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- Norvège : un suspect aux motivations floues - 02 min 34 s
La Norvège découvre l'ampleur de la tragédie : 92 morts
Le pays est plongé dans un cauchemar samedi au lendemain de la double attaque qui a fait au moins 92 morts, victimes du carnage commis par un tireur isolé dans une île quelques heures après un attentat à Oslo.
Publié le 23/07/2011
Récits du carnage au bord du lac en Norvège
<b> Témoignages - </b> Alors que les coups de feu résonnaient, les jeunes cherchaient désespérement un abri, certains fuyant dans les bois, d'autres plongeant dans le lac Tyrifjord au nord-ouest d'Oslo.
Publié le 23/07/2011
Deux attaques en Norvège : au moins 91 morts, un Norvégien inculpé
Un attentat à la bombe a visé vendredi le siège du gouvernement dans le centre de la capitale norvégienne. La police fait état "de 7 morts et 2 blessés graves". Dans la foulée, une fusillade a fait au moins 84 morts dans la banlieue d'Oslo lors d'un meeting où devait se rendre le Premier ministre. Les deux actes seraient liés.
Publié le 23/07/2011
Attentat d'Oslo : la communauté internationale atterrée
<b> Réactions -</b> "Acte odieux", "lâcheté", attentat "inacceptable"... Les réactions au sein de la communauté internationale n'ont pas tardé après les deux attentats qui ont frappé la Norvège vendredi, faisant au moins 91 morts.
Publié le 22/07/2011
Norvège : une droite extrême
Les mouvements radicaux, très minoritaires, se sont radicalisés dans le pays scandinave pour exister dans le paysage politique.
Publié le 24/07/2011
Norvège : zoom sur le contexte politique
Sur internet, le suspect se disait attiré par l'extrême-droite norvégienne. Sur le plan politique, la droite de la droite a beaucoup progressé ces dernières années, dans ce petit pays qui compte moins de 5 millions d'habitants. Mais les groupuscules extrémistes n'étaient pas considérés comme une menace sérieuse.
Publié le 23/07/2011
Tragédie en Norvège : un "fondamentaliste chrétien" suspecté
La police interrogeait samedi un "fondamentaliste chrétien" suspecté d'être l'auteur du carnage la veille qui a fait au moins 91 morts à Oslo et dans ses environs.
Publié le 23/07/2011
La Norvège plongée dans un cauchemar
C'est le choc en Norvège samedi au lendemain de la double attaque qui a fait au moins 91 morts, victimes du carnage commis par un tireur isolé dans une île proche d'Oslo quelques heures après un attentat à la bombe au coeur de la capitale norvégienne.
Publié le 23/07/2011
Un paysage de désolation à Oslo
Bâtiments défigurés, trottoirs jonchés de débris de verre? La ville d'Oslo, habituellement paisible, offrait samedi un spectacle de désolation urbaine après l'explosion vendredi d'une bombe dans le quartier des ministères.
Publié le 23/07/2011
Norvège : les images de l'attentat d'Oslo
<b> En images -</b> L'attentat à la bombe a fait au moins 11 morts vendredi. Dans la foulée, une fusillade meurtrière a éclaté près de la capitale norvégienne.
Publié le 22/07/2011
Norvège
Située en Europe du Nord, à l'ouest de la péninsule scandinave, la Norvège est une monarchie parlementaire de 4 737 170 habitants. Autrefois dominée par la Suède, elle n'a accédé à l'indépendance qu'en 1905.
Publié le 23/07/2011
Les éléments postés par le suspect sur internet laissent penser qu'"il a certains traits politiques penchant vers la droite et antimusulmans mais il est trop tôt pour dire si cela a été un motif pour son geste", a déclaré la police. L'homme avait acheté six tonnes d'engrais chimiques début mai, a indiqué une porte-parole de la Centrale d'achat agricole. "Nous lui avons vendu six tonnes d'engrais, ce qui constitue une commande relativement standard", a déclaré à l'AFP Mme Oddny Estenstad, précisant qu'elles avaient été livrées le 4 mai.
Les deux attaques semblent avoir visé le parti travailliste au pouvoir, d'abord le bureau du Premier ministre et les ministères environnants, puis l'université d'été de la jeunesse travailliste à une quarantaine de kilomètres de là. Certains des quelque 600 jeunes réunis sur l'île d'Utoeya ont tenté d'échapper au massacre en se jetant à l'eau. Revêtu d'un pull portant le sigle "Police", le tireur a, selon divers témoignages, appelé les jeunes à s'approcher de lui avant d'ouvrir le feu, puis a achevé des blessés et ciblé des personnes qui s'enfuyaient à la nage. Selon la police, le suspect a reconnu samedi être l'auteur de la fusillade.
Ancien membre de la droite populiste
Selon certains médias norvégiens, le suspect est proche des milieux d'extrême-droite et avait plusieurs armes enregistrées en son nom, dont un fusil automatique. Sur son profil sur Facebook, l'homme à la chevelure blonde mi-longue se décrit comme "conservateur", "chrétien", célibataire, intéressé par la chasse et par des jeux tels que "World of Warcraft" et "Modern Warfare 2".
Nouvelle révélation samedi : Anders Behring Breivik est un ancien membre de la formation de la droite populiste, le parti du Progrès (FrP), et de son mouvement pour la jeunesse, a annoncé le parti samedi. "Cela m'attriste encore plus d'apprendre que cette personne a été parmi nous", a déclaré la présidente du FrP, Siv Jensen, dans un communiqué. La formation a précisé que le suspect, identifié comme Anders Behring Breivik par les médias norvégiens, a rejoint ses rangs en 1999 et qu'il a été radié du parti en 2006. Il a également été un responsable local du mouvement des jeunes du FrP, le FpU, entre 2002 et 2004, selon le communiqué du parti. Selon ce texte, "ceux qui le connaissaient quand il était membre de l'organisation disent que c'était un garçon un peu timide qui prenait rarement part aux discussions".
Sur internet, l'homme ne s'est jamais caché de ses orientations politiques extrémistes : il apparaît dans une vidéo postée sur un site de partage vantant le combat contre l'islam. On le voit revêtu d'une combinaison de plongée en train de brandir une arme automatique sur cet enregistrement d'environ 12 minutes intitulé "Templiers 2083".
Frustrations
Sur son compte Twitter il n'a posté qu'un seul message remontant au 17 juillet et qui est une citation du philosophe anglais John Stuart Mill : "Une personne avec une croyance a autant de force que 100.000 personnes qui n'ont que des intérêts". Selon les médias norvégiens, les interventions d'Anders Behring Breivik sur le site www.document.no témoignent de points de vue nationalistes et de son hostilité à une société multiculturelle, mais selon la télévision publique NRK, il y prenait aussi ses distances à l'égard du néonazisme. Dans un message posté en 2009 sur le site de débat, Behring Breivik faisait part de ses frustrations à l'égard du parti populiste dont il avait été membre : "Le problème avec le FrP dans la durée, c'est que dans sa soif de vouloir satisfaire les attentes multiculturelles et les idéaux suicidaires de l'humanisme, il a de bien des façons jeté le bébé avec l'eau du bain", écrivait-il. "La résistance se limite à écouter les agences de relations publiques et à sortir deux ou trois déclarations avant chaque élection pour s'assurer les voix de la base", ajoutait-il.
Selon son profil Facebook, Anders Behring Breivik était directeur de Breivik Geofarm, une ferme biologique, ce qui aurait pu lui donner accès à des produits chimiques susceptibles d'être utilisés pour la confection d'explosifs. Les listes fiscales, ouvertes à la consultation publique en Norvège, montrent qu'il n'avait aucun revenu pour l'année 2009 et des sommes extrêmement modiques au cours des années précédentes.
Dans la nuit, la police a perquisitionné l'appartement où il a longtemps vécu dans l'ouest d'Oslo et son nouveau domicile près de Rena, au nord de la capitale, où il venait de déménager.
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