UE : la France freine les négociations et irrite Ankara

le 26 juin 2007 à 12h51 , mis à jour le 26 juin 2007 à 14h25

L'UE a ouvert mardi deux nouveaux chapitres des négociations d'adhésion de la Turquie, renonçant ainsi au chapitre sur la politique économique et monétaire.

Manifestation de soutien à la laïcité dans les rues d'Istanbul, le 29 avril 2007Manifestation de soutien à la laïcité dans les rues d'Istanbul, le 29 avril 2007 © LCI-TF1

Ce sont finalement deux et non trois chapitres de négociations que l'Union européenne a ouvert mardi au sujet de l'adhésion de la Turquie au bloc européen. Face à la menace d'un veto de la France, la présidence allemande a préféré renoncer lundi à l'ouverture du chapitre sur la politique économique et monétaire, se contentant de deux chapitres moins controversés : "statistiques" et "contrôle financier".

Lundi, le commissaire européen à l'Elargissement Olli Rehn avait d'ailleurs estimé que "ce n'est pas un drame" si seulement deux des trois chapitres étaient ouverts, considérant que c'était malgré tout "une nouvelle avancée dans les négociations d'adhésion".

La France au coeur des tensions

Le ministère français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s'est toutefois refusé de commenter le rôle de la France dans la non ouverture du troisième chapitre. Nicolas Sarkozy a pourtant plusieurs fois répété qu'il ne pensait pas que la Turquie avait sa "place dans l'Union", préférant à l'adhésion pleine et entière un "partenariat privilégié".

De son côté, Ankara a averti la France des risques de sa politique concernant le processus d'adhésion de la Turquie. Le négociateur en chef turc, Ali Babacan, a estimé qu'il était "important pour les deux parties de garder une certaine confiance (...), autrement la situation sera dommageable non seulement pour la Turquie mais aussi pour l'UE".

(D'après agence)

le 26 juin 2007 à 12:51
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8 Commentaires

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  • Katia, le 26/06/2007 à 16h35

    Comme l'a souvent répété Sarko: "La Turquie c'est l'Asie mineure et non l'Europe". Je suis entièrement d'accord, ce pays n'a rien à faire dans l'Europe!

  • Robert, le 26/06/2007 à 15h58

    Non a la turquie.

  • Sebastien, le 26/06/2007 à 15h36

    Que la Turquie se mette en tête qu'elle n'est pas indispensable à l'Europe, sauf à faire tampon avec le Moyen-Orient en restant un pays hors Union Européenne.

  • Bourgon, le 26/06/2007 à 15h30

    La France a raison de trainer les pieds: la Turquie n'a pas à rentrer dans l'Europe.Monsieur Sarkozy saura rester ferme, je l'espère....

  • Steph, le 26/06/2007 à 15h25

    La TURQUIE est un pays d ASIE MINEURE. Ce etat musulman a la plus forte densité d habitants et serait suceptible d etre majoritaire au parlement européen. Les frontières de l EUROPE serait en IRAK, en SYRIE. Que vaut le traité de ROME de 1957, un manuscrit vidé de sa substance.

  • Vastre, le 26/06/2007 à 15h25

    Pourquoi l'UE n'accueille-t-elle pas l'Inde, le Japon, l'Egypte ou la Nouvelle Zélande ? Quelle est la supériorité de la Turquie ?

  • Ed, le 26/06/2007 à 15h10

    La turquie n a jamais fait parti de l'europe mais de l'asie

  • CYNORRHODON, le 26/06/2007 à 15h08

    Il faut être ferme et exiger un certain nombre de chose de la Turquie ( abandon de chypre en intégralité à la Grèce,reconnaissance du génocide arménien,maintien très ferme de la laïcité,problème des Kurdes,peine de mort,tortures etc...)pour envisager,dans un premier temps, un partenariat privilégié;si un jour ce pays doit entrer dans l'UE,il faudra exiger encore plus (mise aux normes européennes préalable en matière de justice,police,vie sociale)et surtout pouvoir réaliser sans crise à tout moment une exclusion et de la façon la plus simple et rapide, dès lors que les lignes tracées ne sont plus suivies.En tout état de cause,il ne faut pas céder au chantage ou aux menaces quelles qu'elles soient.

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