La première explosion a eu lieu peu avant midi dans une poubelle près d'un arrêt de tramway. La deuxième, près d'un cinéma une demi-heure plus tard. La troisième déflagration s'est produite près d'un parc. En tout, quatre explosions, toutes survenues aux alentours de la mi-journée, ont fait 27 blessés, dont quatre dans un état grave, vendredi à travers la ville de Dniepropetrovsk, l'un des centres industriels les plus importants de l'Ukraine. Les quatre bombes avaient été placées dans des lieux très fréquentés.
Le ministre de l'Intérieur est tout de suite parti de Kiev pour diriger l'enquête à Dniepropetrovsk, après avoir donné ce chiffre provisoire de 27 blessés. Le parquet a, de son côté, ouvert une enquête contre des "actes de terrorisme". "Personne n'a encore été arrêté", a précisé un porte-parole de la police. Le président Ianoukovitch a qualifié de "défi lancé au pays entier" ces incidents survenus à six semaines du lancement de l'Euro-2012 de football co-organisé par l'Ukraine et la Pologne voisine.
Catherine Ashton, le chef de la diplomatie européenne dont les relations avec Kiev sont par ailleurs tendues par le dossier de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko, a condamné les explosions et fait part de sa "solidarité" avec le peuple ukrainien, dans un communiqué publié vendredi à Bruxelles. L'UEFA a, dans un communiqué, exprimé à l'Ukraine sa confiance. "Cet événement ne change pas la confiance que l'UEFA" a dans les "mesures de sécurité" qui ont été mises en place par les autorités en vue de l'Euro-2012 et qui "assureront le déroulement festif du tournoi".
Les attentats à la bombe sont rares en Ukraine, où les tensions politiques sont importantes depuis que l'opposante Ioulia Timochenko a entamé une peine de prison de sept ans, en octobre dernier. L'ex-Premier ministre a été condamnée pour avoir abusé de ses pouvoirs lors de son deuxième mandat de entre 2007 et 2010, ce qu'elle nie. Dniepropetrovsk est sa ville de naissance ; c'est là également que l'ancien président Léonid Koutchma avait débuté sa carrière politique.









