Robert Zoellick, nommé président de la Banque Mondiale

le 25 juin 2007 à 19h25 , mis à jour le 25 juin 2007 à 19h48

Le conseil d'administration de la Banque mondiale a nommé lundi Robert Zoellick, ex-numéro deux du département d'Etat américain, à la tête de l'institution.

TF1/LCI : Robert Zoellick, ancien représentant américain au Commerce, ex-n°2 du département d'Etat, probable successeur de Paul Wolfowitz à la tête de la Banque mondiale (30 mai 2007)Robert Zoellick, ancien représentant américain au Commerce, ex-n°2 du département d'Etat, probable successeur de Paul Wolfowitz à la tête de la Banque mondiale (30 mai 2007) © TF1/LCI

Seul candidat en lice, Robert Zoellick a été nommé lundi, à l'unanimité, à la tête de la Banque mondiale, et ce pour cinq ans. Le 1er juillet, l'ancien numéro 2 du département d'Etat américain remplacera officiellement Paul Wolfowitz, condamné à la démission après une affaire de népotisme. Robert Zoellick a été entendu mercredi dernier par les administrateurs de la célèbre institution, réunion au cours de laquelle le candidat des Etats-Unis et les membres du conseil "se sont entretenus de sujets liés à la stratégie, à la direction, à la gouvernance, au contexte multilatéral et à l'indépendance de la Banque", indiquait alors un responsable de l'institution multilatérale.

Robert Zoellick, âgé de 53 ans, est un ancien membre de la Banque d'affaires Goldman Sachs et ancien secrétaire d'Etat adjoint, poste duquel il avait démissionné en juin 2006. A sa prise de fonction, qui pourrait intervenir dès dimanche selon le Financial Times, il se trouvera à la tête d'une Banque mondiale en pleine crise de confiance et d'identité. "Il n'y a pas de doute que l'institution a traversé une période de troubles et je pense que l'une des tâches du nouveau président sera de tenter de calmer" le jeu, a-t-il lui-même reconnu.

La Banque est en effet plongée dans un long scandale qui a abouti à la démission de Paul Wolfowitz. Il était accusé d'avoir donné de l'avancement à sa compagne également employée de la Banque, scandale auquel s'ajoute une crise de confiance et un questionnement sur les missions de l'institution, définies peu après la Seconde Guerre mondiale, et qui paraissent aujourd'hui dépassées. "L'un des défis de cette fonction (...) sera aussi de tisser des liens avec quelques-uns des nouveaux acteurs", a reconnu Paul Zoellick: "Personne n'a le monopole" de l'aide internationale. Quant à ses priorités, le futur président a laissé entendre qu'il continuerait d'accorder une attention particulière à l'Afrique.

(D'après agence)

le 25 juin 2007 à 19:25
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