Les représentants des 27 réunis à Bruxelles (13 mars 2008) © TF1/LCI Suivez le discours de Nicolas Sarkozy en direct depuis Bruxelles
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Le projet a été accepté par les partenaires européens de la France. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont oeuvré à trouver un terrain d'entente... au prix d'une importante révision à la baisse des ambitions initiales du président français. Et ce dernier a pu se féliciter, dans la nuit de jeudi à vendredi, du feu vert donné par les Vingt-Sept, réunis en sommet à Bruxelles, à la transformation du processus de Barcelone en Union pour la Méditerranée, projet qu'il avait initié. Le chef de l'Etat français a reconnu qu'il y avait eu des "malentendus" avec d'autres pays mais il s'est défendu d'avoir renoncé à ses ambitions premières. "La décision a été prise ce soir à l'unanimité avec un grand enthousiasme", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse improvisée qui a débuté vers minuit. "Il reste encore du travail, bien sûr, mais formellement la décision est prise. On n'est pas passé en force" et la discussion s'est déroulée dans un "très bon climat", a-t-il assuré.
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont présenté ensemble la nouvelle version du projet à leurs partenaires européens lors d'un dîner de travail à Bruxelles à l'issue duquel la présidence slovène a annoncé le feu vert de principe de l'UE à l'Union pour la Méditerranée. Malgré les nombreux amendements apportés à son idée initiale, Nicolas Sarkozy s'est défendu d'avoir été amené à faire de trop grandes concessions pour convaincre ses partenaires.
"C'est difficile de faire l'Europe sans compromis"
"C'est un compromis, c'est incontestable, c'est difficile de faire l'Europe sans compromis, mais je ne pense pas qu'on puisse dire qu'on a renoncé à l'ambition du projet", a-t-il estimé. "Je pense que le projet initial n'est pas éloigné du projet actuel". Il a reconnu que le "malentendu" pouvait venir de "la crainte de certains partenaires qu'on crée une Union méditerranéenne concurrente de l'Union européenne". Mais "ça n'a jamais été dans mon esprit", a-t-il assuré. "Je n'ai jamais vu l'Union de la Méditerranée comme un substitut de l'Union européenne ou comme un concurrent de l'Union européenne". Le président français a également assuré n'avoir "jamais porté l'idée d'exclure un quelconque pays d'Europe de ce projet. Dans le premier discours sur la base du volontariat, tous les pays européens étaient appelés à y participer", a-t-il rappelé.
Revenant sur le contenu de l'accord, Nicolas Sarkozy a expliqué qu'il visait à corriger les défauts du processus de Barcelone, lancé en 1995, qui "ne portait pas sur des projets précis". Il a cité nombre des projets possibles dont la dépollution de la Méditerranée, la création d'un espace de sécurité, d'une politique énergétique et des échanges d'étudiants. Côté financement, "c'est la Commission qui doit gérer les fonds". Ainsi, l'Union pour la Méditerranée "dira à la Commission : c'est ce projet que nous voulons plutôt que tel autre", a expliqué le chef de l'Etat français.
D'après agence
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