Nicolas Sarkozy à Bucarest (4 février 2008) © TF1/LCIA quelques mois de la présidence française de l'Union européenne, le président Nicolas Sarkozy, en visite officielle lundi en Roumanie, a signé avec ce nouveau membre de l'UE un "partenariat stratégique", le premier du genre entre la France et un pays d'Europe centrale. "Nous avons besoin que la Roumanie soit une voix forte" au sein de l'UE, a dit le chef de l'Etat français. "La Roumanie sera un partenaire d'exception pour la France qui aura tout le soutien de la Roumanie pour la réalisation intégrale de ses objectifs" pendant sa présidence de l'UE, lui a promis pour sa part son homologue roumain Traian Basescu.
En choisissant de commencer sa tournée des capitales européennes par Budapest, pays d'origine de son père, le chef de l'Etat avait voulu "marquer le retour de la France en Europe centrale et orientale", selon l'Elysée. Un "retour" que doit conforter ce "partenariat stratégique", qui s'annonce comme le premier entre la France et un pays de cette région de l'Europe. A l'Elysée, on ne manque pas de souligner que "la Roumanie est un pays très important pour l'UE : c'est le 7e pays de l'UE en termes de nombre d'habitants, de députés au Parlement européen et de voix au Conseil européen. La Roumanie vient juste après la Pologne mais devant les Pays-Bas".
La pêche aux soutiens en Europe centrale et orientale
Ainsi, Nicolas Sarkozy "commence à faire son travail de président de l'UE", à "consulter et à coaliser, au besoin, parce que toute décision européenne est collective", ajoute-t-on à l'Elysée. Et il s'efforce donc de s'assurer du soutien de la Roumanie à la future présidence française. Préoccupations nationales obligent, la durée de cette visite a pourtant encore été rognée pour permettre au président français de faire étape en Moselle et de visiter l'aciérie de Gandrange, menacée de fermeture.
Par ailleurs, du fait de la délicate situation politique roumaine, le chef de l'Etat français n'était pas accompagné de son habituel cortège de ministres. Le pays étant actuellement en phase de cohabitation, Nicolas Sarkozy est allé seul s'entretenir successivement et séparément avec le président et le Premier ministre roumains. Avant de prononcer un discours devant les deux chambres du Parlement roumain, un discours suivi par le vote sur la ratification, par les parlementaires, du traité européen de Lisbonne. Une manière de "marquer l'importance de l'événement et remercier la France pour son soutien à l'entrée de la Roumanie dans l'Union européenne", selon président de la Chambre des députés.
Contrairement à ses récents déplacements à l'étranger, aucun accord commercial n'était annoncé lors de ce voyage à Bucarest de Nicolas Sarkozy. Seul succès : la décision de la Roumanie d'"associer" Gaz de France au projet de construction du gazoduc européen Nabucco, qui devrait relier la mer Caspienne à l'Autriche.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





