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WikiLeaks : semaine cruciale pour la demande d'asile d'Assange


le 14 août 2012 à 06h53 , mis à jour le 14 août 2012 à 06h54.
Temps de lecture
3min
Julian Assange Wikileaks

Julian Assange en décembre 2010/Image d'archives / Crédits : ABACA

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EuropeRafael Correa, le président équatorien, compte se prononcer cette semaine sur la demande d'asile de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis près de deux mois.

Depuis le 19 juin dernier, Julian Assange, fuyant la justice suédoise qui l'accuse de viol et d'agression sexuelle, est réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il a déposé une demande d'asile politique. Le fondateur de WikiLeaks redoute surtout, en cas d'extradition vers la Suède, d'être transféré dans un second temps aux Etats-Unis et d'y être condamné à la peine capitale pour espionnage après la divulgation par son site de 250.000 télégrammes diplomatiques américains.
 
Sa demande d'asile n'a, pour l'heure, reçu aucune réponse, et Assange reste confiné à l'ambassade d'Equateur. Mais tout pourrait changer cette semaine. Rafael Correa a annoncé lundi soir qu'il se prononcerait dans les prochains jours. "J'espère que nous aurons cette semaine une décision à ce sujet", a déclaré le président équatorien au cours d'une interview à la télévision nationale ECTV. Il a précisé qu'il avait prévu de s'entretenir mercredi avec les diplomates équatoriens en poste à Londres pour prendre sa décision.
 
Qu'arrivera-t-il si la demande d'Assange est acceptée ?
 
Rafael Correa, dirigeant de gauche au ton très critique envers Washington, a manifesté de la sympathie pour la démarche de WikiLeaks. Il a affirmé à plusieurs reprises que "s'il s'avérait que la vie d'Assange était en danger, c'était une raison qui justifiait l'octroi de l'asile", soulignant que "la peine de mort pour des délits politiques existe aux Etats-Unis".
 
Dans le cas où Quito déciderait d'accorder l'asile politique à Julian Assange, rien ne garantit toutefois que les autorités britanniques le laisseraient quitter le territoire. Faute d'accord entre Quito et Londres pour un sauf-conduit, le fondateur de WikiLeaks pourrait demeurer dans les locaux de l'ambassade pendant des années.

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