Manifestation de soutien à la laïcité dans les rues d'Istanbul, le 29 avril 2007 © LCI-TF1Ce sont finalement deux et non trois chapitres de négociations que l'Union européenne a ouvert mardi au sujet de l'adhésion de la Turquie au bloc européen. Face à la menace d'un veto de la France, la présidence allemande a préféré renoncer lundi à l'ouverture du chapitre sur la politique économique et monétaire, se contentant de deux chapitres moins controversés : "statistiques" et "contrôle financier".
Lundi, le commissaire européen à l'Elargissement Olli Rehn avait d'ailleurs estimé que "ce n'est pas un drame" si seulement deux des trois chapitres étaient ouverts, considérant que c'était malgré tout "une nouvelle avancée dans les négociations d'adhésion".
La France au coeur des tensions
Le ministère français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s'est toutefois refusé de commenter le rôle de la France dans la non ouverture du troisième chapitre. Nicolas Sarkozy a pourtant plusieurs fois répété qu'il ne pensait pas que la Turquie avait sa "place dans l'Union", préférant à l'adhésion pleine et entière un "partenariat privilégié".
De son côté, Ankara a averti la France des risques de sa politique concernant le processus d'adhésion de la Turquie. Le négociateur en chef turc, Ali Babacan, a estimé qu'il était "important pour les deux parties de garder une certaine confiance (...), autrement la situation sera dommageable non seulement pour la Turquie mais aussi pour l'UE".
(D'après agence)
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