Nicolas Sarkozy devant le Parlement européen, le 13 novembre 2007 © LCIComme ses homologues avant lui, Nicolas Sarkozy était invité mardi matin par le Parlement européen de Strasbourg à délivrer sa vision de l'UE, alors que la France prendra la présidence tournante de l'Union au second semestre 2008 pour six mois.
Il a rappelé que le traité simplifié, qui sera signé le 13 décembre, "a permis de débloquer la crise institutionnelle, mais pas la crise politique et morale" qui mine l'UE depuis plusieurs années. Sans surprise, il a une nouvelle fois confirmé que la ratification française sera parlementaire et a fustigé ceux qui affirment que ce choix est "anti-démocratique".
Le chef de l'Etat a également appelé l'Europe à être "capable" d'assurer elle-même sa défense. "Comment l'Europe pourrait-elle être indépendante, comment l'Europe pourrait-elle avoir une influence politique dans le monde, comment l'Europe pourrait-elle être un facteur de paix et d'équilibre si elle n'était pas capable d'assurer elle-même sa défense ?", a-t-il lancé. "Que signifie notre engagement européen si chacun d'entre nous n'est pas capable de faire un effort pour sa propre défense et pour la défense de tous ?", a-t-il poursuivi.
En marge de son discours, lors d'une réunion à huis clos avec les présidents des groupes politiques du Parlement européen, le locataire de l'Elysée a également "très clairement" redit son opposition à une adhésion de la Turquie.
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