Le nouveau traité européen adopté

Par F.A., le 19 octobre 2007 à 07h29 , mis à jour le 19 octobre 2007 à 21h58

Approuvé par les dirigeants européens réunis à Lisbonne, il remplace la Constitution rejetée en 2005 en France et aux Pays-Bas par référendum.

sommet européen lisbonne traitéLes dirigeants européens réunis à Lisbonne, le 18 octobre 2007 © TF1/LCI

C'est fait. Le "Traité de Lisbonne", chargé de remplacer la Constitution mort-née, est sur les rails. Il a été adopté dans la nuit de jeudi à vendredi par les dirigeants européens. En arrivant dans la capitale portugaise, il restait encore plusieurs points à négocier sur le texte préparé par les juristes européens sur la base de l'accord obtenu au forceps au mois de juin à Bruxelles.  "L'Europe est sortie de sa crise institutionnelle et est prête à affronter les défis du futur", a affirmé le Premier ministre portugais José Socrates, président en exercice de l'UE. "Nous avons réussi : le pas politique décisif a été franchi ce soir", a déclaré de son côté la chancelière allemande Angela Merkel.
 
Les ultimes concessions sont à l'image des compromis tortueux qui jalonnent l'histoire de l'intégration européenne. La Pologne, dont le président et le Premier ministre Lech et Jaroslaw Kaczynski affrontent des législatives difficiles ce dimanche, s'inquiétait de sa perte de poids relative dans le nouveau système de vote à la majorité. Elle a donc obtenu une clause, dite de "Ioannina", qui permet à des pays mis en minorité de geler quelques temps une décision. Cette disponistion ne pourra être modifiée qu'à l'unanimité. De son côté, le Premier ministre italien Romano Prodi contestait  la nouvelle répartition des sièges au Parlement européen qui, à partir de 2009, aurait donné pour la première fois moins de sièges d'eurodéputés aux Italiens qu'aux Français et aux Britanniques. Les trois pays auront donc toujours le même nombre de représentants.

"Dès décembre 2007"
 
Quelle suite maintenant pour le nouveau texte, long de 256 pages et difficilement lisible pour un citoyen ordinaire ? Il sera officiellement paraphé le 13 décembre à Lisbonne. La procédure de ratification pourra alors commencer dans les 27 pays début 2008. Pour l'instant, seule l'Irlande  a prévu d'organiser un référendum, puisque sa Constitution l'y oblige.  Pour ne pas risquer une nouvelle mésaventure à la française et à la néerlandaise comme pour l'ancienne Constitution, les 26 autres pays devraient choisir la voie parlementaire -en France, le Congrès pourrait se réunir en février, avant les municipales. Le président Nicolas Sarkozy a déclaré souhaiter que son pays ratifie le traité dès "décembre 2007".

Un doute subsiste sur le choix du Royaume-Uni. Le Premier ministre Gordon Brown est en effet sous pression pour organiser une consultation populaire dont il ne veut pas, en raison de l'euroscepticisme majoritaire de son opinion qui risque de donner un "non". Si tous les pays ratifient le document en 2008, il pourrait entrer en vigueur le 1er janvier 2009. 

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Par F.A. le 19 octobre 2007 à 07:29
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12 Commentaires

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  • Martin, le 19/10/2007 à 14h51

    La plupart de ceux qui réagissent soulignent le fait que les citoyens ne sont pas d'accord avec la décision de Sarkozy : même ceux qui sont des européens convaincus se sentent floués. Personnellement j'adore les espagnols, les anglais, les portugais, les allemands, les polonais, les suédois ou les irlandais mais j'aurais voulu qu'on me demande mon avis.

  • LP, le 19/10/2007 à 14h48

    Bravo ! C'est aussi une belle victoire contre les immobilistes et les fossilisés de la cervelle qui croient encore en leurs imbéciles blocages pour changer le monde ...

  • Sablié, le 19/10/2007 à 14h25

    Est-ce que c'est encore la peine d'aller voter pour quoi que ce soit ?

  • Bertrand, le 19/10/2007 à 14h23

    C'était bien la peine de s'embêter à aller voter l'autre fois ! Etant donné que le nouveau texte est parait-il pire que le premier, car identique (ça c'est Giscard qui le dit, il est bien placé pour en parler !) mais en beaucoup plus embrouillé ! Ah, elle est belle, la démocratie ! On consulte le peuple, le peuple refuse, on le fait quand même ! Tout ça pour qu'au final, ce soient les dirigeants de l'UE qui prennent les décisions à notre place, franchement je n'appelle pas ça un progrès !

  • Christophe, le 19/10/2007 à 14h17

    Permettez moi de reagir non sur le fond mais sur la forme. Comment peut on faire passer legitimement par voie parlementaire un traité qui a été rejeté par voie referundaire ? Voici une question a poser aux hommes politiques, une question a poser a vos parlementaire chers citoyens ? merci de publier.

  • Armand, le 19/10/2007 à 10h09

    Je suis dégouté, la démocratie est morte, et le plus mauvais de l'UE est figé : A jamais, on bossera gratuitement pour les banques. On sera toujours bloqué (malgré nos moyens techniques), par des "manque de financement", nos impôts continueront à partir en fumée dans le système monétaire, des dirigeants non-élus continueront à faire la pluie et le beau temps sur nos vies et surtout, le "but", ha quel but : la concurrence libre et non faussée, peut importe le résultat, peut importe la misère généré, du moment que l'on ne vie pas en harmonie, mais en concurrence, nous aurons peur, et nous seront prêt à sacrifier nos libertés... et c'est bien ce qui se passe. Nous perdons notre spécifié qui est de ne pas accepter un monde pourris alors qu'il pourrait être rose. Je suis dégouté et éc?uré des politiques et de notre soi-disant "démocratie"... et pendant ce temps, certain vont se réjouir de ce dénie total de démocratie. Si j'étais croyant, je prierai dieu que les gens se réveillent.

  • Pierre, le 19/10/2007 à 10h08

    C'est un coup d'état, la honte !

  • Bernard, le 19/10/2007 à 09h27

    C'est évidemment ça l'événement important pour la France. En focalisant l'attention sur les grèves et sur un divorce, syndicats et Sarkozy ont bien joué. Avec la complicité de tous les media français.

  • Gérard, le 19/10/2007 à 09h02

    Après un NON Massif à l'Europe, ils nous la font quand même, c'est beau la démocratie !!!

  • Aigle, le 19/10/2007 à 08h53

    C'était bien leur but, faire voter pour donner un semblant de légitimité démocratique, puis, comme ça n'a pas marché, changer le nom et cette fois l'imposer par la force. Comme au travail, d'ailleurs. Au final, il y a bien un défaut de démocratie. Mais c'est une bombe à retardement, car tout ce qui est imposé aux peuples contre leur gré finit toujours par se voir rejeté, dans la violence si nécessaire. C'est à se demander ce qui se serait passé, lorsque nous avopns voté de justesse pour l'Europe lors de sa création, si ce vote avait été négatif. On nous aurait probablemùent imposé l'Europe, d'une façon ou d'une autre. Et là aussi, si le oui est passé c'était d'un cheveau, comme l'a dit un politique "on a senti passer le vent du boulet". Et c'était suite aux mensonges des politiques. Voilà qui nous promet un bel avenir.

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