David Cameron à la Chambre des communes, le 12/12/11 © TF1/LCILa Chambre des communes, l'équivalent de notre Assemblée nationale au Royaume-Uni, a connu lundi après-midi une séance digne de l'époque de Margaret Thatcher. Quatre jours après avoir dit non à l'accord trouvé à Bruxelles sur le futur de l'UE, David Cameron se retrouvait devant les députés britanniques pour expliquer son veto et sa décision de rester, seul, à l'écart des 26.
Obama invite Cameron à bord d'Air Force One, puis à un match de basket
Le Premier ministre britannique David Cameron a entamé mardi une visite de trois jours aux Etats-Unis en voyageant en compagnie de Barack Obama à bord de l'avion présidentiel Air Force One, afin d'aller assister à un match de basket.
Publié le 14/03/2012
Sommet européen : "On ne soigne pas la maladie"
INTERVIEW-Pour Benjamin Carton, économiste au CEPII, les annonces faites dans la nuit de jeudi à vendredi ne règlent pas la crise de la zone euro. Seule la BCE peut le faire à l'heure actuelle. Retour sur les différents points de ce sommet.
Publié le 09/12/2011
Sommet : un accord à 26 (sans le Royaume-Uni)
La zone euro pourrait voir les autres pays de l'UE, à la seule exception du Royaume-Uni, rejoindre l'accord sur le renforcement de la discipline budgétaire conclu à Bruxelles. "Nous ne sommes pas exclus" de l'Union européenne, assure Cameron.
Publié le 09/12/2011
Cameron otage des eurosceptiques britanniques ?
David Cameron s'est dit satisfait d'avoir fait front en refusant l'accord européen censé lutter contre la crise de la dette. Pour le Premier ministre britannique, il s'agissait là d'une décision "difficile mais bonne". Nombre de Britanniques, méfiants vis-à-vis de l'UE, soutiennent sa position. Mais l'isolement du pays inquiète de plus en plus les experts.
Publié le 10/12/2011
Avec la nécessité de faire le grand écart entre les eurosceptiques du Parti conservateur, satisfaits de sa décision (tout comme la majorité de la population), et les libéraux-démocrates (ndlr : centristes), membres de sa coalition gouvernementale, mais favorables à l'intégration européenne. Et c'est peu dire que sur ce point, il a connu un désaveu avant même de s'exprimer.
Où était Nick Clegg ?
Au-delà des explications du Premier ministre, une absence a en effet été très remarquée : celle de Nick Clegg, son vice-Premier ministre. Ce week-end, le numéro deux du gouvernement et leader des libéraux-démocrates a pris ses distances avec la décision de son allié et patron. Et lundi après-midi, il était absent au moment de son discours... comme pour bien marquer son désaccord. L'opposition de gauche n'a évidemment pas laissé l'occasion. Dès qu'il a eu la parole, Ed Miliband, son chef, s'est ainsi empressé de remarquer ironiquement qu'il était difficile de convaincre le peuple "quand on ne peut pas convaincre son adjoint".
Dans une ambiance tendue, le locataire du 10 Downing Street a affirmé qu'il s'était rendu à Bruxelles la semaine dernière avec l'espoir qu'un accord à 27 serait trouvé. Mais qu'il était de son devoir de demander des garanties pour son pays. "Comme il n'y avait pas ces garanties, le choix était un traité sans garanties ou pas de traité. La réponse était 'pas de traité'. Ce n'était pas une chose facile à faire. Mais c'était la chose qu'il fallait faire", a-t-il souligné. "L'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne est vitale à notre intérêt national", a-t-il ajouté, précisant qu'il souhaitait le succès du nouvel accord en préparation pour la zone euro et qu'il accueillerait de manière constructive toute proposition de ses partenaires. "Nous sommes dans l'UE et nous voulons y rester", a-t-il martelé.
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