En janvier déjà, Benoît XVI avait souhaité que l'appel lancé par l'Onu à un moratoire sur la peine de mort "stimule le débat public sur le caractère sacré de la vie humaine" - des termes derrière lesquels se profilait tout le débat sur l'avortement. Ce samedi, il s'est montré plus explicite en évoquant tout à la fois le divorce et l'avortement.
"Le jugement éthique de l'Eglise sur le divorce et l'avortement est clair et bien connu : il s'agit de fautes graves (...) qui violent la dignité de la personne humaine, impliquent une profonde injustice dans les rapports humains et sociaux et offensent Dieu lui-même, garant du pacte conjugal et auteur de la vie", a dit le pape. Benoît XVI s'exprimait devant des participants à un congrès catholique sur le mariage et la famille reçus en audience au Vatican.
Le pape a cependant rappelé que "l'Eglise a toujours devant elle des personnes concrètes" qui tout en ayant commis ces fautes "souffrent de blessures" dans leur âme et "cherchent la paix". "L'Eglise a le devoir d'être proche avec amour et délicatesse de ces personnes", a assuré le souverain pontife. "Le divorce et l'avortement sont des choix (...) qui mûrissent parfois dans des circonstances difficiles et dramatiques (...) et sont une source de profondes souffrances pour qui prend ces décisions. Ils touchent aussi des victimes innocentes : l'enfant à peine conçu et pas encore né, les enfants impliqués dans les divorces", a conclu Benoît XVI.
D'après agence







