Le pape Benoît XVI et le président américain George W. Bush, à Washington, le 15 avril 2008 © TF1/LCISon entourage l'annonce comme le moment fort de son voyage aux Etats-Unis. Le pape Benoît XVI va plaider pour les droits de l'Homme vendredi matin devant l'assemblée générale de l'ONU. Il est le troisième pape à être reçu au siège de l'organisation internationale, après Paul VI et Jean Paul II. Alors que l'ONU célèbre le 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme, le discours de Benoît XVI "sera centré sur ce thème et surtout sur l'unité et l'indivisibilité des droits humains fondamentaux", a récemment indiqué le secrétaire d'Etat du Vatican, Tarcisio Bertone.
Le pape interpellera la communauté internationale sur la nécessité de fonder les droits de l'Homme "sur la justice et l'éthique", et "sur ses obligations de protéger les droits des plus faibles", a ajouté ce proche collaborateur du chef de l'Eglise catholique. Benoît XVI accorde aux questions éthiques une place prioritaire dans son message, moins féru de diplomatie internationale que Jean Paul II. Mais dans l'enceinte de l'ONU, on peut s'attendre à ce qu'il passe en revue les grands défis auquel est confronté l'humanité, des guerres et tensions qui mettent en péril la sécurité mondiale au réchauffement de la planète ou à l'accroissement des inégalités, avance un diplomate.
Benoît XVI s'est récemment montré sévère envers l'ONU, accusée de pratiquer une "logique relativiste" conduisant à privilégier le consensus sur la vérité. Mais il défend son existence, attaché au multilatéralisme qu'il considère comme une condition indispensable à l'équilibre du monde.
Victimes de pédophiles
La journée de vendredi sera aussi marquée par une visite dans une synagogue à quelques heures du début de la Pâque juive, un geste destiné à manifester l'attachement du pape au dialogue avec le judaïsme. En fin d'après-midi à l'"East Park synagogue", le pape rencontrera le rabbin Arthur Scheiner, très engagé dans le dialogue interreligieux.
Le voyage du pape aux Etats-Unis a commencé mardi à Washington a surtout été marqué jusque là par la reconnaissance de la "honte" de l'Eglise pour les scandales de pédophilie au sein de l'Eglise catholique américaine. Benoît XVI a aussi rencontré jeudi une délégation de victimes, un geste que n'avait pas fait Jean Paul II.
(D'après agence)
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