Les relations entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama avaient mis un certain temps à trouver leur tempo, entre un président français volontiers expansif et un président américain tout en retenue. Qu'en sera-t-il avec François Hollande ? Réponse ce vendredi à partir de 17 heures, heure française : c'est à ce moment-là que le nouveau chef de l'Etat français, en déplacement aux Etats-Unis, doit faire son entrée dans le Bureau ovale pour y rencontrer son homologue américain. Une première rencontre qui servira surtout de première prise de contact et permettra aux deux hommes de se jauger. Le président français sera ensuite invité par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton à un déjeuner à Blair House, la résidence des invités de marque des Etats-Unis, à 200 mètres de la Maison Blanche. Direction ensuite Camp David, dans le Maryland, pour le sommet des dirigeants du G8, avant Chicago pour le sommet de l'Otan.
Quelques heures avant la venue du nouveau chef de l'Etat français, le conseiller de Barack Obama a rappelé que "les Etats-Unis ont entretenu de très bonnes relations avec le président (Nicolas) Sarkozy". Et de promettre :"Nous allons oeuvrer à construire le même genre de relation avec le président Hollande". Les premières divergences ne devraient pourtant pas tarder à se manifester. Notamment sur le thème sensible de l'Afghanistan, pays dont François Hollande a promis de retirer les troupes françaises combattantes avant la fin 2012, et qui sera largement au menu du sommet de l'Otan ce week-end.
Appel du pied sur la question de l'Afghanistan
Washington a dit jeudi s'attendre à ce que Paris contribue à la force internationale en Afghanistan jusqu'en 2014. Tout en soulignant que le cadre actuel de l'Isaf "permet différentes contributions des pays" qui en sont membres. Parmi ces "contributions" peuvent ainsi figurer les tâches "d'entraînement et d'assistance, ou d'autres genres de contributions. Et avec les Français, nous aurons de nombreuses discussions sur la direction qu'ils veulent prendre", a fait savoir le conseiller de Barack Obama.
Mais entre cette première rencontre avec son homologue américain et un week-end diplomatique chargé, François Hollande trouvera tout de même le temps de rencontrer vendredi en fin d'après-midi, pendant une petite heure, la communauté française de Washington. Une rencontre à guichets fermés, les 2000 invitations disponibles depuis mardi soir sur le site de l'ambassade de France ayant été réservées en moins de deux jours. François Hollande sera accompagné de Valérie Trierweiler pour s'adresser à ces 2000 heureux élus représentant les 15.000 Français inscrits au consulat pour Washington et sa région, qui, détail croustillant, ont voté à une forte majorité pour le président sortant Nicolas Sarkozy.






