italiens, environ 500 Allemands et 462 Français. Parmi ces derniers, on dénombrait samedi après-midi 3 blessés et peut-être un disparu, a annoncé l'ambassadeur de France à Rome Alain Le Roy.

Pour une partie de ces 462 passagers français, un rapatriement était en cours vers Marseille. "Nous avons organisé le rapatriement des 250 passagers en bus", a indiqué à le président de Costa Croisières France, Georges Azouze, précisant que le reste des "passagers français" seraient rapatriés ultérieurement "par avion spécial ou charter". Les cinq bus affrétés par le croisiériste étaient attendus autour de 15h au terminal des croisières de Marseille, où les passagers pourront bénéficier d'une cellule psychologique mise en place par la Croix rouge et les marins-pompiers de Marseille.

"Des scènes dignes du Titanic"

Le déroulement du drame a été décrit par des témoins, dont les récits ont été recueillis par les médias italiens après leur évacuation. L'un d'eux, nommé Luciano Castro, raconte que les passagers étaient "en train de dîner quand la lumière a été coupée, un coup puis un grondement ont retenti et les couverts sont tombés par terre". Selon ce témoin, une femme enceinte s'est mise à crier et des enfants à pleurer. Quand la lumière est revenue, le commandant a annoncé une panne du générateur électrique et promis une réparation rapide. Mais des passagers se sont aperçus que le navire penchait sur un côté (il devait s'incliner ainsi de 20 degrés), avant que l'équipage n'invite tout le monde à endosser les gilets de sauvetage et à se regrouper sur le pont devant les chaloupes. Ensuite l'ordre a été donné de quitter le navire: sept brèves sonneries et une longue.

Une autre passagère, Mara Parmegiani, a décrit des "scènes dignes du Titanic", avec une bousculade parmi les évacués, des cris et des pleurs. Des passagers, pressés de monter dans les canots de sauvetage, sont tombés à la mer. L'une d'elles, un septuagénaire tombé dans les eaux froides de la mer tyrrhénienne, est décédée d'hydrocution. Certaines personnes, écrit l'agence italienne Ansa, ont plongé dans l'eau. Bilan de cette évacuation organisée dans la panique : jusqu'à huit morts et plusieurs disparus, selon divers médias italiens ; une estimation ramenée par la suite à trois morts "certifiés" par les autorités locales. Mais la grande confusion de cette évacuation peut faire changer ce bilan, puisque 70 personnes manquent encore à l'appel, selon les autorités locales, et pourraient être parvenues à terre par leurs propres moyens.

Pendant ce temps, des unités des garde-côtes et d'autres bateaux (notamment les ferries entre la côte toscane et l'île de Giglio) se rendaient sur place pour participer à l'évacuation des passagers et de l'équipage. Des hélicoptères équipés de puissants projecteurs survolaient également les lieux, et la capitainerie du port de Santo Stefano et les carabiniers étaient chargés de coordonner les secours. Le maire de Giglio s'affairait de son côté à préparer sa petite île à l'accueil des naufragés. "Nous essayons de les installer où nous le pouvons, dans des écoles, des garderies, des hôtels, n'importe où sous un toit", a déclaré Sergio Ortelli précisant que certains passagers avaient été accueillis dans l'église de la commune.

le 14 janvier 2012 à 08:56
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23 Commentaires

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  • fireman13, le 14/01/2012 à 16h05

    Les officiers de marine ont des formations de "crisis crowd management", gestion de foules en situation de crise, imposés par la reglementation internationale.

  • doodoo_56, le 14/01/2012 à 15h35

    A 500 millions d'euro le paquebot... ça fait cher pour faire comme le Titanic. James Cameron en a eu pour bien moins cher et les recettes sont là. ^^

  • natombi, le 14/01/2012 à 15h02

    J'avais compris ce qu'atoramix voulait dire, mais il faut avouer pour la défense de Chlipouno que l'écrit poeux avoir deux sens si on pense qu'échouement est égale à échouage. En tout cas tout à fait d'accord, c'est dramatique mais pour l'instant on peut tout de même dire qu'au vu du nombre de passager, de l'heure de l'accident (de nuit) il est tout de même bien qu'il n'y ai pas plus de morts confirmé.

  • 7608vv, le 14/01/2012 à 15h01

    L'équipage a beau être formé dans les meilleures conditions il ne pourra rien faire lorsque les gens paniquent,pour moi c'est le nombre de passagers qui génère le plus grand danger et celà est très difficile à maîtriser.Dans le cas présent,vu la position du navire il devait rester assez de places dans les superstructures hors d'eau pour accueillir les passagers restants avant que le navire s'immobilise.Une pensée pour les victimes.

  • natombi, le 14/01/2012 à 14h58

    Il suffit pour cela d'allez voir sur un calendrier le mois de mars (ou février je sais plus quel mois c'était) et le 13 était pour les deux un dimanche donc bon...

  • optimus95400, le 14/01/2012 à 14h57

    Le 11 = tsunami et le 13 explosion tout a commencer le 11 mais l'explosion c'est bien passé le 13

  • lagrosse02, le 14/01/2012 à 14h55

    Et ouais !!!! C'était bien un 11, le 11 mars exactement !!!! Et puis Tchernobyl n'était pas un 13, le tsunami en Indonésie, pas un 13 non plus, enfin bref, faut pas toujours tout croire, surtout de ce genre d'émissions ! Ah ! Et puis j'oubliais, le 11 septembre non plus n'était pas un 13....

  • tom_de_paris, le 14/01/2012 à 14h40

    Http://fr.wikipedia.org/wiki/Accidents_nucl%C3%A9aires_de_Fukushima 11 mars

  • evasion01, le 14/01/2012 à 14h34

    Chlipouno vous n'avez rien compris ! ce que atoramix a voulu dire c'est que le rédacteur a fait une faute en parlant d'échouage alors qu'il aurait fallu écrire échouement, car effectivement dans ce cas ce n'est évidemment pas volontaire !

  • chlipouno, le 14/01/2012 à 14h25

    Fukushima c etait bien un 11 pas un 13 muir a raison il ne faut pas se fier a une emission sensation qui n a rien de scientifique et qui ne joue que sur des peurs et aucun fait reel (d ailleurs marrant sur les ovni les photo sont toujours flou alors que quasiement tous le monde a un appareil tres performant en definition actuellement meme avec un prix de 50? seulement)

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