UE : Cameron défend son "no", sans son adjoint europhile

Par , le 12 décembre 2011 à 17h35 , mis à jour le 12 décembre 2011 à 19h47

Le Premier ministre britannique a expliqué son choix devant le Parlement britannique lundi après-midi lors d'une séance agitée. Une absence a fait jaser : celle de Nick Clegg, son vice-Premier ministre, europhile et partisan de l'accord trouvé par les 26 à Bruxelles...

David Cameron à la Chambre des communes, le 12/12/11David Cameron à la Chambre des communes, le 12/12/11 © TF1/LCI

La Chambre des communes, l'équivalent de notre Assemblée nationale au Royaume-Uni, a connu lundi après-midi une séance digne de l'époque de Margaret Thatcher. Quatre jours après avoir dit non à l'accord trouvé à Bruxelles sur le futur de l'UE, David Cameron se retrouvait devant les députés britanniques pour expliquer son veto et sa décision de rester, seul, à l'écart des 26.

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Avec la nécessité de faire le grand écart entre les eurosceptiques du Parti conservateur, satisfaits de sa décision (tout comme la majorité de la population), et les libéraux-démocrates (ndlr : centristes), membres de sa coalition gouvernementale, mais favorables à l'intégration européenne. Et c'est peu dire que sur ce point, il a connu un désaveu avant même de s'exprimer.

Où était Nick Clegg ?

Au-delà des explications  du Premier ministre, une absence a en effet été très remarquée : celle de Nick Clegg, son vice-Premier ministre. Ce week-end, le numéro deux du gouvernement et leader des libéraux-démocrates a pris ses distances avec la décision de son allié et patron. Et lundi après-midi, il était absent au moment de son discours... comme pour bien marquer son désaccord. L'opposition de gauche n'a évidemment pas laissé l'occasion. Dès qu'il a eu la parole, Ed Miliband, son chef, s'est ainsi empressé de remarquer ironiquement qu'il était difficile de convaincre le peuple "quand on ne peut pas convaincre son adjoint".

Dans une ambiance tendue, le locataire du 10 Downing Street a affirmé qu'il s'était rendu à Bruxelles la semaine dernière avec l'espoir qu'un accord à 27 serait trouvé. Mais qu'il était de son devoir de demander des garanties pour son pays. "Comme il n'y avait pas ces garanties, le choix était un traité sans garanties ou pas de traité. La réponse était 'pas de traité'. Ce n'était pas une chose facile à faire. Mais c'était la chose qu'il fallait faire", a-t-il souligné. "L'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne est vitale à notre intérêt national", a-t-il ajouté, précisant qu'il souhaitait le succès du nouvel accord en préparation pour la zone euro et qu'il accueillerait de manière constructive toute proposition de ses partenaires.  "Nous sommes dans l'UE et nous voulons y rester", a-t-il martelé.

Par Fabrice Aubert le 12 décembre 2011 à 17:35
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5 Commentaires

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  • froggyb, le 15/12/2011 à 13h58

    Et Oui! La Grande Bretagne est un contributeur net au budget de l'Europe (10 millions de livres sterling net par jour). Ils ont fait le choix, comme 9 autres pays Européens, de ne pas rejoindre l'Euro. Et maintenant, la zone Euro, qui n'a pas mis en place les controles budgétaires nécessaires pour sa monnaie voudrait que la Grande Bretagne participe au redressement. Comme les Allemands, la population Britannique en a marre de payer pour les autres. Les commentaires négatifs sont en fait de la jalousie toute simple car beaucoup de Francais regrettent maintenant d'avoir dit Oui a l'Euro a l'époque du referendum sur Maastricht et preferrent critiquer la "perfide Albion" que de se critiquer eux-memes.

  • roff2, le 13/12/2011 à 08h44

    Non, les britanniques ont joué et ils ont perdu car ils regrettent déjà leur décision .

  • lamamouche54, le 13/12/2011 à 08h36

    Il en pas pas marre de l'europe, vous n'avez pas lu l'article....

  • morob..., le 13/12/2011 à 07h15

    Bravo mr cameron!!!! marre de l'europe hein? je vous comprend! patientez encore un peu, elle n'en a plus pour longtemps!!!

  • fabeasy05, le 13/12/2011 à 03h37

    "L'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne est vitale à notre intérêt national", bref ont veux tout mais sans les risques ! comme opportunisme j'ai pas entendu pire .

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